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mardi 10 mai 2016

10 mai: Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leur abolition.

Maryse Condé: «La traite et l’esclavage marginalisés dans l’imaginaire français»

Cette marginalisation procède d'abord d'une volonté politique parfaitement assumée en France, qui mêle à la fois la négation et/ou le révisionnisme officiel de ce crime contre l'humanité, avec le renvoi de toute revendication de respect de cette mémoire occultée à un mauvais procès de repentance fait à la France.

Dès lors comment ne pas s'étonner qu'on en arrive à des extrémités comme celle de cette ministre en charge des Droits des Femmes qui peut en toute quiétude établir un parallèle indécent et déplacé entre la condition non consentie des esclaves nègres américains ....et celle de ces femmes fanatisées et soumises à leurs maris fondamentalistes qui revendiquent à tort le port du voile parfois dans l'espace public. Jusqu'ici personne, ni dans les rangs du gouvernement ni du côté de sa formation politique, ne s'en est ouvertement désolidarisée.

Surtout gare à toutes celles et tous ceux qui expriment leur indignation, elles et ils sont immédiatement réduits - lorsqu'elles ou ils sont noir(e)s de peau - à leur "négritude émotionnelle".

Voilà comment un certain racisme aux forts relents civilisationnels perdure dans l'imaginaire officiel français.

Joël Didier Engo, Président de Nous Pas Bouger 

Maryse Condé: «La traite et l’esclavage marginalisés dans l’imaginaire français»

La romancière guadeloupéenne, Maryse Condé au Albert Museum de Londres, le 19 mai 2015.
© ©AFP/ADRIAN DENNIS

Depuis 2006, le 10 mai est la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leur abolition. A travers la France métropolitaine, comme dans les départements et territoires d’outre-mer, des actions sont organisées pour se souvenir des victimes de la traite négrière. L’année 2016 ne dérogera pas à la règle. A l’occasion de cette journée commémorative, RFI a interrogé la célèbre romancière française Maryse Condé, qui a puisé l’inspiration de nombre de ses romans dans la tragédie du commerce humain dont l’Afrique fut victime. Entre 2004 et 2008, la romancière a aussi présidé aux travaux du Comité pour la mémoire de l’esclavage auquel on doit le choix de la date pour la journée nationale de commémoration de l’esclavage.

RFI : Que commémore-t-on exactement le 10 mai?

Maryse Condé : Je dirais qu’on commémore une immense douleur, trop longtemps passée sous silence. Je veux parler plus précisément des souffrances qu’infligea la traite aux millions d’Africains arrachés à leur continent et à leurs cultures. Ces souffrances ont été longtemps ignorées, méconnues. Il va falloir attendre la loi Taubira votée en 2001 par le Parlement français pour que l’esclavage soit considéré comme crime contre l’humanité.

La France a été le premier pays et le seul jusqu’à aujourd’hui à reconnaître le tort historique qui a été fait aux communautés noires. Elle condamne la traite négrière transatlantique comme étant contraire au principe d’humanité et de morale universelle. C’est cette histoire longtemps méprisée de l’esclavage des Africains qu’on commémore le 10 mai.

La loi Taubira prévoyait l’instauration d’une journée nationale pour célébrer chaque année des mémoires du passé esclavagiste. Mais c’est à vous qui avez dirigé le Comité pour la mémoire et l’esclavage (CPME) que l’on doit le choix de la date commémorative. Pourquoi le 10 mai?

Les débats au sein du CPME furent particulièrement houleux pour décider de la date de la commémoration. Les 40 000 Antillais qui avaient défilé à Paris le 23 mai 1998, réclamaient que la date de cette manifestation mémorable devienne la journée nationale de commémoration de l’esclavage. Cette proposition n’a pas été retenue, car nous cherchions une date à portée universelle, qui réunisse à la fois les Français métropolitains et les communautés d’outre-mer qui ont été victimes de l’esclavage. Nous avons écarté également le 4 février et le 27 avril, dates respectives de la première et de la seconde abolition de l’esclavage en France.

On a écarté le 4 février 1794, car l’esclavage a été rétabli en 1802. Le décret définitif mettant fin à l’esclavage dans les colonies françaises date du 27 avril 1848 sous la IIe République, mais le statut colonial des possessions françaises a été maintenu. Le processus de libération engagé était incomplet dans les deux cas et c’est pourquoi nous avons préféré à ces deux dates le 10 mai 2001, date de l’adoption de la loi Taubira. De l’aveu de tous, l’adoption de cette loi qui reconnaît l’esclavage en tant que crime contre l’humanité constitue un véritable tournant dans la réflexion sur la traite négrière. Pour la première fois, l’esclave africain est considéré comme une victime.

Quinze années après le vote de la loi Taubira, avez-vous l’impression qu’il y a, aujourd’hui, une plus grande prise de conscience en France des traumatismes des Africains liés à cet épisode esclavagiste de leur histoire ?

Je prends un exemple. Dans mon enfance, personne ne m’a jamais parlé de l’esclavage. Mes parents avaient honte de cette période de leur histoire. Ils estimaient, comme beaucoup d’Antillais de leur époque, que leurs ancêtres avaient mérité d’être des esclaves à cause de leur inculture et de leur « sauvagerie ». L’éducation occidentale avait fait d’eux des aliénés et ils pensaient vraiment que leurs parents étaient des barbares. Cette vision a depuis été abandonnée. Les Africains comme les Antillais sont de plus en plus nombreux aujourd’hui à reconnaître qu’un inqualifiable crime a été perpétré à leur égard et que le monde leur doit une réparation historique.

Dans son rapport, le CPME préconisait une amélioration de la connaissance de l’histoire de la traite négrière dans les manuels scolaires. L’esclavage est-il mieux enseigné aujourd’hui dans les écoles?

Je me souviens d’avoir essuyé des refus de la part des éditeurs lorsqu’en tant que présidente du CPME, j’avais demandé que des leçons sur l’esclavage fassent partie des manuels scolaires en cours de préparation. Cela dit, l’Education nationale rappelle chaque année aux enseignants l’importance de la journée commémorative et la possibilité que ceux-ci ont à l’occasion de ces journées de sensibiliser leurs élèves aux questions de la traite, de l’esclavage et de leur abolition. Je crois que les enseignants sont aujourd’hui mieux formés pour engager avec leurs élèves une réflexion approfondie sur la singularité de l’histoire de l’esclavage africain.
Le Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. © AFP PHOTO / NICOLAS DERNE
François Hollande a inauguré l’année dernière en Guadeloupe le Mémorial ACTe dédié à l’esclavage. La ville de Nantes, qui a vu partir de nombreux navires négriers vers l’Afrique, compte depuis 2012 un très beau monument en souvenir des victimes de la traite. Vous avez vous-même visité ces lieux de mémoire. Qu’en avez-vous pensé ?

Ce sont des lieux magnifiques, mais j’ai envie de vous répondre, comme Aimé Césaire assistant à la Sorbonne au premier centenaire de l’abolition de l’esclavage : « C’est à la fois immense et insuffisant. » Il faut des musées, des monuments, des stèles un peu partout, afin que tout le monde puisse enfin prendre conscience de l’ampleur du traumatisme subi par les Africains.

Pourquoi a-t-il fallu attendre presque deux siècles, depuis les premières tentatives abolitionnistes, pour que la question du devoir de mémoire envers les anciens esclaves africains surgisse enfin sur le devant de la scène nationale? 

Les collectivités locales de l’outre-mer commémorent depuis longtemps l’abolition de l’esclavage, mais rien de tel n’existait sur le plan national. Traite et esclavage ont été marginalisés dans l’imaginaire français et l’histoire nationale a été écrite en niant l’existence de ces événements. La France ne veut pas le reconnaître, mais elle ne s’est jamais vraiment débarrassée de son vieux fond de racisme.

Comment expliquer autrement les gestes racistes dont Christiane Taubira a été régulièrement victime pendant ses déplacements en tant que ministre ? Récemment encore, une ministre du gouvernement a tenu des propos sur les Noirs qui sont inacceptables et profondément choquants. En même temps, la France est le seul pays à avoir reconnu la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Ce paradoxe est caractéristique du tempérament français.

La question des réparations continue d’animer les débats en France. Les historiens pointent du doigt l’esclavage inter-africain et la traite pratiquée par les Arabes, des pratiques qui ont peut-être fait plus de dégâts dans les sociétés africaines que la traite transatlantique. Selon vous, est-ce que ces observations relativisent le poids du traumatisme de la déportation des Africains en Amérique entre le XVIe et le XIXe siècles?

« Relativiser », à mon avis, est un terme mal choisi, mais il est certain que nous devons reconnaître que les Arabes, eux aussi, ont pratiqué l’esclavage sur une grande échelle, avec des conséquences douloureuses pour les sociétés africaines. Cela dit, alors que la traite négrière occidentale s’est attachée de manière exclusive à l’asservissement des seuls Africains, les pays musulmans disposaient aussi bien d’esclaves noirs que d’esclaves blancs. Quant aux rois africains qui ont fourni des esclaves aux négriers européens, on peut s’interroger sur leurs marges de manœuvre, dans un contexte de confrontation qui leur était défavorable, à cause des armes plus évoluées dont disposaient les Européens.

Maryse Condé, on vous connaît surtout comme romancière, auteure notamment de Ségou, qui s’inspire de l’histoire africaine et où vous avez raconté la tragédie de la traite négrière avec force et émotion. Avez-vous trouvé facilement la documentation sur la période de la traite?

J’ai beaucoup lu les historiens qui ont écrit sur l’Afrique d’autrefois. Il y a une archive écrite importante sur l’esclavage, essentiellement européenne, mais il y a aussi une archive orale. J’ai aussi beaucoup écouté, souvent des personnes très âgées. Elles ont eu la gentillesse de restituer de mémoire les récits de leurs ancêtres, qui avaient été enlevés de leurs villages et vendus à des marchands d’esclaves européens. Je me suis inspirée de leurs récits de traversées de l’Atlantique dans des conditions atroces.

Mais Ségou (1) n’est pas le seul livre où j’aborde la question de l’arrachement des captifs noirs à leur terre et leurs cultures. Dans Moi Tituba, sorcière noire de Salem (2), dont l’action se déroule en Amérique, j’ai également raconté les ravages de l’esclavage. Si je vous parle de ce roman, c’est parce qu’il a été adapté et sera présenté sur scène, ce 10 mai, à Nancy, par une comédienne africaine talentueuse, Danielle Gabou. Comme ça, je ne serai pas totalement inactive pendant cette journée de commémoration, qui compte énormément pour moi. 

(1) Ségou, roman en 2 volumes. Paris: Laffont 1984 et 1985
(2) Moi, Tituba, sorcière noire de Salem. Paris, Mercure de France, 1986

mercredi 30 mars 2016

France officielle: pourquoi cette grande mansuétude à l’égard de la négrophobie?

 

Si Mme Rossignol peut se permettre d'être ouvertement négrophobe, voire islamomophobe - son droit comme dirait un certain inconscient politique - Qu'en est-il de la ministre de la république française, de surcroît chargée des Droits des femmes?

En effet sans se perdre dans les interminables et médiatiques réactions d'indignations, de condamnations, et autres "recadrages" officiels...les propos de la ministre enfoncent largement les portes du révisionnisme d'un crime contre l'Humanité. Car l'esclavage des noirs est un crime contre l'humanité reconnu en Droit International.

Mme Rossignol en a-t-elle vraiment eu conscience? On peut sérieusement en douter au regard de ses approximations historiques, et surtout du parallèle malheureux qu'elle établit entre l'esclavage des noirs - qui serait prolongé par leurs descendants; avec le port volontaire ou subi du voile en France par certaines femmes sur des lieux jusqu'ici autorisés par la loi.

Il faut juste espérer que les organisations de défense de la mémoire de l'esclavage - notamment aux États-Unis d'Amérique - s'empareront de ce dérapage raciste de trop, et vont poursuivre la ministre pour révisionnisme d'un crime contre l'humanité devant les juridictions compétentes. Car Mme Rossignol a tenu - peut-être sans le savoir - des propos tombant sous le coup de la légalité internationale.

C'est l'occasion de constater et de regretter une fois de plus que le révisionnisme voire le négationnisme de l'esclavage puis de la colonisation soient ainsi devenus une posture fréquente très prisée au sein de la classe politique française. Leurs auteurs s'exposent d’ailleurs rarement à des condamnations dans leurs familles politiques respectives. Ailleurs, dans tant d'autres grandes et vieilles démocraties, des propos similaires à ceux tenus ce jour par Mme la Ministre Rossignol entraîneraient purement et simplement son exclusion définitive de la vie publique.

Allez donc comprendre le pourquoi de cette étrange mansuétude française à l’égard de certains négrophobes et négationnistes assumés de sa classe politique!

Cette grande mansuétude en France, notamment auprès de certains noirs et métissés gravitant dans l'antichambre du parti socialiste - sous le prétexte qu'elle aurait été comme tant d'autres apparatchiks socialistes une militante antiraciste opportuniste - n'a pas lieu d'être aux États unis d'Amérique où des negrophobes déguisés en progressistes sont toujours débusqués et lourdement sanctionnés.

Parce que fondamentalement aucune société humaine ne peut longuement tolérer que sa mémoire soit ainsi niée et piétinée par celles et ceux qui se complaisent dans une "supériorité civilisationnelle", tout en prétendant être des femmes et des hommes de gauche.


Mon bulletin de vote - même sans aucune considération - pourrait néamoins revêtir une noirceur jamais imaginée par Mme Rossignol et celui qui l'a nommée ministre.

Pour la Mémoire des victimes de l'esclavage, et de leurs descendants, dont les "nègres américains".


Joël Didier Engo


Les "nègres" vous emmerdent !

 Photo de Patrick Kouoh.
Par Claude Ribbe


Le 30 mars 2016, quelques jours après le lancement d’une campagne invitant les Français à s’unir contre le racisme, quelques jours aussi après la diffusion d’images choquantes montrant un jeune lycéen roué de coups par la police, parce que sa couleur de peau, peut-être, équivalait à une autorisation de frapper, Laurence Rossignol, une ministre de la République, comparait le port du voile par les femmes musulmanes qui font librement ce choix aux « nègres qui étaient pour l’esclavage ».

Tandis que la ministre, croyant se rattraper, évoquait par la suite une prétendue « faute de langage », certains s’empressaient de parler de «dérapage».

« Il y avait des nègres afric… Des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ! » : tels sont les propos de Laurence Rossignol, tenus en direct sur RMC, l’une des radios les plus écoutées de France.

Si le mot «nègre» a parfois été utilisé par des Afro-descendants, c’était pour dénoncer l’esclavage et le racisme qui en fut le ciment. Mais à celui qui le traitait de nègre, Césaire répondait aussitôt : « Le nègre vous emmerde ! »

Quels sont donc ces « nègres afric…», pardon, ces « nègres américains » qui étaient « pour l’esclavage » ? Nat Turner ? Harriet Tubman ? Frederick Douglass ? Henry Bibb ? Solomon Northup ? Toussaint Louverture ? Louis Delgrès ? Solitude ? Flore Gaillard?

À quelques semaines de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, qu’une loi votée en 2001 déclare crime contre l’humanité, la déclaration de cette ministre et l’absence de réactions officielles immédiates conduisent, hélas, à se poser des questions.

En 2012, les descendants de ces « nègres » dont certains auraient, selon la ministre, été favorables à leur propre déshumanisation, à leur propre martyre, à leur propre génocide, ont majoritairement porté François Hollande à la présidence de la République, espérant que le nouveau quinquennat permettrait de contribuer à éradiquer le racisme, à donner plus de sens au mot « fraternité », espérant que les promesses électorales - suppression immédiate du mot « race » de la constitution, création d’un centre de mémoire pour les descendants d’esclaves - seraient honorées.

Beaucoup se sont interrogés durant ce quinquennat. Et pas seulement lorsque François Hollande l’inaugurait en déposant une gerbe pour honorer Jules Ferry, l’homme qui déclarait à la chambre des députés : "Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »

Le 10 mai 2015, Manuel Valls s’est publiquement déclaré favorable à l’ouverture d’un centre Dumas à Paris, dans les locaux vacants de l’hôtel Gaillard, place du général-Catroux (17e), là où, tous les ans, l’esclavage est dignement commémoré. Pas une cabane bambou, ni un centre commercial. Non, un lieu de culture, de mémoire et d’histoire pour combattre l’ignorance et le déni. Un endroit qui empêcherait les ministres de faire des « fautes de langage ».

Manuel Valls a prôné un dialogue avec la banque de France, propriétaire des lieux. La banque de France, institution portée sur les fonts baptismaux de l’esclavage en 1800 par une poignée de négriers.

Certains se sont étonnés que le nouveau gouverneur de la banque de France, nommé par le Président de la République, après s’être déclaré incompétent, ait déclaré que la banque de France n’avait rien à voir avec l’esclavage et que l’hôtel Gaillard, grâce à des fonds publics, serait affecté à un musée à la gloire de la finance, destiné aux élèves collèges et des lycées, dirigé par le frère de M. Strauss-Kahn.

Glorification de la finance, accusations portées contre les « nègres » d’avoir été « pour l’esclavage » : est-ce donc là le bilan de ces quatre années où, de manière rituelle, le président de la République, presque tous les 10 mai, derrière les grilles closes du jardin du Luxembourg, semblait pourtant considérer que l’esclavage fut un crime et que les victimes ne doivent pas être confondues avec les bourreaux ?

Laurence Rossignol a parlé de « faute de langage ». Plus qu’une faute, les propos qu’elle a tenus sont peut-être une erreur, une très grave erreur politique.

dimanche 26 octobre 2014

France: face à Eric Zemmour, un silence officiel plus qu'assourdissant




"Choquer" semble bien faible au regard des horreurs qu'il débite à longueur de journée sur les plateaux de télévision et de radio de France.

Mais comme ce sont généralement les minorités visibles (noires et arabes) qui constituent sa cible favorite, il est fort à parier qu'il ne fera jamais l'objet d'une campagne de boycott (assumé) des mêmes chaînes de télévision et de radio, à l'instar de celle qui frappe l'autre révisionniste et négationniste, Dieudonné  Mbala Mbala.

Où est donc passé notre cher Premier-ministre Manuel Valls, qui défendait autrefois devant le conseil d'État comme ministre de l’intérieur, "le respect de la dignité de la personne humaine, une composante fondamentale de l'ordre public"???

Un silence plus qu'assourdissant!

Joël Didier Engo

Propos de Zemmour : Fatiha, une auditrice pleure en direct sur RMC (vidéo)


[Vidéo] "Pétage de plomb" "délire absolu" : réactions de députés aux propos d’Eric Zemmour

http://www.lcp.fr/videos/reportages/166530--petage-de-plomb-delire-absolu-reactions-de-deputes-aux-propos-d-eric-zemmour

Si ce réactionnaire, pétainiste nostalgique, en était encore à un délire exterminateur, génocidaire, ou de déportation près...On voudrait bien croire qu'il ne s'agit que d'un "pétage de plomb".

Le drame aujourd'hui est qu'il semble parvenu, en partie à l'aide d'une étrange surmédiatisation et d'une certaine connivence politique en France, à vulgariser l’innommable abomination humaine.

iTélé met fin à sa collaboration avec Eric Zemmour http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20141219.OBS8414/itele-met-fin-a-sa-collaboration-avec-eric-zemmour.html

Peut-on s'en réjouir? Non, parce que la liberté d'opinion est un des fondements d'une grande démocratie...

Cependant transformer les médias de France en tribunes de propagation de la haine ethnique et religieuse porte gravement atteinte à la nécessaire cohésion nationale.

Il faut choisir!