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mercredi 9 novembre 2011

Assemblée plénière sur les Migrants Tunisiens, Samedi 19 novembre à partir de 14H00, Maison des Associations du 11ème à Paris

La médiatrice de la ville de Paris (autorité indépendante) saisie depuis samedi 12 novembre de l'annulation arbitraire de la réunion prévue de longue date, samedi 19 novembre, des soutiens des Migrants Tunisiens Lampedusa.



Réservations de salles à la Maison des Associations du Onzième

de DUCT-Maison des asso 11 DUCT-Maisondesasso11@paris.fr
à "contact.npb@gmail.com"

date 10 novembre 2011 12:49
objet demande de réservation d'une salle en vue d'une réunion de coordination des soutiens aux migrants tunisiens
envoyé par paris.fr
signé par paris.fr

Bonjour,

Nous sommes au regret de ne pouvoir confirmer votre demande de réservation.

Cordialement

Maison des Associations du 11ème arrondissement

8 rue du Général Renault
Tel: 01 55 28 35 90
Fax: 01 53 27 13 66
Courriel: maison.asso.11@paris.fr
Métro: Ligne 9 Voltaire ou Saint Ambroise
Bus 46 et 69 : arrêt Chemin Vert
Bus 56: arrêt Léon Blum











Paris le 11 novembre 2012



Joel Didier Engo
Président
Association Nous Pas Bouger
Boîte 143
Maison des Associations du Onzième
8 rue du Général Renaul
75011 Paris
Tél. 06 37 92 39 41

À

Madame Danielle APOCALE
Directrice
Maison des Associations 11
8, rue du Général Renault
75 011 Paris
01.53.27.13.65 ou 01.55.28.35.90
danielle.apocale@paris.fr
Direction des  Usagers des Citoyens et des Territoires (DUCT)

Objet : annulation non motivée et arbitraire de la réservation de salle le 19 novembre, consacrée à la coordination des soutiens aux migrants Tunisiens

Madame,

Dans un courrier non motivé en date du 10 novembre 2011, la Maison des Associations du Onzième arrondissement que vous dirigez, nous annonce je cite: «avec regret ne pouvoir confirmer votre demande de réservation». Elle prend néanmoins le soin de joindre deux extraits très limitatifs de la longue correspondance que nous avons échangé avec vos services depuis le 13 octobre 2011, pour aboutir à la réservation de salle litigieuse le 15 octobre 2011.

Tout de même, curieuse manière d'annuler unilatéralement et de manière discrétionnaire une réservation de salle à une association, dont le Président a la primeur de l'annonce lors d'un appel téléphonique d'un conseiller municipal du onzième, et que la Directrice de la Maison des Associations se charge elle-même de lui signifier pendant le compte rendu de mandat du Maire de Paris. Je ne veux évidemment pas y voir une quelconque coïncidence, qui laisserait supposer que l'objet de la réunion que nous projetions (la coordination de l'aide à apporter aux Migrants Tunisiens en errance à Paris) dérangerait et mériterait d'être annulé sans préavis.

Madame permettez-moi de vous rappeler que c'est effectivement le 10 octobre que j'ai la première fois soumis notre demande de réservation à la Maison des Associations du Onzième arrondissement. Il me fut alors répondu que vous manquiez de disponibilités à cette date (le samedi 29 octobre). J'ai alors immédiatement suggéré une autre date de votre choix à mon interlocuteur, la semaine du 31 octobre au 05 novembre (de préférence samedi 05 novembre, voire samedi 12 novembre). Vous n'aviez toujours aucune disponibilité, et vous nous avez proposé le samedi 19 novembre, que j'ai immédiatement bloqué et formellement réservé dans un échange de courriers électroniques le 15 octobre 2011. (voir pièces jointes)

Dès lors, comment imaginer que la Maison des Associations du Onzième se découvre subitement incapable d'abriter une réunion en faveur des migrants Tunisiens le 19 novembre 2011; qu'elle avait précédemment autorisée et confirmée le 15 octobre; sans que l'objet humanitaire ne lui ait jamais été occulté?

Car curieusement au moment où la Maison des Associations du Onzième prive notre association de la possibilité de coordonner (avec d'autres formations et personnes volontaires) l'aide aux Migrants Tunisiens en errance à Paris, elle ouvre toutes grandes ses portes et à grand renfort de publicité municipale les manifestations de «la Semaine de la Solidarité Internationale dans le onzième», qui se donne comme objectif de, je cite: «repenser la relation entre les pays du Nord et du Sud pour un monde plus équitable», à travers des «conférences-débats, projections, tables rondes et ouverture du festival Migrant'Scène.».

Au nombre des organisateurs et participants figurent entre-autres: la CIMADE, les associations dont Femmes Solidaires Belleville, Espoirs et Combats de Femmes, Terre des Hommes, Solidaires avec Madagascar (SoaMad), Défense des Terres Malgaches, Centre d'Information et d'Etudes sur les Migrations Internationales (CIEMI), Telilt, Afrique Terre d'Origine (ATO), Fédération des Femmes Maliennes de France (FFMF).

Soutenir le Migrant Tunisien serait-il antinomique avec la solidarité internationale, telle que vous pouvez la concevoir au sein de la Maison des Associations du Onzième?

Pourtant notre association domiciliée officiellement à la Maison des Associations du Onzième depuis le 19 avril 2011, en réservant une salle de réunion au nom du collectif des Migrants Tunisiens Lampédusa, était pleinement dans ses missions qui sont les suivantes:

- apporter un appui individualisé et collectif aux étrangers (et/ou leurs familles) dans leur parcours d'intégration en France.

- les informer et sensibiliser sur les droits et devoirs, les valeurs républicaines, puis l’évolution de la législation en France

- lutter contre les discriminations dont ils peuvent être l’objet dans leurs parcours d’intégration scolaire, universitaire, professionnelle et sociale en France

- les accompagner dans la maîtrise de la langue française et du vivre ensemble en France, dans un enrichissement culturel mutuel.


Aidez-nous à continuer à les remplir dans le respect des lois et des valeurs de la République, telles qu'elles s'imposent à nous Tou-te-s: Français, Étrangers résidents, Migrants de toutes les nationalités séjournant en France.

Cordialement

Joel Didier Engo
Président
Association Nous Pas Bouger

jeudi 3 novembre 2011

Demande d'entrevue au Maire de Paris

Collectif de Soutien aux Migrants Tunisiens de Lampedusa à M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris

soutien.migrants.tunisiens.lampedusa@orange.fr

Paris le 03 novembre 2011


Monsieur le Maire,

Nous nous permettons de nous adresser à nouveau à vous, pour vous demander une entrevue, afin d’examiner au plus vite les solutions que vous pourriez apporter à une situation dont nous vous avons déjà informée à plusieurs reprises, notamment au printemps et à l’été derniers, et qui a pris ces dernières semaines une tournure dramatique.

Il s’agit du sort, selon nous indigne, qui est encore réservé en France et particulièrement à Paris, aux migrants Tunisiens en provenance de Lampedusa. Est-il besoin de rappeler, que ces derniers étaient dûment munis d’un «permesso» italien, qui leur avait été accordé par les autorités de ce pays et qui devait leur permettre, aux termes mêmes des accords de Schengen, de circuler librement et sans être constamment harcelés par les autorités policières dans les pays de l’espace Schengen, dont fait bel et bien partie notre pays.

Ces migrants auraient également dû être protégés et se voir proposer un accueil décent en vertu de l’accord signé entre les gouvernements français et tunisien en 2008, et qui prévoit l’accueil réciproque de 3500 ressortissants dans chacun des deux pays tous les ans.

Or, comme vous ne l’ignorez pas, ces migrants tunisiens se sont vus constamment privés depuis leur arrivée sur le sol français du droit à bénéficier de ces deux accords.

Ils se sont trouvés contraints de dormir dans des abris de fortune, voire à la belle étoile, alors que nous sommes au seuil de l’hiver. Et ceux qui n'ont pas été totalement découragés par la mauvaise volonté, voire l’hostilité qui leur ont été manifestées, se retrouvent aujourd'hui devant la perspective insupportable de devoir affronter les rigueurs de cette saison, dans les mêmes conditions indignes de précarité.

Ceci a abouti, vous le savez également, au drame affreux de Pantin où quatre de ces migrants tunisiens, ainsi que deux de leurs camarades égyptiens, sont morts brûlés vifs dans des conditions scandaleuses pour un pays qui prétend se poser en modèle universel des droits de l’Homme.


Nous ne pouvons pas croire que dans une grande capitale comme celle que vous dirigez, il ne serait pas possible de loger décemment quelques centaines de ces migrants qui attendaient légitimement beaucoup d’un pays dont les autorités avaient à plusieurs reprises proclamé urbi et orbi leur profonde sympathie avec la révolution tunisienne.

Nous connaissons, Monsieur le maire, les liens tout particuliers qui vous unissent à ce pays ami, voisin et si intimement lié à notre histoire.

Nous ne doutons pas que vous aurez à cœur de nous recevoir, de nous entendre et de nous proposer des solutions d’urgence pour que ces migrants, dont certains sont mineurs, ne soient pas contraints à affronter le froid et les intempéries, sans compter les autres dangers d'ordre sanitaires, sécuritaires inhérents à une telle situation.

En vous remerciant par avance de l’attention que vous voudrez bien accorder à la présente, et en attendant que vous nous proposiez dans les meilleurs délais compatibles avec vos obligations, une date proche pour procéder à l’examen des solutions envisageables, nous vous prions de bien vouloir accepter, Monsieur le Maire, l’expression de notre plus haute considération.


Le Collectif de soutien aux migrants tunisiens de Lampedusa







Sur le même sujet: "Les migrants pris au piège de l’intérieur" Par Fabrice Tassel Liberation.fr


Rassemblement à l'initiative de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (FTCR) Mardi 9 novembre à 18h30, Place du Châtelet à Paris: "LES JEUNES MIGRANTS TUNISIENS EXIGENT DE LA DIGNITÉ"