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samedi 31 octobre 2015

Un bon Kebab pour Robert Ménard...L'ancien secrétaire général de RSF.

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Et dire que ce monsieur a été secrétaire général de Reporter Sans Frontières (RSF)...Il nous aura donc si bien caché son intolérance identitaire!

Avec le recul toute la morgue qu'il pouvait avoir à l'époque contre certains dirigeants des pays du Sud - notamment à l'égard de l'ancien Président chinois lors de sa visite officielle en France - n'obéissait pas uniquement à la bonne et généreuse défense de la Liberté de la Presse dans le reste du monde. La xénophobie et le racisme y étaient déjà sous-jacents, mais hélas bien dissimulés dans de nobles intentions. 

Depuis même comme défenseur des Droits de l'Homme, j'ai aussi appris à me méfier de ces bon samaritains néo-civilisateurs qui tiennent tant à défendre les "opprimés" étrangers uniquement loin de chez eux...et s'assurent surtout que ces derniers y resteront bien, voire auront eu le temps de mourir, avant de venir les "envahir" en Europe, en France, à Béziers...

Alors vigilance, vigilance...Elle doit aussi nous guider dans toutes les justes causes et bonnes œuvres humanitaires.

Joël Didier Engo 
Président de l'association Nous Pas Bouger

VIDÉO France 2. Envoyé spécial : Robert Ménard déclare la guerre aux kebabs

  Robert Ménard et le « grand remplacement culinaire » à Béziers

Le Monde - Les Décodeurs| | Par

Robert Ménard part en guerre contre… les restaurants kebabs. Ce sandwich turc (parfois appelé « grec ») est dans le collimateur du maire apparenté FN de Béziers, qui tonitrue. Il en interdira toute nouvelle ouverture dans sa ville, avec deux arguments :
  • Il y en aurait « une vingtaine » ;
  • Ce n’est pas dans « notre culture » ou « dans notre tradition judéo-chrétienne ».
Nous avons donc voulu regarder si la ville de Béziers était en danger imminent de « grand remplacement culinaire » et d’invasion par les restaurants étrangers. Pour ce faire, nous avons récupéré une liste des restaurants de la ville, sur le site L’Internaute.com.

Cette liste, qui compte 127 établissements, n’agrège pas toutes les sandwicheries et restaurants de type « kebab ».

Partons donc du postulat qu’il y en aurait une vingtaine, comme l’assure M. Ménard.
Restaurants à Béziers par type de cuisine
Source: linternaute.com
On le voit, la restauration traditionnelle est encore largement dominante à Béziers, avec 25 établissements, sans compter les brasseries (26), ni les restaurants de cuisine « moderne » ou « gastronomique ».

On peut en revanche signaler à M. Ménard qu’en matière d’invasion culinaire il devrait sans doute se « méfier » de l’Asie : on compte déjà 10 établissements chinois ou japonais dans sa ville, qui ne sont probablement pas « de tradition judéo-chrétienne ».

La restauration « traditionnelle » largement majoritaire

Regroupons maintenant ces restaurants par continent. On a compté d’une part la France (bistrots, brasseries, restauration traditionnelle, méditerranéenne, gastronomique, bretonne), puis l’Europe et les Etats-Unis (une « culture » différente, mais sensiblement proche, du moins probablement dans l’esprit de M. Ménard), l’Asie, et enfin le reste (cuisines marocaine, libanaise, pakistanaise, turque). Voici ce qu’on obtient.

Restaurants à Béziers par type de cuisine regroupée
Européen/Amérique du Nord
La France gagne donc ici par K.-O. face au reste du monde, écrasant largement l’Europe, l’Asie, et nos 5 restaurants « non occidentaux ». Et ce même si on ajoute à cette catégorie les fameux 20 kebabs de M. Ménard.

 Samuel Laurent
Responsable des Décodeurs - Vérifications, contexte, données. 


 

jeudi 7 mai 2015

France: "imaginez trois minutes que vous êtes musulman"

Islam : une semaine ordinaire en France

 La grande mosquée de Paris sous surveillance, le 14 janvier.

Éditorial du "Monde",06.05.2015 

 Vous êtes un Français musulman. Et si ce n’est pas le cas, imaginez trois minutes que vous l’êtes. Lundi soir 4 mai, dans l’émission « Mots croisés », sur France 2, vous avez entendu Robert Ménard affirmer qu’il y avait dans les écoles de sa ville « 64,6 % d’enfants musulmans ». Le maire de Béziers, proche du FN, a, semble-t-il, pris les listes des élèves et compté, un à un, les « prénoms musulmans ». 

 Vous avez songé à votre plus jeune fils qui est encore dans le primaire. Vous vous êtes demandé si, un jour, l’un des adultes chargés d’en faire un citoyen instruit et éclairé pourrait avoir l’idée de le ficher sur son prénom.

Il y a longtemps, hélas!, que vous n’êtes plus surpris par ce genre de provocation, tant les mises en causes publiques des musulmans sont devenues fréquentes dans notre pays. Ainsi, lundi 26 avril, vous avez entendu Christian Estrosi, maire (UMP) de Nice, dénoncer les « cinquièmes colonnes » islamistes et leurs « réseaux infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins ». Lorsque ce proche lieutenant de Nicolas Sarkozy a clamé que « la carte d’identité ne fait pas un Français » et qu’il était temps de prendre des mesures contre les « ennemis de la France qui ont une carte d’identité française », vous avez pensé à votre fils aîné. « Français de souche » depuis trois générations, cet étudiant n’est pas le seul, dans votre entourage, à trouver que, décidément, un passeport français paraît un bouclier parfois bien fragile contre les préjugés les plus sinistres.

Haine et rejet

Le lendemain, mardi, c’est à votre fille que vous avez pensé. A-t-on posté, à l’entrée de son collège, un préposé à la vérification de ses tenues vestimentaires ? Allez-vous la voir un jour, comme Sarah, la collégienne de Charleville-Mézières, rentrer à la maison, sommée de troquer sa jupe contre un vêtement jugé plus « laïc » si elle descend au-dessous du genou ? Ou bien encore de débarrasser ses bras de cette chemise trop couvrante ? L’administration de l’éducation nationale a agi avec « discernement », a assuré sa ministre, Najat Vallaud-Belkacem. La loi de 2004, pourtant, est muette sur le sujet et se contente de bannir le port de « signes » religieux ostensibles.

Mercredi 29 avril, ce sont les nouveaux programmes d’histoire du collège qui ont suscité une autre polémique. Selon certains, ils accorderaient trop de place à l’enseignement du fait musulman au Moyen Age, au détriment du christianisme. Vous n’en savez rien, vous croyiez que l’histoire du monde musulman occupait, déjà, une place logique et légitime dans les programmes. Mais vous en retenez que, à l’évidence, l’islam dérange, même dans les livres d’histoire. Et vous pouvez déjà vous préparer à affronter, la semaine prochaine, le débat à l’Assemblée nationale sur une proposition de loi du Parti radical de gauche visant à interdire les signes religieux dans les crèches et les centres de loisirs privés.

Telle est donc la réalité quotidienne de la République française, héritière des Lumières et fière de sa laïcité. Obsédantes, répétitives, détestables, ces controverses font le jeu de tous les intégristes. Ceux qui, très minoritaires au sein de l’islam français, se veulent en rupture avec la République, ses lois et ses valeurs. Ceux qui, au nom de la République, ne reculent devant aucun amalgame pour mieux stigmatiser l’ensemble des musulmans. Et attiser dangereusement l’intolérance, le rejet et la haine.

mardi 5 mai 2015

"Douce France, cher pays de mon enfance...Musulmane"?



Il se passe de bien drôles de choses dans notre "Douce France cher pays de mon Enfance...", soumise au matraquage médiatique du Front National à longueur de journée....

En effet quand ce n'est pas l'interminable saga de la dynastie Le Pen qui défraie la chronique, c'est un de leurs affidés qui trouve parfaitement normal de ficher des enfants de la République, au nom de leur appartenance religieuse supposée...Mais où allons-nous donc???

Et dire que ce charmant monsieur a été un remuant Président de "Reporters Sans Frontières"!

Joël Didier Engo 



 Je m'appelle Nadia et je ne suis pas musulmane
Nadia Daam
France
06.05.2015
http://www.slate.fr/story/101249/je-m-appelle-nadia-et-je-ne-suis-pas-musulmane
Carte d'identité française. REUTERS/Ho New.
Carte d'identité française. REUTERS/Ho New.
La récente sortie de Robert Ménard sur les enfants de Béziers oblige à rappeler qu'assimiler un prénom à une religion n'a aucun sens. Que l'idée même de «religion supposée» est une aberration. Et qu'il faut arrêter de dénier à une personne née dans une culture le droit d'être autre chose.


Fichage des enfants «musulmans» : le parquet ouvre une enquête





Robert Ménard lors de son premier conseil municipal, à Béziers le 4 avril 2014.
Robert Ménard lors de son premier conseil municipal, à Béziers le 4 avril 2014. (AFP)
Cécile BOURGNEUF 5 mai 2015, Liberation.fr

RETOUR SUR

Invité de l'émission «Mots croisés» sur France 2, le maire de Béziers Robert Ménard a révélé avoir effectué des statistiques sur le nombre d'enfants de confession musulmane dans les écoles de sa ville. Le parquet de Béziers a ouvert une enquête préliminaire.

«Dans ma ville il y a 64,6% des enfants qui sont musulmans dans les écoles primaires et maternelles.» C’est ce qu’a déclaré le maire de Béziers Robert Ménard (élu avec le soutien du Front national) lundi soir dans Mots Croisés sur France 2, consacrée à la guerre fratricide au Front national. Mais d’où sortent ces chiffres  ? «Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de vous dire que le maire a, classe par classe, les noms des enfants. Je sais que je n’ai pas le droit de le faire.» répond tout naturellement Robert Ménard à la question posée en toute fin d’émission par la journaliste Anne-Sophie Lapix, relayant une question posée par plusieurs internautes. Et Robert Ménard de s’enfoncer un peu plus en ajoutant : «Les prénoms disent les confessions. Dire l’inverse, c’est nier une évidence». (à écouter à 1’23).

Le parquet de Béziers a ouvert ce mardi une enquête préliminaire sur le fichage des élèves selon leur religion par le maire de la ville. Car les statistiques ethniques ne sont pas autorisées en France. C’est inscrit dans la Constitution : toute «distinction de race, de religion ou de croyance» entre citoyens est bannie. Un principe décliné dans la loi «informatique et libertés» du 6 janvier 1978, qui interdit la collecte et le traitement de «données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses» La loi prévoit seulement quelques dérogations, notamment pour les travaux de recherches étudiées au cas par cas par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Midi Libre rapporte que le maire n’a fait que confirmer des propos qu’il avait déjà tenus dans les pages du quotidien régional le 3 janvier dernier. Dans cet article, le maire de Béziers parle d’un changement de population dans sa ville, s’appuyant là aussi sur un pourcentage sorti de nulle part: «Dans le vieux Béziers, avec 80% de femmes voilées, tu ne vois que ça» affirme alors le maire.

 «J’ai essayé de savoir la vérité. J’ai fait le tour des écoles pour constater ce qu’il en est, s’est justifié Robert Ménard ce mardi matin sur BFMTV et RMC. Dans certaines écoles, plus de 80%, voire 100%, des enfants sont d’origine musulmane», affirme-t-il encore en prenant soin de préciser qu’il ne s’agirait pas d’un fichage des enfants : «Nous n’avons établi aucune liste, nous avons essayé de savoir ce qu’il en est dans les écoles. Les deux tiers des enfants qui fréquentent les écoles publiques en maternelle et en primaire sont des enfants issus de l’immigration. Je trouve que c’est trop.» Interrogé sur les raisons de cette pratique, Robert Ménard botte en touche en affirmant vouloir «aider les enfants» puis finit par admettre : «Oui, j’ai le droit de savoir combien il y a d’immigrés dans ma ville [parce que] oui, il y a trop d’immigration en France.» Car le maire de Béziers soutient la priorité nationale «Je préfère donner du travail à des Français qu’à des étrangers en France. Un certain nombre de prestations sociales doivent être réservées.»
 Si le fichage d’enfants est avéré, le maire de Béziers peut être sanctionné par la CNIL et être poursuivi en justice. Car le fait de constituer des fichiers faisant apparaître, directement ou indirectement, l’appartenance religieuse ou l’origine «raciale» vraie ou supposée de personne est interdit par la loi. Le profilage communautaire est passible d’une peine de cinq ans de prison et de 300 000 euros d’amende.