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lundi 16 juillet 2018

LA FRANCE AUSSI CHAMPIONNE DU MONDE GRÂCE AUX ENFANTS DE MIGRANTS


 

CELA DEVRA ÊTRE DIT ET REDIT AUTANT DE FOIS QU'IL FAUDRA.


L'association Nous Pas Bouger

 

Combien de futurs Mbappé et Kanté se sont noyés en Méditerranée?

 

Les Bleus, « 6ème équipe africaine » ? Ce surnom présente un défaut majeur, celui d’occulter totalement l’expérience pourtant décisive de l’exil. Car l’histoire de l’équipe de France de football, c’est l’histoire des immigrations coloniales et postcoloniales. Et ce n’est pas qu’une belle histoire.

Steve Mandanda est né à Kinshasa, la mère de Blaise Matuidi et les pères de Steven Nzonzi et Presnel Kimpembe sont Congolais ; Samuel Umtiti est né au Cameroun d’où est originaire le père de Kylian Mbappé ; la mère de l’attaquant du PSG est algérienne, tout comme le sont les parents de Nabil Fékir ; N’golo Kante est un binational malien, les parents de Djibril Sidibé sont eux aussi originaires du Mali et ceux de Paul Pogba de Guinée-Conakry ; sans oublier Corentin Tolisso (Togo), Benjamin Mendy (Sénégal), Adil Rami (Maroc), Ousmane Dembélé (Mauritanie)…

Les Bleus, « 6ème équipe africaine » ? Ce surnom présente un défaut majeur, celui d’occulter totalement l’expérience pourtant décisive de l’exil. Car l’histoire de l’équipe de France de football, c’est l’histoire des immigrations coloniales et postcoloniales. Et ce n’est pas qu’une belle histoire.

La réussite des joueurs afrodescendants dans le football de haut niveau est incontestable. Dans un sport où selon une terminologie malheureuse les clubs « vendent », « prêtent » et « achètent » des joueurs, quatre des cinq plus grosses transactions de l’histoire concernent des joueurs noirs (Neyman Mbappé, Dembélé et Pogba). Que les Français occupent une place de choix dans ce classement atteste de la compétitivité de leur équipe nationale, dont il faudrait aujourd’hui valoriser tout autant les performances sur le terrain que le symbole de modernité et de diversité qu’elle représente.

La « success story » des Bleus masque la réalité d’un milieu où la concurrence fait rage et où l’on compte beaucoup d’appelés et assez peu d’élus. La surreprésentation de Noirs parmi les joueurs d’élite s’accompagne également de leur absence aux postes de direction. Combien de joueurs noirs se retrouvent après leur carrière professionnelle aux postes d’encadrement, à la Direction technique nationale ou au Conseil fédéral de la FFF ? Pratiquement aucun. Les cas de Pape Diouf (président de l’OM entre 2004 et 2009) et Philippe Diallo (ancien directeur général de l’Union des clubs professionnels de football) demeurent des exceptions. Sur les 40 clubs de Ligue 1 et de Ligue 2, on ne trouvait pendant longtemps qu’un seul entraineur noir (Antoine Kombouaré), rejoint cette saison par Patrick Vieira. Aucun Noir n’a été sélectionneur de l’équipe nationale. Aux uns la performance sportive, aux autres l’intelligence, la stratégie et la logique. Dans le football professionnel masculin, la racialisation des rôles joue à plein.

Le succès sportif et la composition ethnique de l’équipe de France renvoient l’image d’une nation à la fois joyeuse et apaisée. Huit joueurs d’ascendance africaine ont participé au match face à l’Argentine et à la qualification de la France pour les ¼ de finale. Trois jours plus tard, Aboubakar Fofana, 22 ans, était abattu à Nantes lors d’un contrôle de police. Et tandis que nous suivons pas à pas le parcours des Bleus, des milliers d’Africain.es, jeunes et moins jeunes, tentent chaque jour au péril de leurs vies de gagner l’Europe au bord d’embarcations de fortune. Pour tant de Pogba, Zidane, Kanté, Desailly ou Mendy, combien sont morts en mer ? Depuis le premier titre de champions du monde des tricolores il y a 20 ans, pas moins de 50 000 Africain.es sont mort.es en Méditerranée.

La France a bâti son succès dans le sport de haut niveau sur son immigration, tandis que les autorités de ce pays mènent une chasse implacable aux migrants et que les populations en provenance des anciennes colonies continuent de subir toutes sortes de discriminations. A côté des médailles olympiques et des victoires en Coupe du monde, il y a la sueur des femmes de ménage et des ouvriers spécialisés, les larmes et le sang versé par les exilés. Avant que les Sidibé, Dembélé et Fékir ne fassent le bonheur de leurs clubs respectifs et des Bleus, quelles souffrances ont enduré leurs parents ou grands-parents?

Tous ces joueurs qui sont la vitrine multiethnique de la France sont les enfants d’une gigantesque entreprise de dépossession, la colonisation. Sans elle, nul doute que les structures du football africain seraient bien meilleures. Et les résultats des équipes du continent aussi. Les travaux pionniers de Walter Rodney ont montré comment l’Europe a sous-développé l’Afrique. Et le football ne fait pas exception.

Sport le plus populaire de la planète, le football possède une caisse de résonance sans pareille. Le dirigeant d’une nation performante dans cette discipline est tout heureux de pouvoir capter à son profit une partie de ce succès. Une société unie et pacifiée est le rêve totalitaire et technocratique d’un social qui ne soit plus conflictuel et ce n’est pas pour rien si l’annonce du « plan pauvreté » d’E. Macron a été reportée après le Mondial. Mais l’illusion est souvent de courte durée.

Malgré les succès retentissants de 1998 et 2000, la France labellisée « Black-Blanc-Beur » n’a pas fait long feu. L’arrivée de J-M Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002 a coïncidé avec le début de la décennie Sarkozy. Il y a eu la loi sur les signes ostentatoires à l’école, les banlieues à nettoyer au « Karcher », les émeutes de l’automne 2005 consécutives à la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, l’affaire des quotas dans le foot...

Loin d’être la face lumineuse d’une société multiculturelle, nous savons d’expérience que cette équipe de France est l’arbre qui cache l’immense forêt des discriminations. Ses succès (ceux de 1984, 1998 et 2000, et dans une moindre mesure les finales perdues de 2006 et 2016) ont surtout servi à masquer les hiérarchies raciales existantes plutôt qu’à contribuer à ouvrir le débat sur elles. Comme toutes les générations qui les ont précédées, les Bleus d’aujourd’hui ont la couleur du déni.

En cas de victoire face à la Croatie, une douce euphorie gagnera le pays, diffusant à nouveau l’image d’une France métissée et triomphante, certainement plus présentable que la réalité actuelle d’enfants enfermés dans des Centres de rétention administrative ou de demandeurs d’asile soudanais torturés à leur arrivée à Khartoum après avoir été expulsés par les autorités françaises (Omar el-Béchir sera d’ailleurs l’invité d’Emmanuel Macron pour soutenir l’équipe de France lors de la finale moscovite). «Il n’est pas de témoignage de culture qui ne soit en même temps un témoignage de barbarie », écrivait Walter Benjamin. Et le football ne fait pas exception.


Médiapart
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  • lundi 23 avril 2018

    La France enfermée dans un affrontement larvé des communautés, derrière la belle façade laïque

    Je répète volontiers que rien, absolument rien ne peut justifier et excuser l'antisémitisme ...ou le racisme.



    Cependant, comme j'ai déjà eu à le dire sur le racisme persistant en France, la victimisation excessive finit par produire le rejet et l'isolement communautaire, voire l'affrontement larvé des communautés, notamment quand cela procède - comme dans ce manifeste médiatisé à souhait - par une stigmatisation politique assumée de tous les musulmans, puis des habitants des quartiers populaires (tous assimilés à des antisémites notoires et/ou potentiels).

    Ce pays semble décidément incapable de surmonter ses vieux démons, attisés comme toujours par des acteurs publics de premier plan.

    Grosse fatigue de tout ça...

    Disons-le franchement: la vraie liberté aujourd'hui serait de ne plus avoir à subir ce matraquage incessant de groupes de pression bien structurés, qui se servent de l'antisémitisme et du racisme existants à des fins politiciennes, voire pour nous enfermer dans des logiques communautaires et/ou identitaires.

    En effet des manifestes comme celui-ci ont l'art de venir rappeler combien nous assistons à une bien étrange régression de la cohésion nationale en France, avec des ressorts qui tendent souvent à nous échapper, hormis bien évidemment cette insubmersible bêtise humaine qui caractérise précisément l'antisémitisme et le racisme, que certains n'hésitent plus à exploiter.

    Les auteurs aussi célèbres et prestigieux qu'ils soient, pourront ainsi multiplier les manifestes et tribunes, occuper et monopoliser tout l'espace médiatique hexagonal, agiter de manière insultante et provocatrice "l'épuration ethnique" en pointant les musulmans et les habitants dits des "quartiers"... pour mieux diviser les français ...Cela ne contribuera pas nécessairement à combattre de manière efficace cette bêtise singulière qu'est l'antisémitisme, que ne le feraient la loi et le droit dans un pays voulu civilisé, fraternel, et égalitaire.

    Car c'est d'abord à la norme juridique qu'il faut donner toute la force et la légitimité pour sensibiliser sur les risques encourus par les antisémites et les racistes notoires; puis sanctionner sévèrement ceux-ci quand les délits sont avérés. Non à ces opérations à grand renfort de publicité et de postures républicaines initiées par des personnalités qui se montrent dans le même temps étrangement silencieuses sur bien d'autres problèmes de société.


    Joël Didier Engo, Président de NOUS PAS BOUGER



    samedi 9 mai 2015

    La France, les Français la quittent aussi, souvent pour les mêmes raisons que les migrants d'autres pays!

    La France, tu l'aimes mais tu la quittes

    Photo: célébration de la fête nationale du 14 juittet à San Francisco en Californie (USA)

    Par  Thomas Choukroun, L'OBS, 08 mai 2015

    Chaque année, entre 60.000 et 80.000 Français quittent le pays. Rencontre avec ces Français qui choisissent l'exil.

    Benjamin (25 ans), Aurore (35 ans), Vanessa (27 ans) et Julien (26 ans) ne se connaissent pas, et pourtant ils ont un point commun: ils sont Français, expatriés à l'étranger. Selon une étude des Chambres de commerce et d'industrie publiée en mars 2014, les Français s'exportent de plus en plus à travers le monde. Suisse, Espagne, Etats-Unis, Canada... Autant d'eldorados pour un bon nombre d'entre eux, fatigués de la morosité économique dans l'Hexagone.
    "Ce serait faux de dire que la conjoncture économique ne m'a pas poussé à partir", s'exclame Benjamin Lecointre, installé à Madrid depuis 2011. Mais au-delà des considérations purement économiques, ces expat' parlent de la France en laissant poindre une lassitude mêlée d'agacement.

    Un "archaïsme à la française"

    Si beaucoup d'étudiants cherchent une expérience à l'étranger avec l'ambition claire de revenir dans l'Hexagone, de plus en plus d'entre eux ont exclu cette possibilité, plombés par la morosité de l'économie actuelle ou découragés par la somme incommensurable de paperasse nécessaire à la réintégration en France (réinstallation, logement, inscription scolaire, emploi, prestations sociales...).
    Benjamin n'envisage pas un retour au pays pour le moment. Installé à Madrid depuis 5 ans, ce salarié d'IBM de 25 ans juge la machine administrative française beaucoup trop accablante.

    Même son de cloche pour Vanessa P., installée au Vietnam depuis 4 ans. Cette enseignante de 27 ans qui gagne près de 2.000 euros par mois multiplie les emplois. Traductrice, éditrice, et bientôt directrice de sa propre école internationale, Vanessa aime se diversifier et apprécie la facilité avec laquelle le Vietnam lui laisse la possibilité de faire ce qu'elle souhaite.
    Le Vietnam est le pays des opportunités. C'est un pays du tiers-monde en plein développement (...) Si on a envie d'ouvrir une entreprise, c'est simple comme bonjour. Ce n'est pas aussi obtus qu'en France. Il n'y a pas de règles ou de lois à tout-va. 
    Opinion partagée par Julien Defraeye, ancien enseignant d'anglais de 27 ans à Strasbourg, aujourd'hui en doctorat au Canada et pour qui la France "est figée dans un modèle qui n'est plus du tout d'actualité".

    Ces témoignages émanant de Français expatriés correspondent-ils à une réalité ? Sociologue, politologue et directrice de recherche au CNRS, Catherine Wihtol de Wenden est une spécialiste des migrations. Selon elle, il existe en France des "archaïsmes", comme la préférence européenne à l'emploi instaurée en 1994, ou la fermeture des commerces le dimanche.
    Il y a des choses qui sont inadaptées au mode de vie actuel. L'ouverture des boutiques le dimanche, y compris des grands magasins serait un progrès considérable. La fermeture des commerces à 19h dans les grandes villes est aussi aberrante.

    Entre 1,5 et 2 millions de Français à l'étranger

    Le Registre mondial des Français établis hors de France fait état de plus d'un million de Français établis en dehors de l'Hexagone. Chiffre auquel il faut ajouter au bas mot 500.000 autres Français, puisque l'inscription au registre n'est pas du tout obligatoire. Les Chambres de Commerce et d'Industrie estiment donc que le nombre d'expatriés se situe entre 1,5 et 2 millions. 

    Cette population connait une croissance quasi-stable oscillant entre 3 et 4% par an depuis 2000, ce qui représente chaque année entre 60.000 et 80.000 Français de plus qui quittent le pays. 50% de ces quelques 2 millions de Français qui vivent en dehors de l'Hexagone ont entre 26 et 60 ans. Parmi eux, de jeunes diplômés qui s'absentent en général pour avoir une expérience à l'étranger et qui pour beaucoup ne reviennent jamais.

    En dix ans, ce sont 420.000 Français qui ont quitté la France. Un chiffre qui inquiétait déjà Manuel Valls l'année dernière. L'actuel Premier ministre avait confié une mission à Hélène Conway-Mouret: faciliter les conditions de retour des français.

    Insécurité et antisémitisme

    La crise économique et les rigidités françaises ne sont pas les seules motivations au départ. Pour Aurore D., 35 ans, Française juive partie en Israël pour apprendre l'hébreu, la montée du Front national et de l'antisémitisme en France a fait partie des facteurs déterminant pour son départ. Et pour cause : selon une étude du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ) relayée par le Crif et basée sur les données du ministère de l'Intérieur, le nombre d'actes antisémites a doublé en France en 2014. De 423 en 2013, il est passé à 851, le double. Bien que ça n'en soit pas la raison principale, la situation politique couplée à la conjoncture sociale actuelle ont encouragé Aurore à partir.
    On a de plus en plus peur en France. On ne se sent plus en sécurité en tant que juif (...) Avant, je ne cachais à personne que j'étais juive, je n'ai jamais eu de problème. Aujourd'hui, je ne porterais pas d'étoile. Dans le métro, je l'avais totalement enlevée.
    Ce n'est pas un problème d'antisémitisme que Benjamin a connu. Pour lui, jeune homosexuel de 25 ans, c'est plutôt le regard des autres, associé à une insécurité permanente, qui ont franchement joué dans la balance. Habitant en région parisienne, le salarié d'IBM-Espagne avoue volontiers que ses nombreux voyages en transport en commun n'ont pas été des plus paisibles.
    A chaque fois que je prends le train, je calcule toujours dans quel wagon je vais monter. En tant qu'homosexuel, les regards peuvent être parfois insistants, et mettent très mal à l'aise (...) il y a des quartiers de Paris que je préfère éviter.
    Benjamin affirme qu'à Madrid, il ne s'est jamais senti menacé ou mal à l'aise à cause de sa sexualité, probablement dû au fait que l'Espagne a été l'un des premiers pays d'Europe et du monde avec la Suède, les Pays-Bas et la Belgique à légaliser en 2005 le mariage homosexuel.

    Le résultat logique de la mondialisation

    S'il y a de plus en plus de Français qui choisissent de s'expatrier, il est pratiquement impossible d'avoir un chiffre exact sur ceux qui restent à l'étranger. Ce qui est sûr, en tout les cas, c'est que les Français restent beaucoup plus longtemps en dehors de l'Hexagone.

    Selon l'étude de la CCI, ils n'étaient que 27% à vouloir rester 10 ans ou plus en 2005, le chiffre a grimpé de 11% en 2013, atteignant donc les 38%. Par ailleurs, une enquête gouvernementale opérée par la Maison des Français à l'Etranger et relayée par le ministère des Affaires étrangères a recueilli le témoignage de 9.000 Français expatriés. Sur ces 9.000 Français, 47% n'ont pas pris de décisions quant à leur retour, et 17% d'entre eux estiment qu'ils ne rentreront jamais en France. Ces chiffres restent évidemment à relativiser, tant il est difficile d'obtenir un échantillon quantitativement représentatif de la population française expatriée.

    Même si l'on assiste à une "nomadisation", forcément motivée par des horizons moins maussades, le peuple français n'en reste pas moins l'un des plus sédentaires d'Europe. Le Royaume-Uni comptait près de 5 millions d'expatriés en 2010, ce qui représente 5% de la population nationale, l'Italie près de 4 millions - 6% de la population nationale - et l'Allemagne, 4,5 millions, donc un peu plus de 5% de la population du pays. La France, avec ses 1,5 million d'expatriés, représentant 2,9% de la population globale, pointe très loin derrière.
    Cette envie d'ailleurs que de plus en plus de Français semblent ressentir n'est pas du tout à déplorer, selon Claudia Senik, économiste et auteure de "l'économie du bonheur" :
    Il y a toujours eu des mouvements de migration professionnelle. Ce n'est qu'un résultat de la mondialisation et cela n'a rien d'inquiétant ou de pathologique à priori", déclare-t-elle à "l'Obs".
    Bien entendu, ensuite se pose la question du solde entre flux entrants et sortants de "capital humain" au long cours. Si ce solde devenait durablement négatif, cela deviendrait inquiétant."
    Cette vision moins alarmiste trouve écho dans un rapport intitulé " la fuite des forces vives" et publié par les parlementaires Luc Chatel (UMP) et Yann Galut (PS). Leur conclusion: la fuite des Français est le résultat logique de la mondialisation tout autant que celui de "politiques volontaristes et librement choisies". Pas ou peu d'impact sur l'attractivité du marché national, selon l'étude. 

    Si un non-retour au pays natal ne fait pas de doute pour Julien et Vanessa, Benjamin et Aurore, qui se considèrent avant tout comme Français et "fiers d'être Français" n'excluent en aucun cas un retour définitif en France. Il ne faut pas voir en eux le témoignage d'une désaffection pour leur terre natale, mais bien une inaptitude de la France à leur offrir ce à quoi ils aspirent.

    Thomas Choukroun, L'OBS