Dans aucun autre pays démocratique on a vu comme à Paris des régiments entiers de bidasses lancés par des politiciens cyniques et foncièrement racistes aux trousses de manifestants indignés contre la énième boucherie humaine encours à Gaza; dont ils tiennent absolument à nier et couvrir en instrumentalisant l'affrontement entre les communautés sous le prétexte d'une accusation fallacieuse et opportuniste d'antisémitisme collée systématiquement à la peau des ressortissants français d'origine arabe et maghrébine puis des habitants des quartiers populaires.
Au programme: massacrer les Palestiniens dans un silence total
Nous assistons impuissants à la barbarie sans limite d'un véritable régime d'apartheid qui, jouissant ainsi de la complaisance internationale, a fini par ne plus respecter les principes démocratiques élémentaires comme la nécessaire protection des journalistes et l’inviolabilité des locaux abritant les médias.
Mais comment des démocraties peuvent-elles encore trouver quelque justification à ce bombardement ciblé de la principale antenne à Gaza des différents médias internationaux? Au nom de quelle violence légitime arguent-elles donc, contre des télévisions???
Cela témoigne à suffisance de la volonté des autorités israéliennes d'empêcher désormais toute diffusion ou circulation d'informations sur la boucherie humaine encours à Gaza.
Massacrer les Palestiniens en silence et en toute impunité deviendrait le seul réel objectif poursuivi, au nom voulu de la chasse aux islamistes et terroristes du Hamas. Sinon l'armée israélienne s'y prendrait autrement.
Plus fondamentalement NOUS NE POUVONS NOUS RÉSIGNER AUX MASSACRES RÉPÉTITIFS DES POPULATIONS CIVILES
Toute personne vraiment éprise de liberté, qui refuse de s'en tenir au deux poids deux mesures ou à la mémoire sélective sur les crimes contre l'humanité, connaît la réponse individuelle à tout régime ou système colonial et criminel d'Apartheid, quel qu'il soit (comme autrefois en Afrique du Sud): LE BOYCOTT des produits notamment agricoles en provenance des territoires occupés.
En effet nous ne pouvons rester indéfiniment impuissants devant le massacre délibéré des populations civiles, dont celui des enfants au nom voulu de la lutte contre des terroristes islamistes du Hamas (auxquels ne peuvent se revendiquer des défenseurs des libertés); attendant ainsi désespérément que la communauté internationale daigne à minima contraindre les auteurs à y mettre définitivement un terme.
Il s'agit d'abord et uniquement d'un geste ou preuve d'humanité qui est à la portée de Tou-te-s!
Joël Didier Engo, Président de NOUS PAS BOUGER
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TRIBUNE
Qui, demain, osera encore critiquer le gouvernement d’Israël?Le moindre soutien à la cause palestinienne est désormais systématiquement retenu contre vous, et servira à vous stigmatiser à votre tour, déplore la sénatrice Esther Benbassa. Lorsque vous n’êtes pas «antisémite», vous êtes «islamo-gauchiste».par Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris
publié le 18 mai 2021 Libération
Ce n’est pas parce qu’on n’en parlait plus que le conflit israélo-palestinien avait disparu. Le mur qui se dresse en grande partie le long de la ligne verte paraît avoir figé la situation, occultant périodiquement aux yeux de tant d’Israéliens jusqu’à l’existence même des Palestiniens. Reste que ce mur est en même temps le symbole de l’impossible accès à l’existence d’un Etat palestinien.
C’est bien à cela que s’en tient Benjamin Nétanyahou depuis longtemps. Ses alliances avec des partis ultranationalistes et religieux, défendant le projet de Grand Israël et une colonisation à outrance, ont seulement alimenté la haine. La politique erratique qu’il conduit pour sauver sa place n’ouvre aucun horizon. Les élections israéliennes à répétition, n’aboutissant à la formation d’aucun gouvernement stable, en sont la preuve. La voie empruntée par Nétanyahou ne mène en fait qu’à l’échec et à la violence, comme le démontrent hélas une fois de plus les événements de ces derniers jours.
Les humiliations, les spoliations, la violence «légale» que subissent les Palestiniens depuis des décennies, une occupation loin de faiblir et ne visant qu’à annexer, la politique américaine sous Donald Trump, ouvrant un boulevard à l’Etat d’Israël et à ses exactions, ont exaspéré jour après jour l’amertume et la colère des Palestiniens.
Appels mous à la désescalade
Du côté de ces derniers, l’absence d’un gouvernement actif, représentatif, légitime et démocratique (depuis 2006, il n’y a pas eu de scrutin national), laisse tout pouvoir au Hamas, qui capte la colère de la population, s’arroge les prérogatives d’une puissance dirigeante et s’érige en seule force capable de défendre à la fois l’islam, la nation opprimée, Jérusalem.
Le résultat est là. Environ 3 000 roquettes lancées de Gaza sur l’Etat israélien, 10 morts, dont un enfant, 294 blessés. La «riposte» israélienne contre Gaza ? Des dégâts considérables, la destruction de l’immeuble logeant l’Associated Press et Al-Jazeera, 200 morts dont au moins 58 enfants et plus de 1 200 blessés. Sans oublier les affrontements intercommunautaires en Israël même, dans des localités où Juifs et Arabes israéliens cohabitaient dans une sorte de modus vivendi depuis la fondation de l’Etat.
Plusieurs pays arabes du Moyen-Orient ont sacrifié la cause palestinienne pour passer des accords avec leur ennemi d’antan. La diplomatie européenne et américaine, quant à elle, préfère comme d’habitude ne pas hausser le ton et appelle mollement les deux parties à la désescalade. Elle semble avoir renoncé depuis longtemps à contraindre Israël au simple respect du droit international, sans parler des droits inaliénables des Palestiniens, y compris sur Jérusalem-Est.
Si tout le monde espère évidemment l’arrêt des hostilités entre Israël et le Hamas, rien n’annonce la fin de l’occupation, une négociation de fond, la paix, avec au bout un Etat palestinien à côté de l’Etat israélien. Les civils paient la note. Ils la paieront hélas encore.
Séparation quasi irréversible
Quant à ce qui se passe ici, en France, il n’y a rien de très nouveau à en dire : depuis la seconde Intifada, les répercussions du conflit israélo-palestinien façonnent largement les relations entre arabo-musulmans et juifs.
La majorité des juifs français est issue d’Afrique du Nord. Son histoire est profondément marquée par son passé dans les pays musulmans et par son exil, à la suite des indépendances. Ce passé de cohabitation a un temps été idéalisé, puis noirci à loisir. Et la douleur de l’exil a nourri la peur et la rancune. Les arabo-musulmans de France, eux, ont longtemps vécu, dans les mêmes immeubles, en harmonie avec les juifs originaires du Maghreb, notamment dans certaines banlieues. Mais le conflit israélo-palestinien a peu à peu transformé la relative cohabitation en relations hostiles. Certaines attaques ont pu prendre une coloration antisémite, rendant le dialogue souvent impossible, et inévitable le départ des juifs vers d’autres lieux de résidence.
Aux yeux des arabo-musulmans, les juifs de France, en s’identifiant à l’Etat d’Israël, seraient devenus les relais et les promoteurs de la violence «sioniste» dont leurs frères arabes de Palestine sont la cible. Aux yeux des juifs, les arabo-musulmans de France, en s’identifiant aux Palestiniens, seraient devenus les ennemis irréductibles d’Israël et des Juifs, et des antisémites potentiels. Les discours officiels de la communauté juive institutionnelle n’ont pas arrangé les choses. Les actes terroristes visant des juifs et le fait que les mouvances islamistes soient à la pointe du combat propalestinien ont rendu la séparation quasi irréversible.
Ceux qui, en France, soutiennent la cause palestinienne sans vouloir la destruction d’Israël, mais qui se permettent de critiquer, parfois durement, la politique de son gouvernement, sont allègrement rangés, par la droite, le centre, et même une partie de ce qui reste de la gauche, dans la catégorie infamante des antisémites telle que l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste les définit, une définition soutenue par Nétanyahou, et qui fait hélas autorité. Que vous soyez vous-même juif n’y changera rien : on vous classera comme anti-israélien, voire comme «juif antisémite», comme ennemi de son peuple, rongé par la haine de soi.
Soutien à la cause palestinienne
Dans l’atmosphère antimusulmane qui domine actuellement en France, le moindre mot, soutien à la cause palestinienne ou refus de la stigmatisation des musulmans, est désormais systématiquement retenu contre vous, et servira à vous stigmatiser à votre tour. Lorsque vous n’êtes pas «antisémite», vous êtes «islamo-gauchiste», «complice» des terroristes (d’ici ou de là-bas).
Une lourde chape pèse sur les citoyens qui souhaitent s’exprimer dans la rue ou dans leurs écrits contre ce qu’ils perçoivent comme un nouvel apartheid. Les manifestations de soutien aux Palestiniens à Paris, mercredi et samedi derniers, ont été interdites pour éviter, nous dit-on, slogans antisémites et actes de violence.
En réalité, ces accusations et ces mesures ne contribuent qu’à mettre de l’huile sur le feu, à faire taire les plus modérés d’entre nous, à aviver le rejet des Français juifs. Que ces derniers restent attachés à Israël, qu’ils y voient comme un dernier refuge au cas où, comme il est déjà arrivé dans l’histoire, ils seraient un jour lâchés par leur patrie, n’est pas un mystère, mais cela ne les rend pas étrangers à la France. Inversement, si certaines critiques radicales d’Israël cachent mal un véritable antisémitisme, ceux qui criminalisent a priori toute expression critique, ne sont rien d’autre que les alliés de la droite et de l’ultradroite nationalistes israéliennes, les fourriers de la guerre là-bas et du conflit ici.
Que faire quand on est juif et qu’on s’insurge contre l’occupation, contre le sort indigne fait aux Palestiniens, et qu’on déplore ce qui arrive aux Israéliens eux-mêmes ces derniers jours ? Se taire, fermer les yeux ? Ou dire qu’au vu de ce qui a tissé l’histoire des juifs pendant des siècles, nul juif ne peut faire comme si de rien n’était. Le dire, oui, et accepter de devenir un «traître» aux yeux d’un grand nombre des siens.
Il est bien loin, ce temps, dès les années 30, où des juifs américains, religieux ou laïcs, formaient une partie importante des progressistes blancs luttant, au côté des Noirs, pour l’égalité et les droits civiques. Cette alliance aussi a eu une fin.
Esther Benbassa est l’autrice de Etre juif après Gaza, CNRS Editions, 2009
Un apartheid vécu au quotidien par des êtres humains; dont certains sont citoyennes
et citoyens (souvent d'origine étrangère certes) de la Patrie voulue des
droits de l'homme.
Près de dix ans après la mort de Zyed et Bouna et les émeutes de
2005, les relations entre police et population sont toujours aussi
mauvaises. Mais contrairement à ce qui se passe outre-Atlantique, rien
ne bouge. Le gouvernement socialiste a manifestement d'autres priorités.
Un rapport sur le sujet, remis en juillet 2014 au ministre de
l'intérieur PS Bernard Cazeneuve, sommeille toujours sur son bureau.
Fruit d’un groupe de travail de six mois ayant associé des responsables
policiers et des sociologues, ce rapport a été escamoté du débat
public. Sa présentation, qui devait avoir lieu l’été dernier, ne cesse
d’être repoussée par Beauvau : d’abord à cause des élections
professionnelles au ministère de l’intérieur jugées peu propices à un
débat serein, puis des attentats de Paris qui ont chamboulé le
calendrier. Le ministère de l’intérieur répond travailler sur ces
sujets, notamment sur la formation initiale et continue, mais qu’il «n’y aura pas d’annonces avant l’été».
Les 48 propositions du
rapport Bergougnoux, dont une dizaine portent sur la relation
police-population, n’ont pourtant rien de révolutionnaire. Il suggère de
« simplifier » les points d’accueil, de donner « une place plus
importante aux attentes de la population » et de l’« informer
régulièrement sur les activités des services », en s’inspirant de la
politique d’« accountability » et du « community policing », développés
au Royaume-Uni et au Canada. Ce qui pourrait, selon cette étude, se
faire à effectifs constants : une ville comme Vancouver compte 222
policiers pour 100 000 habitants contre 330 pour 100 000 en France.
Le rapport cite également l’exemple des commissariats espagnols où des «
délégués à la participation citoyenne », connaissant « la réalité
sociale du quartier », sont chargés de rechercher médiation et
solutions. Il faut « davantage ouvrir les personnels aux différences
culturelles, développer leur capacité d’écoute et de médiation ». Quant
aux contrôles d’identité, ils sont « en partie détournés de leur
objectif » puisqu’ils « permettent d’identifier des personnes pour une
infraction sans relation avec la recherche initiale requise par le
parquet ».
Un meilleur recrutement est jugé « capital pour
sélectionner des hommes et femmes psychologiquement solides et à même de
conserver leur sang-froid en période de tension », pointe le rapport.
Il préconise aussi de mieux former les cadres de la police « à la
prévention des risques psychosociaux » afin de limiter les cas de
suicide. Il y est aussi question de déléguer le pouvoir aux échelons
locaux qui auraient la main « sur l’ensemble des services de la
direction générale de la police nationale » de leur territoire (sécurité
publique, PJ, PAF, etc.).
«Notre seul moyen d’action, c’est la peur et la contrainte»
Le diagnostic n'est pas nouveau. Avec la police de proximité instaurée
par la gauche en 1998, la France avait pris de l'avance sur ses voisins
en matière de contact avec la population. Depuis son arrêt de mort
prononcé par Nicolas Sarkozy en 2003, c’est l’inverse. En avril 2010,
Mediapart révélait le contenu d’une série de rapports enterrés
(encore...) par le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux. Ils
dénonçaient la banalisation des contrôles d'identité comme « mode
d'entrée en contact avec un individu ».
Par sa répétition au
quotidien, cette pratique policière produit « un effet dévastateur sur
les jeunes et l'ensemble des habitants du quartier ». « Les jeunes ont
une attitude de rejet devant les forces de sécurité, ce qui les conduit
notamment à avoir des comportements de fuite lorsqu'ils sont en présence
de policiers. » Pourquoi ? Une raison particulière était mise en avant :
« Les contacts entre les policiers (...) et les jeunes paraissent être
réduits aux contrôles d'identité, aux gardes à vue, à des contacts dans
les commissariats lors des interventions des jeunes pour leurs proches. »
En novembre 2011, une commissaire de police et le député Jean-Jacques
Urvoas, alors secrétaire national à la sécurité du PS, appelaient à «
rompre avec la logique selon laquelle la police n'a de comptes à rendre
qu'au ministre et au préfet » et à créer des « dispositifs d'évaluation
fondés sur la satisfaction des usagers ». « Je suis toujours étonné
qu'on puisse depuis un bureau place Beauvau définir les urgences à
Carcassonne ou à Montélimar », déclarait Jean-Jacques Urvoas,
aujourd'hui président de la commission des lois.
L'ex-sénateur PS
François Rebsamen, chargé des questions de sécurité dans l'équipe de
campagne de François Hollande, tenait le même discours. « Magistrats et
policiers rendront compte de leur action devant les habitants du
quartier, promettait-il peu avant la présidentielle. Il faudra laisser
les citoyens participer à la définition des objectifs de lutte contre la
délinquance. » Sans se prononcer sur un récépissé, il affirmait : « Il
est clair que les contrôles au faciès doivent être interdits. (…) La
rupture avec la politique du chiffre et le retour de la police de
proximité permettront d'éviter ces comportements.»
Résultat ?
Dès l'été 2012, l'ex-ministre de l’intérieur Manuel Valls, soucieux de
donner un gage aux syndicats de police, enterra la proposition de
récépissé. La lutte contre les contrôles au faciès se limita à un
toilettage du code de déontologie de la police et de la gendarmerie, au
retour d’un numéro – illisible – sur les uniformes, et à l’apparition de
caméras boutonnières. Révélée par Libération, une circulaire du 25 mars
2015 demande bien aux préfets d’œuvrer à l’amélioration des rapports
entre les jeunes et les forces de sécurité dans les zones de sécurité
prioritaire, avec un appel à projet à la clef. Mais plusieurs des
membres de la « cellule d’animation nationale » prévue ont appris son
existence dans la presse. Et, deux mois après, ils n’ont toujours pas
été contactés. « Former une commission sans en informer les membres,
c’est dire l’importance accordée au sujet », s’agace l’un d’eux.
Même du côté des policiers, certains s’impatientent. Dans un communiqué
se félicitant de la relaxe des agents, Unité SGP Police FO a dénoncé le
18 mai « l’abandon d’une réelle police du quotidien ». « Le climat de
défiance qui règne entre policiers et habitants des quartiers populaires
doit faire l’objet d’un traitement politique », réclame le deuxième
syndicat de gardiens de la paix et de gradés, plutôt marqué à gauche.
L’un de ses délégués nationaux, Stéphane Liévin, juge l’appel à projet
du ministère intéressant mais insuffisant « tant qu’on ne réimplante pas
les structures de police dans les quartiers, avec des agents qui
connaissent les gens qui y vivent ». « Le constat du creusement du fossé
entre police et population ne date pas d'aujourd'hui, n'est-il pas
temps de passer à l'action ? », demande le policier.
Les
solutions sont connues. « Il faut réellement rompre avec la politique du
chiffre, assumer que si les statistiques de la délinquance constatée
remontent, ce n’est pas forcément que la sécurité se dégrade mais que
les policiers sont plus disponibles pour prendre des plaintes par
exemple », dit Stéphane Liévin. Mais le syndicaliste constate que « les
commandes au sein du ministère de l’intérieur répondent difficilement
sur ce sujet ». Et que le gouvernement semble « paralysé par la
sémantique ultralibérale qui a simplifié à l’outrance le débat : c’est
soit la répression, soit le laxisme ».
Il y a pourtant urgence.
Une étude réalisée fin 2012 auprès de quelque 14 000 adolescents de la
région grenobloise et lyonnaise montre que seuls 62 % de ces jeunes
déclarent « faire confiance » à la police. Cette défiance est deux fois
plus forte dans les quartiers sensibles : près de deux mineurs sur trois
déclarent s'en méfier, ce qui représente « des centaines voire des
milliers de jeunes selon les quartiers », remarque l’un des auteurs, le
sociologue Sébastian Roché.
« Nous voulions pousser les pouvoirs
publics à s’interroger, explique le chercheur du CNRS. Comment fait-on
la police dans des quartiers où les policiers sont perçus comme une
force hostile, violente et discriminatoire ? C’est quand même un sacré
problème. » Mais, à part une présentation à Lyon devant l’ensemble des
chefs de service, l’étude n’a provoqué aucune réaction officielle. «
Manuel Valls parle de ghetto, pas des relations police-population,
regrette Sébastian Roché. Or, pour changer une organisation de 130 000
personnes syndiquée à 80 % et dont dépend directement l’exécutif, il
faut quelqu’un qui ait une réelle volonté. »
Lors du procès, les
avocats des familles de Zyed et Bouna ont reproché à l’un des policiers
de ne pas avoir crié pour alerter les adolescents de la dangerosité du
site EDF. « En cinq ans dans le 93, je ne me souviens pas d'avoir vu
énormément de personnes s'arrêtant en entendant "Police, arrêtez-vous"
», a rétorqué le policier. Près de dix ans après, on en est toujours là.
« “Évidemment !”, réagit un policier de brigade anticriminalité. Notre
seul moyen d’action, c’est la peur et la contrainte. » Âgé d’une
trentaine d’années, ce fonctionnaire, recruté « avec le gros des troupes
à l’époque Sarkozy », n’a « pas connu la police à papa ». « Il n’y a
pas de relation de confiance, même avec les adultes, dit-il. La seule
relation où ça peut exister c’est avec un informateur, car on sait qu’on
se tient l’un l’autre. C’est triste, mais je n'ai connu que ça.»
«Dans les faits, c’est la pratique sarkozyste qui demeure»
Selon les acteurs de terrain, les rapports entre policiers et habitants
des quartiers n’ont fait qu’empirer depuis 2005. « Les retours sur le
terrain montrent plutôt une dégradation et en particulier depuis
l’élection de François Hollande qui s’était engagé sur les contrôles au
faciès, souligne Sihame Assbague. Il y a toujours des contrôles au
faciès, c’est toujours difficile de faire valoir ses droits face à
l’institution policière, et il y a eu une douzaine de morts aux mains de
la police par an en 2013 et 2014, même si on en parle beaucoup moins
qu’outre-Atlantique. »
« Le gouvernement socialiste a un peu
modifié le discours, mais dans les faits, c’est la pratique sarkozyste
qui demeure », constate un haut fonctionnaire, sous couvert d’anonymat.
Bannie du vocable de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, la culture du
chiffre imprègne par exemple toujours la hiérarchie policière. « Au
niveau du quotidien, les chefs de service regardent toujours les
indicateurs qui remontent à la direction, il y a toujours la même
pression », dit le sociologue Sébastian Roché.
Les seules
expérimentations ont lieu localement dans le cadre des zones de sécurité
prioritaires (ZSP). « Il y a une paralysie du système politique alors
que paradoxalement l’institution est prête à entendre un certain nombre
de critiques, estime le sociologue Christian Mouhanna. Lors des assises
de la formation [en février 2013 - ndlr], des policiers ont joué le jeu
et emmené une vraie réflexion. Ils avaient pu constater in vivo sous
Sarkozy que la tolérance zéro ne fonctionnait pas. Mais il ne se passe
rien. »
Au sein des forces de l’ordre, c’est la figure du
chasseur qui continue à être promue — « Vous êtes des guerriers », lance
par exemple un patron de la sécurité publique à ses hommes. Tandis que
les unités qui font un travail de déminage et de dialogue sont perçues
comme des « travailleurs sociaux ». « Il faut des changements de
philosophie policière très forts, affirme Fabien Jobard. Tant qu’on ne
dira pas aux policiers à leur arrivée en école qu’ils feront peu de
chasse aux voleurs, qu’ils arrêteront peu de délinquants en flagrant
délit, utiliseront rarement la force, qu’il faudra être à l’écoute et
gagner la confiance des populations fragilisées, car la police est
souvent la dernière administration disponible, on n’y arrivera pas.
Depuis une décennie le politique ne parle de la police qu’en termes
martiaux et machos. »
Les associations – du collectif Stop le
contrôle au faciès à la fondation Open society justice initiative – se
heurtent à un mur. Alors qu’elles se montrent de bonne volonté. « La
demande de récépissé n’est pas pour taper sur les flics, au contraire,
souligne Sihame Assbague. Si j’étais ministre de l’intérieur, je
m’assurerais que les policiers aient les moyens de faire leur travail.
Est-ce normal qu’ils ne puissent plus rentrer dans les quartiers, qu’ils
ne se sentent plus en sécurité, que les jeunes se mettent à courir
quand ils les voient ? » Qu’est-ce qui bloque ? Outre le poids de
l’institution policière et la surenchère sécuritaire – « pour être élu,
c’est à celui qui sera le plus offrant en matière de sécurité, sécurité
rimant avec répression » –, Sihame Assbague identifie une troisième
raison. « Les abus policiers touchent principalement une partie de la
population, envers laquelle il y a un mépris des politiques »,
estime-t-elle.
Xenophobia is an expression of a terrible failure of memory. We are
forgetting the long years of struggle against ethnic and related forms
of identity mobilisation. We are forgetting the support given by the
peoples of the African continent to the struggle against apartheid. And
we are forgetting the legacies of liberation stalwarts like Nelson
Mandela, Ahmed Kathrada and many other veterans of the struggle.
The Nelson Mandela Foundation, Ahmed Kathrada Foundation and Anant
Singh and Videovision Entertainment call on all South Africans to take
responsibility for embracing the hospitality that defines our democratic
order and to work together to find solutions to a problem which is
destroying lives and bringing South Africa shame internationally. We
urge those in leadership positions to lead. We encourage all who can
lead to become leaders. We offer you this short film to be inspired to
find humility and leadership in whatever contexts you find yourselves
in.
Xénophobie en Afrique du Sud : l'échec de l'héritage Mandela
http://www.lanouvelletribune.info
Il représentait la paix et la tolérance entre les peuples. Nelson
Mandela a dévoué sa vie à son peuple pour que celui-ci les fils et
filles sud-africains apprennent à vivre ensemble. Pour que son peuple
mérite et comprenne le sens du terme "pays arc-en-ciel".
Mais Nelson Mandela n'aurait pas pu prévoir de telles choses. Lui qui
a vu son peuple au bord de l'affrontement fratricide. A l'époque, le
peuple noir sud-africain était divisé en deux camps. Ceux qui voulaient
et acceptaient le pardon, et ceux qui voulaient en découdre avec
l'oppresseur. Nelson Mandela a pu sortir son peuple de cette spirale de
violence. Mais l'après apartheid n'a, visiblement, pas été gérée comme
il se doit; puisque ce peuple, celui du pays arc-en-ciel, ne supporte
plus les couleurs venues d'ailleurs.
Violences insensées
Pourquoi s'en prendre à des populations au motif que ces dernières
sont étrangères. Que gagnent-ils à s'en prendre aux minorités
africaines? Ces questions sont sur les lèvres de la plupart des
africains. Et bon nombre parmi eux, à travers le continent, sont
incrédules face à de telles barbaries. "Après tout le soutien qu'ils ont reçu du reste de l'Afrique pendant l'apartheid?"
s'interroge Jules sur son profil Facebook. Les Africains se sentent
trahis en général, et observent impuissants et avec horreur, les
images venant du pays de Mandela, celui-là même que le continent entier pleurait il ya peu.
Il faut dire, que la répartition des richesses, et la baisse des
inégalités reste et demeure un problème central, malgré la chute du
régime raciste de l'apartheid.
Le gouvernement de Mandela, puis celui de Thabo Mbeki et ensuite celui
de Zuma ont réussi à créer une petite classe moyenne dans la
communauté noire, mais bien trop de citoyens végètent encore dans des
situations financières instables. Pour vaincre cette montée de
xénophobie, il faudra bien plus que des mots, mais aussi des campagnes
de sensibilisation. Il faudra également travailler à réduire les
inégalités sociales dans un pays qui se veut multiculturel.
Quoi qu'il en soit, ces violences injustes feront tache dans
l'histoire de ce jeune pays, et les politiciens de tous bords, porteront
à jamais une grande partie des responsabilités.
Au moins sept morts et 5 000 déplacés. C’est le
bilan des violences xénophobes qui ont secoué l'Afrique du Sud ces
dernières semaines et qui visent des étrangers africains. La pression
diplomatique s'accentue pour éviter une répétition du scénario de 2008,
lorsque des violences similaires avaient fait 62 morts. Dans une tribune
initialement publiée sur les réseaux sociaux, Achille Mbembe, historien
et philosophe camerounais, professeur à l’université de Wits à
Johannesburg, s’insurge contre ce qu'il qualifie de véritable « chasse » aux étrangers et tente de comprendre l'origine de cette haine. Il est l’invité de Florence Morice.
« Je
ressens une énorme honte à la fois pour l’Afrique du Sud et pour
l’Afrique en générale. Beaucoup de honte, parce qu’au fond, petit à
petit, une idéologie de la haine est en train de s’ancrer dans la
mentalité sud-africaine et il sera, à mon avis, assez difficile de
déraciner cette idéologie. […] La communauté noire ne forme plus
un seul bloc comme elle avait tendance à le faire à l’époque de
l’apartheid. Les inégalités se sont largement accrues, l’isolation de
l’Afrique du Sud en terme culturel également, et le niveau d’ignorance
que les Sud-Africains entretiennent à l’égard du monde en général, et du
continent en particulier, est allé croissant. »
En 2015, on demande encore à des Français de troisième ou quatrième
génération de s’intégrer… L’historien Benjamin Stora dénonce le discours
dépassé de nos élites et ses relents colonialistes.
Historien, professeur à l'université
Paris-XIII, Benjamin Stora est né en 1950 à Constantine (alors Algérie
française). Spécialiste du Maghreb contemporain, de l'Algérie et de
l'immigration en France (1), il est depuis août dernier président du
conseil d'orientation de la Cité nationale de l'histoire de
l'immigration.
A partir de quand parle-t-on d’intégration en France ?
Jusque dans les années 50, la République pratique l'« assimilation ».
On ne demandait pas aux Corses ou aux Bretons d'abandonner leurs
origines, mais de respecter les mœurs de vie française, notamment la
langue. Logiquement, la France a adopté cette approche avec l'Algérie,
puisque celle-ci était considérée comme française. Dans les années 30,
des personnages comme le leader nationaliste Ferhat Abbas étaient
d'ailleurs qualifiés d'« assimilationnistes », de façon non
péjorative. Ils disaient : « Oui à l'assimilation culturelle, car la
France nous apporte la République, la modernité, la culture. Mais nous
voulons rester musulmans. » A la question « peut-on être français et
musulman à part entière ? », Abbas répondait donc par l'affirmative.
Mais la montée des nationalismes et la décolonisation vont tout
bouleverser.
D’où le nouveau terme d’intégration?
Oui, et c'est Jacques Soustelle (1912-1990), nommé gouverneur général
d'Algérie par la gauche en 1955, qui parle le premier d'intégration.
Cet ethnologue de formation cherchait un terme qui permette de préserver
les traditions culturelles des populations locales tout en avançant la
carte de l'égalité politique : « Instruire et construire, explique-t-il, aider
à vivre mieux, accélérer le mouvement de progrès déjà imprimé par la
France à cette province qui lui est si chère, tels sont nos objectifs. » Intégration devient son mot-clé, puis celui des socialistes quand ils arrivent au pouvoir en janvier 1956.
Pour le général de Gaulle, ensuite, trois solutions s'offrent à la
France face au problème algérien (comme il le souligne dans son célèbre
discours du 16 septembre 1959) : la « sécession » de l'Algérie, éventualité qu'il a d'abord rejetée ; la « francisation »,
qui aurait permis aux Algériens d'accéder aux fonctions politiques,
administratives, judiciaires – mais le terme était trop outrancier pour
être adopté. Et une troisième voie, qui avait sa préférence, l'« association »,
qui impliquait une forme d'égalité entre deux entités distinctes.
L'indépendance de l'Algérie, en 1962, a momentanément évacué cette
notion d'intégration qui n'avait plus lieu d'être.
Pourtant, elle va ressurgir…
Oui, au tournant des années 70 et 80, quand les enfants des immigrés
algériens, qui ont acquis une forte visibilité, mettent la question des «
Beurs » sur le devant de la scène. Et le fantôme algérien revient. Il
s'agit alors d'éviter les erreurs du passé, de ne pas se retrouver
coincé entre assimilation radicale et séparation. Les socialistes
ressortent l'intégration : mot-valise, consensuel, compromis qui définit
les conditions d'entrée dans la société française. Il leur permet
aussi, dans le milieu des années 80, de lutter contre le
différentialisme porté par les mouvements antiracistes de l'époque –
notamment SOS Racisme, le Mrap, la Licra – qui s'inscrivent dans une
perspective de valorisation des différences.
Depuis, le mot d’intégration n’a plus quitté le débat public…
D'où la question que les enfants des Beurs posent dans les années
2000 : « Pourquoi parler d'intégration puisque nous sommes français ? »
Tout se passe comme si, en persistant dans l'usage de ce terme, on
continuait à leur demander un droit d'entrée. A chaque fois que la
société traverse un moment de crise, avec le voile ou, plus récemment,
l'émergence de jeunes djihadistes, on dit : « Il faut mieux les
intégrer. » Alors que beaucoup d'entre eux sont des Français de
troisième, voire de quatrième génération, et qu'ils ont souvent perdu
l'usage de la langue arabe ! La vraie question est ailleurs : comment
ces Français vivent-ils le fait d'être originaires de territoires situés
hors de France ?
Vous estimez qu’on ne se la pose pas assez?
Nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques refusent de
voir l'évolution de la société réelle et accusent un retard considérable
dans leur perception de la présence maghrébine en France. Je parle
volontairement du Maghreb, car 80 % de ceux qu'on appelle les « musulmans »
sont d'origine maghrébine. Or, nous ne connaissons rien de l'histoire
du Maghreb au XXe siècle, et, par facilité, nous cherchons à tout
ramener à la question religieuse, c'est-à-dire à l'islam. Mais nous ne
sommes pas face à une communauté homogène, qu'on pourrait désigner par «
les Musulmans-issus-de-quartorze-siècles-d'histoire-musulmane »!
Nous parlons de gens issus d'une géographie, d'une histoire à chaque
fois différente, dont on ne sait rien en France. Six millions de
Français viennent de là. Comment vivre et dialoguer avec eux si personne
ne connaît les responsables politiques, écrivains, artistes ou
congrégations religieuses qui ont fait cette histoire ? Il faut
enseigner cette dernière si l'on veut intégrer ces populations dans un
récit national républicain.
Une histoire qui renvoie aussi à des souvenirs douloureux…
Aujourd'hui, le Maghreb n'est appréhendé que dans la perspective de
son rapport conflictuel avec la France, c'est-à-dire la guerre
d'Algérie. Les études historiques plus larges ont certes progressé, mais
on commence toujours par la fin : les accords d'Evian de 1962, la
question des harkis ou des pieds-noirs… Ce qui précède, ce qui suit,
reste un vaste trou noir.
L’opinion publique est parfois heurtée quand certains jeunes
Français brandissent le drapeau algérien lors de manifestations
sportives. Comment expliquer leur attitude ?
Les jeunes d'origine algérienne ne sont pas les seuls à brandir un
drapeau qui est celui de leurs parents, ou de leurs grands-parents.
C'est aussi le cas de jeunes d'origine portugaise par exemple, mais on
ne l'évoque que rarement (cela a été vu lors de la dernière Coupe du
monde de football). Leur geste signifie qu'ils restent attachés à une
origine familiale ; ce qui ne veut pas dire, loin de là, qu'ils sont
contre la France.
A mon avis, ce qui choque, c'est que ces manifestations
d'attachement, qui ont toujours existé dans la sphère privée, débordent
désormais dans l'espace public. La frontière entre public et privé
s'efface sur bien d'autres aspects, par exemple religieux, mais cette
attitude nous renseigne surtout sur l'état de crise du modèle
républicain français : il est incapable d'unir ses différentes
composantes autour d'un projet, d'un vivre-ensemble communs.
Pourquoi la question de l’intégration semble-t-elle beaucoup moins
concerner les autres immigrations, italienne, polonaise, espagnole ou
portugaise ?
Pour la bonne raison qu'elle a été inventée pour l'immigration
algérienne et renvoie à l'histoire coloniale. Nous n'avons pas le même
contentieux avec les autres immigrations, même si leur entrée a aussi
été douloureuse, notamment pour les Italiens et les Polonais. Si l'on se
polarise sur l'immigration maghrébine, c'est aussi parce que
l'imaginaire occidental sur l'islam – ses valeurs jugées rétrogrades,
son prosélytisme redouté et son inadaptation supposée à la démocratie –
s'est surajouté à l'histoire coloniale.
A quoi s'ajoute aujourd'hui la question de la concurrence ou de la
coopération économique d'un Maghreb très proche, et en expansion, qui
comptera bientôt 100 millions d'habitants. Est-ce une menace ou une
opportunité ? Les élites françaises hésitent. Et, à force d'hésiter, la
France perd des marchés de l'autre côté de la Méditerranée, comme en
Algérie, où elle n'aura bientôt plus sa place de premier partenaire
économique. C'est historique.
Finalement, peut-on dire que l’intégration a fonctionné?
Contrairement à ce qu'affirment Eric Zemmour et d'autres, je pense
que notre modèle républicain est plutôt une réussite. Ces dernières
décennies, des Français « nouvelle manière » sont entrés dans la
société, tout en restant attachés à leurs origines. A la marge, on
trouve bien sûr des individus radicalisés, qui veulent détruire le
système. Mais l'immense majorité des descendants des immigrations
maghrébines postcoloniales ne se vit pas autrement que comme française.
Ce qui n'empêche pas que d'immenses progrès restent à faire. Ils
concernent les nouvelles générations au sens large, et pas seulement
celles liées au Maghreb. La France a profondément changé, et les jeunes –
tous les jeunes ! –, premières victimes du chômage, sont
sous-représentés dans les institutions. Il est indispensable que les
partis politiques, les syndicats, les médias leur donnent la place qui
leur revient. Une société ne peut oublier ceux qui représentent son
avenir.
It is a rare honor in this life to follow one of your heroes. And John Lewis is one of my heroes.
Now, I have to imagine that when a younger John Lewis woke up that
morning 50 years ago and made his way to Brown Chapel, heroics were not
on his mind. A day like this was not on his mind. Young folks with
bedrolls and backpacks were milling about. Veterans of the movement
trained newcomers in the tactics of non-violence; the right way to
protect yourself when attacked. A doctor described what tear gas does to
the body, while marchers scribbled down instructions for contacting
their loved ones. The air was thick with doubt, anticipation and fear.
And they comforted themselves with the final verse of the final hymn
they sung:
“No matter what may be the test, God will take care of you;
Lean, weary one, upon His breast, God will take care of you.”
And then, his knapsack stocked with an apple, a toothbrush, and a
book on government — all you need for a night behind bars — John Lewis
led them out of the church on a mission to change America.
President and Mrs. Bush, Governor Bentley, Mayor Evans, Sewell,
Reverend Strong, members of Congress, elected officials, foot soldiers,
friends, fellow Americans:
As John noted, there are places and moments in America where this
nation’s destiny has been decided. Many are sites of war — Concord and
Lexington, Appomattox, Gettysburg. Others are sites that symbolize the
daring of America’s character — Independence Hall and Seneca Falls,
Kitty Hawk and Cape Canaveral.
Selma is such a place. In one afternoon 50 years ago, so much of our
turbulent history — the stain of slavery and anguish of civil war; the
yoke of segregation and tyranny of Jim Crow; the death of four little
girls in Birmingham; and the dream of a Baptist preacher — all that
history met on this bridge.
It was not a clash of armies, but a clash of wills; a contest to
determine the true meaning of America. And because of men and women like
John Lewis, Joseph Lowery, Hosea Williams, Amelia Boynton, Diane Nash,
Ralph Abernathy, C.T. Vivian, Andrew Young, Fred Shuttlesworth, Dr.
Martin Luther King, Jr., and so many others, the idea of a just America
and a fair America, an inclusive America, and a generous America — that
idea ultimately triumphed.
As is true across the landscape of American history, we cannot
examine this moment in isolation. The march on Selma was part of a
broader campaign that spanned generations; the leaders that day part of a
long line of heroes.
We gather here to celebrate them. We gather here to honor the courage
of ordinary Americans willing to endure billy clubs and the chastening
rod; tear gas and the trampling hoof; men and women who despite the gush
of blood and splintered bone would stay true to their North Star and
keep marching towards justice.
They did as Scripture instructed: “Rejoice in hope, be patient in
tribulation, be constant in prayer.” And in the days to come, they went
back again and again. When the trumpet call sounded for more to join,
the people came –- black and white, young and old, Christian and Jew,
waving the American flag and singing the same anthems full of faith and
hope. A white newsman, Bill Plante, who covered the marches then and who
is with us here today, quipped that the growing number of white people
lowered the quality of the singing. To those who marched, though, those
old gospel songs must have never sounded so sweet.
In time, their chorus would well up and reach President Johnson. And
he would send them protection, and speak to the nation, echoing their
call for America and the world to hear: “We shall overcome.” What
enormous faith these men and women had. Faith in God, but also faith in
America.
The Americans who crossed this bridge, they were not physically
imposing. But they gave courage to millions. They held no elected
office. But they led a nation. They marched as Americans who had endured
hundreds of years of brutal violence, countless daily indignities –-
but they didn’t seek special treatment, just the equal treatment
promised to them almost a century before.
What they did here will reverberate through the ages. Not because the
change they won was preordained; not because their victory was
complete; but because they proved that nonviolent change is possible,
that love and hope can conquer hate.
As we commemorate their achievement, we are well-served to remember
that at the time of the marches, many in power condemned rather than
praised them. Back then, they were called Communists, or half-breeds, or
outside agitators, sexual and moral degenerates, and worse –- they were
called everything but the name their parents gave them. Their faith was
questioned. Their lives were threatened. Their patriotism challenged.
And yet, what could be more American than what happened in this
place?What could more profoundly vindicate the idea of America than
plain and humble people –- unsung, the downtrodden, the dreamers not of
high station, not born to wealth or privilege, not of one religious
tradition but many, coming together to shape their country’s course?
What greater expression of faith in the American experiment than
this, what greater form of patriotism is there than the belief that
America is not yet finished, that we are strong enough to be
self-critical, that each successive generation can look upon our
imperfections and decide that it is in our power to remake this nation
to more closely align with our highest ideals?
That’s why Selma is not some outlier in the American experience.
That’s why it’s not a museum or a static monument to behold from a
distance. It is instead the manifestation of a creed written into our
founding documents: “We the People…in order to form a more perfect
union.” “We hold these truths to be self-evident, that all men are
created equal.”
These are not just words. They’re a living thing, a call to action, a
roadmap for citizenship and an insistence in the capacity of free men
and women to shape our own destiny. For founders like Franklin and
Jefferson, for leaders like Lincoln and FDR, the success of our
experiment in self-government rested on engaging all of our citizens in
this work. And that’s what we celebrate here in Selma. That’s what this
movement was all about, one leg in our long journey toward freedom.
The American instinct that led these young men and women to pick up
the torch and cross this bridge, that’s the same instinct that moved
patriots to choose revolution over tyranny. It’s the same instinct that
drew immigrants from across oceans and the Rio Grande; the same instinct
that led women to reach for the ballot, workers to organize against an
unjust status quo; the same instinct that led us to plant a flag at Iwo
Jima and on the surface of the Moon.
It’s the idea held by generations of citizens who believed that
America is a constant work in progress; who believed that loving this
country requires more than singing its praises or avoiding uncomfortable
truths. It requires the occasional disruption, the willingness to speak
out for what is right, to shake up the status quo. That’s America.
That’s what makes us unique. That’s what cements our reputation as a
beacon of opportunity. Young people behind the Iron Curtain would see
Selma and eventually tear down that wall. Young people in Soweto would
hear Bobby Kennedy talk about ripples of hope and eventually banish the
scourge of apartheid. Young people in Burma went to prison rather than
submit to military rule. They saw what John Lewis had done. From the
streets of Tunis to the Maidan in Ukraine, this generation of young
people can draw strength from this place, where the powerless could
change the world’s greatest power and push their leaders to expand the
boundaries of freedom.
They saw that idea made real right here in Selma, Alabama. They saw that idea manifest itself here in America.
Because of campaigns like this, a Voting Rights Act was passed.
Political and economic and social barriers came down. And the change
these men and women wrought is visible here today in the presence of
African Americans who run boardrooms, who sit on the bench, who serve in
elected office from small towns to big cities; from the Congressional
Black Caucus all the way to the Oval Office.
Because of what they did, the doors of opportunity swung open not
just for black folks, but for every American. Women marched through
those doors. Latinos marched through those doors. Asian Americans, gay
Americans, Americans with disabilities — they all came through those
doors. Their endeavors gave the entire South the chance to rise again,
not by reasserting the past, but by transcending the past.
What a glorious thing, Dr. King might say. And what a solemn debt we
owe. Which leads us to ask, just how might we repay that debt?
First and foremost, we have to recognize that one day’s
commemoration, no matter how special, is not enough. If Selma taught us
anything, it’s that our work is never done. The American experiment in
self-government gives work and purpose to each generation.
Selma teaches us, as well, that action requires that we shed our
cynicism. For when it comes to the pursuit of justice, we can afford
neither complacency nor despair.
Just this week, I was asked whether I thought the Department of
Justice’s Ferguson report shows that, with respect to race, little has
changed in this country. And I understood the question; the report’s
narrative was sadly familiar. It evoked the kind of abuse and disregard
for citizens that spawned the Civil Rights Movement. But I rejected the
notion that nothing’s changed. What happened in Ferguson may not be
unique, but it’s no longer endemic. It’s no longer sanctioned by law or
by custom. And before the Civil Rights Movement, it most surely was.
We do a disservice to the cause of justice by intimating that bias
and discrimination are immutable, that racial division is inherent to
America. If you think nothing’s changed in the past 50 years, ask
somebody who lived through the Selma or Chicago or Los Angeles of the
1950s. Ask the female CEO who once might have been assigned to the
secretarial pool if nothing’s changed. Ask your gay friend if it’s
easier to be out and proud in America now than it was thirty years ago.
To deny this progress, this hard-won progress -– our progress –- would
be to rob us of our own agency, our own capacity, our responsibility to
do what we can to make America better.
Of course, a more common mistake is to suggest that Ferguson is an
isolated incident; that racism is banished; that the work that drew men
and women to Selma is now complete, and that whatever racial tensions
remain are a consequence of those seeking to play the “race card” for
their own purposes. We don’t need the Ferguson report to know that’s not
true. We just need to open our eyes, and our ears, and our hearts to
know that this nation’s racial history still casts its long shadow upon
us.
We know the march is not yet over. We know the race is not yet won.
We know that reaching that blessed destination where we are judged, all
of us, by the content of our character requires admitting as much,
facing up to the truth. “We are capable of bearing a great burden,”
James Baldwin once wrote, “once we discover that the burden is reality
and arrive where reality is.”
There’s nothing America can’t handle if we actually look squarely at
the problem. And this is work for all Americans, not just some. Not just
whites. Not just blacks. If we want to honor the courage of those who
marched that day, then all of us are called to possess their moral
imagination. All of us will need to feel as they did the fierce urgency
of now. All of us need to recognize as they did that change depends on
our actions, on our attitudes, the things we teach our children. And if
we make such an effort, no matter how hard it may sometimes seem, laws
can be passed, and consciences can be stirred, and consensus can be
built.
With such an effort, we can make sure our criminal justice system
serves all and not just some. Together, we can raise the level of mutual
trust that policing is built on –- the idea that police officers are
members of the community they risk their lives to protect, and citizens
in Ferguson and New York and Cleveland, they just want the same thing
young people here marched for 50 years ago -– the protection of the law.
Together, we can address unfair sentencing and overcrowded prisons, and
the stunted circumstances that rob too many boys of the chance to
become men, and rob the nation of too many men who could be good dads,
and good workers, and good neighbors.
With effort, we can roll back poverty and the roadblocks to
opportunity. Americans don’t accept a free ride for anybody, nor do we
believe in equality of outcomes. But we do expect equal opportunity. And
if we really mean it, if we’re not just giving lip service to it, but
if we really mean it and are willing to sacrifice for it, then, yes, we
can make sure every child gets an education suitable to this new
century, one that expands imaginations and lifts sights and gives those
children the skills they need. We can make sure every person willing to
work has the dignity of a job, and a fair wage, and a real voice, and
sturdier rungs on that ladder into the middle class.
And with effort, we can protect the foundation stone of our democracy
for which so many marched across this bridge –- and that is the right
to vote. Right now, in 2015, 50 years after Selma, there are laws across
this country designed to make it harder for people to vote. As we
speak, more of such laws are being proposed. Meanwhile, the Voting
Rights Act, the culmination of so much blood, so much sweat and tears,
the product of so much sacrifice in the face of wanton violence, the
Voting Rights Act stands weakened, its future subject to political
rancor.
How can that be? The Voting Rights Act was one of the crowning
achievements of our democracy, the result of Republican and Democratic
efforts. President Reagan signed its renewal when he was in office.
President George W. Bush signed its renewal when he was in office. One
hundred members of Congress have come here today to honor people who
were willing to die for the right to protect it. If we want to honor
this day, let that hundred go back to Washington and gather four hundred
more, and together, pledge to make it their mission to restore that law
this year. That’s how we honor those on this bridge.
Of course, our democracy is not the task of Congress alone, or the
courts alone, or even the President alone. If every new
voter-suppression law was struck down today, we would still have, here
in America, one of the lowest voting rates among free peoples. Fifty
years ago, registering to vote here in Selma and much of the South meant
guessing the number of jellybeans in a jar, the number of bubbles on a
bar of soap. It meant risking your dignity, and sometimes, your life.
What’s our excuse today for not voting? How do we so casually discard
the right for which so many fought? How do we so fully give away our
power, our voice, in shaping America’s future? Why are we pointing to
somebody else when we could take the time just to go to the polling
places? We give away our power.
Fellow marchers, so much has changed in 50 years. We have endured war
and we’ve fashioned peace. We’ve seen technological wonders that touch
every aspect of our lives. We take for granted conveniences that our
parents could have scarcely imagined. But what has not changed is the
imperative of citizenship; that willingness of a 26-year-old deacon, or a
Unitarian minister, or a young mother of five to decide they loved this
country so much that they’d risk everything to realize its promise.
That’s what it means to love America. That’s what it means to believe
in America. That’s what it means when we say America is exceptional.
For we were born of change. We broke the old aristocracies, declaring
ourselves entitled not by bloodline, but endowed by our Creator with
certain inalienable rights. We secure our rights and responsibilities
through a system of self-government, of and by and for the people.
That’s why we argue and fight with so much passion and
conviction — because we know our efforts matter. We know America is what
we make of it.
Look at our history. We are Lewis and Clark and Sacajawea, pioneers
who braved the unfamiliar, followed by a stampede of farmers and miners,
and entrepreneurs and hucksters. That’s our spirit. That’s who we are.
We are Sojourner Truth and Fannie Lou Hamer, women who could do as
much as any man and then some. And we’re Susan B. Anthony, who shook the
system until the law reflected that truth. That is our character.
We’re the immigrants who stowed away on ships to reach these shores,
the huddled masses yearning to breathe free –- Holocaust survivors,
Soviet defectors, the Lost Boys of Sudan. We’re the hopeful strivers who
cross the Rio Grande because we want our kids to know a better life.
That’s how we came to be.
We’re the slaves who built the White House and the economy of the
South. We’re the ranch hands and cowboys who opened up the West, and
countless laborers who laid rail, and raised skyscrapers, and organized
for workers’ rights.
We’re the fresh-faced GIs who fought to liberate a continent. And
we’re the Tuskeegee Airmen, and the Navajo code-talkers, and the
Japanese Americans who fought for this country even as their own liberty
had been denied.
We’re the firefighters who rushed into those buildings on 9/11, the
volunteers who signed up to fight in Afghanistan and Iraq. We’re the gay
Americans whose blood ran in the streets of San Francisco and New York,
just as blood ran down this bridge.
We are storytellers, writers, poets, artists who abhor unfairness,
and despise hypocrisy, and give voice to the voiceless, and tell truths
that need to be told.
We’re the inventors of gospel and jazz and blues, bluegrass and
country, and hip-hop and rock and roll, and our very own sound with all
the sweet sorrow and reckless joy of freedom.
We are Jackie Robinson, enduring scorn and spiked cleats and pitches
coming straight to his head, and stealing home in the World Series
anyway.
We are the people Langston Hughes wrote of who “build our temples for
tomorrow, strong as we know how.” We are the people Emerson wrote of,
“who for truth and honor’s sake stand fast and suffer long;” who are
“never tired, so long as we can see far enough.”
That’s what America is. Not stock photos or airbrushed history, or
feeble attempts to define some of us as more American than others. We
respect the past, but we don’t pine for the past. We don’t fear the
future; we grab for it. America is not some fragile thing. We are large,
in the words of Whitman, containing multitudes. We are boisterous and
diverse and full of energy, perpetually young in spirit. That’s why
someone like John Lewis at the ripe old age of 25 could lead a mighty
march.
And that’s what the young people here today and listening all across
the country must take away from this day. You are America. Unconstrained
by habit and convention. Unencumbered by what is, because you’re ready
to seize what ought to be.
For everywhere in this country, there are first steps to be taken,
there’s new ground to cover, there are more bridges to be crossed. And
it is you, the young and fearless at heart, the most diverse and
educated generation in our history, who the nation is waiting to follow.
Because Selma shows us that America is not the project of any one
person. Because the single-most powerful word in our democracy is the
word “We.” “We The People.” “We Shall Overcome.” “Yes We Can.” That word
is owned by no one. It belongs to everyone. Oh, what a glorious task we
are given, to continually try to improve this great nation of ours.
Fifty years from Bloody Sunday, our march is not yet finished, but
we’re getting closer. Two hundred and thirty-nine years after this
nation’s founding our union is not yet perfect, but we are getting
closer. Our job’s easier because somebody already got us through that
first mile. Somebody already got us over that bridge. When it feels the
road is too hard, when the torch we’ve been passed feels too heavy, we
will remember these early travelers, and draw strength from their
example, and hold firmly the words of the prophet Isaiah: “Those who
hope in the Lord will renew their strength. They will soar on [the]
wings like eagles. They will run and not grow weary. They will walk and
not be faint.”
We honor those who walked so we could run. We must run so our
children soar. And we will not grow weary. For we believe in the power
of an awesome God, and we believe in this country’s sacred promise.
May He bless those warriors of justice no longer with us, and bless the United States of America. Thank you, everybody.
President Obama’s Speech in Selma,the 50th anniversary of the marches from Selma to Montgomery, March 7, 2015.
Why did they march?
Photo: LBJ Library
Fifty years ago, on March 7, 1965, hundreds of people gathered in
Selma, Alabama to march to the capital city of Montgomery. They marched
to ensure that African Americans could exercise their constitutional
right to vote — even in the face of a segregationist system that wanted
to make it impossible.
On the Edmund Pettus Bridge in Selma, state troopers and county
members violently attacked the marchers, leaving many of them injured
and bloodied — and some of them unconscious.
But the marchers didn't stop. Two days later, Dr. Martin
Luther King led roughly 2,500 people back to the Pettus Bridge before
turning the marchers around — obeying a court order that prevented them
from making the full march.
The third march started on March 21, with protection from 1,000
military policemen and 2,000 Army troops. Thousands of people joined
along the way to Montgomery, with roughly 25,000 people entering the
capital on the final leg of the march. On March 25, the marchers made it
to the entrance of the Alabama State Capitol building, with a petition
for Gov. George Wallace.
Only a few months later, Congress passed the Voting Rights Act, which
President Lyndon B. Johnson signed into law on August 6, 1965. The
Voting Rights Act was designed to eliminate legal barriers at the state
and local level that prevented African Americans from exercising their
right to vote under the 15th Amendment — after nearly a century of
unconstitutional discrimination.
Photo: mes "camarades" de la liste d'investiture socialiste et écologiste pour les municipales dans le onzième arrondissement à Paris
Il faudra bien finir par nommer le "mal" par son nom: l'apartheid, naturellement jamais assumé, mais l'apartheid quand même ....décidément tenace dans certaines instances politiques de la douce république Française. Pas nécessairement celles qui viendraient immédiatement à l'esprit...
Évidemment
on vous présentera ici ou là, telle ou telle figure de proue
communautaire (généralement féminine) dans tel conseil municipal, ou sur
telle liste d'investiture...
Mais dans le fond le "mâle
noir" fait encore horriblement peur à certains camarades politiques...Au
point où ceux du onzième à Paris n'ont pu en dénicher un: tant dans
leurs rangs que dans l'immense tissus associatif de cet arrondissement,
même pas le seul qui siégeait à leurs côtés au sein du conseil municipal
sortant, Omer Mas Capitolin...pour au moins figurer sur la liste d'investiture socialiste, au titre de la belle et grande diversité française.
Appelez cela comme vous voudrez, mais il s'agit d'une forme caractérisée "d’apartheid" qui est la pire de toutes, parce que jamais assumée, et enrobée de toutes les belles excuses.
Dans le 11ème arrondissement de Paris, la
"diversité" (surtout masculine) doit ainsi se contenter d'arpenter les
rues ou de fréquenter les bars-cafés de la rue oberkampf, à défaut
d'être cantonnée dans l'enclave sociale de la rue de l'orillon (au nord
de l'arrondissement)...
Tout de même drôle de conception du "progressisme" chez certain(e)s de mes "camarades"!
Comme une note d'espoir!
Chaque fois qu'une personne issue de la diversité, et singulièrement
une femme, brise le vieux plafond de verre politique, c'est le pacte
républicain qui s'en trouve conforté, renforcé dans ses fondements
égalitaires et fraternels...
Que tous mes vœux de réussite accompagnent Mme Mariam Cissé, nouvellement élue adjointe au maire d'une ville emblématique de l'exclusion sociale à la Française: Clichy-sous-Bois!
Joël Didier Engo