Re-plongée
bien malgré nous dans l'esclavagisme capitalistique à
PERENCO-CAMEROUN. Après notre publication du 27 juin 2016
reproduisant la lettre* envoyée par les employés camerounais de
cette entreprise pétrolière franco-britannique à leur Directeur
Général, dans laquelle ils faisaient état de phénomènes récurrents de déclassement professionnel, harcèlement physique et
moral, et parfois sexuel...Loin de l'apaisement souhaité et espéré,
l'entreprise semble avoir choisi de réprimer systématiquement et en
vase clos, en flagrante violation de la réglementation nationale et
internationale du Travail. Comment pouvait-il en être autrement au
Cameroun?
Combien
sont-elles les filiales de grands groupes internationaux en Afrique
noire, et particulièrement au Cameroun, où les nationaux sont ainsi
soumis - comme à PERENCO CAMEROUN - aux vexations
quotidiennes, et surtout aux discriminations sociales ou
professionnelles liées à leur couleur de peau? Dans cette filiale
camerounaise il semble ainsi parfaitement normal de déclasser de
trois niveaux un ingénieur instrumentation camerounais sorti d'une
grande école européenne, quand ses collègues expatriés arrivés
comme ingénieurs production sont promus chef de site en l'espace
d'une, deux, ou trois années. Puis de le soumettre à une pression
professionnelle et morale sans arrêt, avec mise en congés forcés
de trois (03) mois, fermeture de tout accès au réseau interne,
licenciement pour «perte de confiance».
La
persistance de cette ségrégation qui ne dit pas son nom, au relent
colonial, dans une entreprise étrangère partenaire de la puissante
Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun,
semble apparemment ne gêner personne dans ce pays, où le moins que
l'on puisse dire est que PERENCO est en terre conquise.
Petit
florilège des incidents à PERENCO
CAMEROUN depuis la publication de la lettre* de ses employés
camerounais à leur directeur général, Eric DARGENTRE le 27 juin
2016:
Juillet
2016:un
villageois camerounais a la jambe broyée par un surfer en mer à
Kribi, à cause d'une opération effectuée sans l'éclairage
requis.
Août
2016: décès par noyade en mer de M. Christian IKANG,
électricien, à cause de la rupture d'une rambarde rouillée du
fait d'un manque flagrant de maintenance du matériel.
Toujours
en août 2016: fuites et épandages de brut en mer aux larges de Kribi
Septembre
2016: licenciement pour
«perte de confiance» après plus de deux (02) décennies de loyaux
et bons services, de l' ingénieur instrumentation camerounais Yves
BASSONG.
Bonjour l'ambiance!
L'association
NOUS PAS BOUGER
Le
02 octobre 2016
*Ci-dessous
dans son intégralité la
lettre de protestation adressée par les employés camerounais de
PERENCO à leur directeur général Eric DARGENTRE:
À l'attention de Monsieur Eric DARGENTRE, Directeur Général de PERENCO AU CAMEROUN
Monsieur DARGENTRE,
Par la présente, nous venons vous informer du climat
social malsain qui prévaut dans notre entreprise, du fait des
harcèlements, injustices, et pressions psychologiques que subissent les
employés Camerounais de la structure dont vous avez la responsabilité.
1- Sur la question du harcèlement
Certains collègues sont sujets au harcèlement moral de la
part de leur hiérarchie. Ce phénomène est récurrent à la Direction
Production sur du personnel rotationnel ou du personnel à terre.
Nous prendrons ici l’exemple de M. Yves BASSONG qui subit depuis des mois, une pression foudroyante de la part du Directeur Production, M. Yves POSTEC.
À ce jour, l’intéressé a été affecté sous le couvert d'un mail, au
poste d’aide instrumentiste. Pour une personne, Ingénieur de formation
dans une école de renom en Europe, qui a été responsable de la section
instrumentation depuis des années avant Jean Marc BALCON, admettez qu’il y a tout de même un problème…
Sur les sites, le personnel est littéralement bâillonné,
traumatisé par la hiérarchie, et vivant au quotidien sous une pression
inhumaine de la part des responsables en mer; Pour ces hommes qui font
notre fierté à tous, nous pensons qu’ils méritent d’être mieux traités,
avec du respect tout au moins.
Le Drh M. Minsili Kissinger fait l'objet
d'accusations pour harcèlement sexuel avéré. Cette faute lourde de la
part d'un responsable du top management est restée impunie à hauteur de
la gravité de cet acte.
2- Sur la question des injustices
La convention collective est bafouée, à l'initiative du
Drh qui a par ailleurs pris part aux ateliers de mise à jour de ladite
convention et l'a ratifiée en sa qualité de représentant de l'employeur.
À ce jour, il a réussi à faire du top management de Perenco des "hors
la loi" dans la mesure où il vous a convaincu M. DARGENTRE que
l'avancement automatique triennal, peut tout de même faire l'objet d'un
arbitrage par l'employeur, ce qui est contre le principe et la raison
d’être de cet article dans la convention collective.
Est-ce à dire que la Société Perenco au Cameroun a un
pouvoir discrétionnaire pour ce qui est du code du travail et de la
convention collective des industries pétrolières? Nous sommes sûrs que
non. Alors pourquoi un seul homme doit traîner des masses à la
perdition? Au point de violer la réglementation.
Dans les fonctions supports aux opérations, si les
promotions professionnelles se font rares, les augmentations de salaire
même conventionnelles, ne sont aucunement garanties. Dans la direction
supply chain ou encore finance, des employés gardent la casquette de
temporaires pendant des années, alors que l'organisation reconnaît la
valeur qu'ils apportent au business, sans pour autant régulariser leurs
fonctions en agents permanents.
Le personnel camerounais est sujet à de nombreuses
difficultés, en mer en particulier. La restauration sur site est devenue
plus un danger qu'un acte vital. Les mets sont apprêtés dans la nuit
pour être consommés le lendemain. Résultat des courses, les salades,
sauces, et riz parviennent gluants le lendemain midi, donc en début de
putréfaction sur les plate-formes où travaillent les équipes. Ceux qui
l'ont décrié ont été accusés d'incitation à la révolte par certains
chefs de site sur le champ Rio delrey. Pendant ce temps, les plats sont
de meilleures qualités dans les quartiers vie. Sur nos sites également,
le personnel expatrié a un traitement de faveur sur l'attribution et
l'entretien des logements, la qualité des repas, tandis que les locaux
Camerounais passent toujours au second rang.
Le peuple Camerounais a une réputation d’hospitalité , mais pas au détriment de son propre épanouissement.
3- Sur la question des pressions psychologiques.
De nombreux cadres, ayant déjà travaillé plusieurs années
au sein de Perenco, sont relégués à des fonctions inférieures de
manœuvres, aide technicien ou d'agent de bureaux pour les
administratifs, au bénéfice d'employés expatriés. Nous citerons ici les
cas pour la Direction Opérations de: Mongo Trésor Ingenieur géosciences, Henri Mbenda
Ingenieur Mécanicien qui ont été affectés à des postes d'opérateurs sur
plate-forme, quand nous savons que ces fonctions sont des postes pour
formation niveau avant Baccalauréat, Baccalauréat ou BTS, DUT. Roland Bissai ingénieur généraliste IST-AC, est parti comme chef opérateur alors qu'il a été ingénieur travaux puis ingénieur production. M Yves Bassong
a été ingénieur instrumentation au sein du département maintenance
pendant des années, aujourd'hui, on veut en faire un technicien
instrumentation, soit 3 niveaux en dessous de son ancien poste, tout en
expliquant a l’intéressé que ce n’est pas une sanction. Voilà à quoi
ressemble la carrière de jeunes cadres camerounais chez Perenco Cameroun
aujourd’hui pendant que les ingénieurs expatriés arrivent comme
ingénieurs production puis sont promus en toute logique habituelle, chef
de site au bout de 1, 2 ou 3 ans maximum.
Les pressions hiérarchiques sont notre quotidien, "je vais te virer" est une expression presque aussi courante que le bonjour au sein de nos départements.
Les délégués du personnel font l'objet de grosses
pressions en commençant par celle du DRH. M. Minsili qui fait du
matraquage des esprits du personnel, son principal cheval de bataille.
Zéro communication interne, zéro revendications de notre part, zéro
gestion des compétences, zéro équité entre les employés, zéro
objectivité, zéro plans de carrière, premier détracteur des supports
normatifs camerounais en matière des droits des travailleurs et de
surcroît accuse de falsification des dossiers du personnel.
Est-ce là l’image que Perenco veut donner au Cameroun? Nous sommes certains que Non M. Le Directeur General.
Si nous devions énumérer tous les traitements extrêmes
que subissent les employés, vous en seriez outrés M. DARGENTRE. Nous
faisons confiance a votre subtilité et votre sagesse pour clarifier ces
écarts qui sont contre les valeurs fondamentales de Perenco.
Bien entendu si vous posez des questions directes au
personnel, personne n’y répondra clairement par peur des représailles,
mais Nous savons que vous saurez y faire.
M. DARGENTRE,
Nous confions à votre autorité, cette requête afin que le mal soit traité dès sa racine.
- Nous voulons que le traitement social des employés, en
particulier le personnel opérationnel soit identique. Nous sommes dans
un même bateau en 2016: nous sommes suffisamment tributaires de la
sécurité des uns et des autres, pour que nous soyons considérés sur le
même pied d’égalité. Nous ne voulons plus d’hiérarchisation des
employés, du fait de leur statut (expatrié ou local).
- Nous voulons également que les pressions par nos
hiérarchies de 1er rang et plus haut, soient bannies. Nous travaillons
avec beaucoup d'amour et de passion. Il n'est pas nécessaire que nos
supérieurs nous brandissent le licenciement à la moindre occasion. Cela
constitue un harcèlement moral au travail qui est réprimandé par la Loi
Camerounaise et les règles universelles du Travail dont l’OIT est
Garant.
- Nous voulons au minimum que le code du travail et la
convention collective nationale des entreprises pétrolières soient
respectés et que nos droits relatifs à l'échelon automatique triennal
nous soient restitués.
- Nous voulons enfin, avec un accent particulier que les
ressources camerounaises soient valorisées, que leurs compétences soient
reconnues par le Management Perenco et mises à profit pour le bien de
Perenco et du partenaire national SNH. Plus que dans d'autres filiales,
vous savez M. DARGENTRE, quel est le potentiel intellectuel au Cameroun.
C'est aussi à ces hommes et à ces femmes que Perenco doit son succès au
Cameroun. Nous avons fait partie de cette aventure depuis le début,
nous souhaitons que vous le reconnaissez au travers de l'épanouissement
professionnel de toutes les équipes qui y travaillent au quotidien :
ouvriers, agents de maîtrise, et cadres.
Combien sont-elles les filiales de grands groupes
internationaux en Afrique noire, et particulièrement au Cameroun, où les
nationaux sont ainsi soumis - comme à PERENCO CAMEROUN - aux vexations quotidiennes, et
surtout aux discriminations sociales ou professionnelles liées à leur
couleur de peau? Dans cette filiale camerounaise il semble ainsi normal
de déclasser de trois niveaux un ingénieur instrumentation
camerounais sorti d'une grande école européenne, quand ses collègues
expatriés arrivés comme ingénieurs production sont promus chef de site
en l'espace d'une, deux, ou trois années.
La persistance de cette segrégation qui ne dit pas son nom,
au relent colonial, dans une entreprise étrangère partenaire de la
puissante Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun, devient intenable et menace d'embraser ce secteur stratégique de l'économie nationale.
L'association NOUS PAS BOUGER
Voici dans son intégralité la lettre envoyée par les employés camerounais de PERENCO à leur directeur général, Eric DARGENTR
À l'attention de Monsieur Eric DARGENTRE, Directeur Général de PERENCO AU CAMEROUN
Monsieur DARGENTRE,
Par la présente, nous venons vous informer du climat
social malsain qui prévaut dans notre entreprise, du fait des
harcèlements, injustices, et pressions psychologiques que subissent les
employés Camerounais de la structure dont vous avez la responsabilité.
1- Sur la question du harcèlement
Certains collègues sont sujets au harcèlement moral de la
part de leur hiérarchie. Ce phénomène est récurrent à la Direction
Production sur du personnel rotationnel ou du personnel à terre.
Nous prendrons ici l’exemple de M. Yves BASSONG qui subit depuis des mois, une pression foudroyante de la part du Directeur Production, M. Yves POSTEC.
À ce jour, l’intéressé a été affecté sous le couvert d'un mail, au
poste d’aide instrumentiste. Pour une personne, Ingénieur de formation
dans une école de renom en Europe, qui a été responsable de la section
instrumentation depuis des années avant Jean Marc BALCON, admettez qu’il y a tout de même un problème…
Sur les sites, le personnel est littéralement bâillonné,
traumatisé par la hiérarchie, et vivant au quotidien sous une pression
inhumaine de la part des responsables en mer; Pour ces hommes qui font
notre fierté à tous, nous pensons qu’ils méritent d’être mieux traités,
avec du respect tout au moins.
Le Drh M. Minsili Kissinger fait l'objet
d'accusations pour harcèlement sexuel avéré. Cette faute lourde de la
part d'un responsable du top management est restée impunie à hauteur de
la gravité de cet acte.
2- Sur la question des injustices
La convention collective est bafouée, à l'initiative du
Drh qui a par ailleurs pris part aux ateliers de mise à jour de ladite
convention et l'a ratifiée en sa qualité de représentant de l'employeur.
À ce jour, il a réussi à faire du top management de Perenco des "hors
la loi" dans la mesure où il vous a convaincu M. DARGENTRE que
l'avancement automatique triennal, peut tout de même faire l'objet d'un
arbitrage par l'employeur, ce qui est contre le principe et la raison
d’être de cet article dans la convention collective.
Est-ce à dire que la Société Perenco au Cameroun a un
pouvoir discrétionnaire pour ce qui est du code du travail et de la
convention collective des industries pétrolières? Nous sommes sûrs que
non. Alors pourquoi un seul homme doit traîner des masses à la
perdition? Au point de violer la réglementation.
Dans les fonctions supports aux opérations, si les
promotions professionnelles se font rares, les augmentations de salaire
même conventionnelles, ne sont aucunement garanties. Dans la direction
supply chain ou encore finance, des employés gardent la casquette de
temporaires pendant des années, alors que l'organisation reconnaît la
valeur qu'ils apportent au business, sans pour autant régulariser leurs
fonctions en agents permanents.
Le personnel camerounais est sujet à de nombreuses
difficultés, en mer en particulier. La restauration sur site est devenue
plus un danger qu'un acte vital. Les mets sont apprêtés dans la nuit
pour être consommés le lendemain. Résultat des courses, les salades,
sauces, et riz parviennent gluants le lendemain midi, donc en début de
putréfaction sur les plate-formes où travaillent les équipes. Ceux qui
l'ont décrié ont été accusés d'incitation à la révolte par certains
chefs de site sur le champ Rio delrey. Pendant ce temps, les plats sont
de meilleures qualités dans les quartiers vie. Sur nos sites également,
le personnel expatrié a un traitement de faveur sur l'attribution et
l'entretien des logements, la qualité des repas, tandis que les locaux
Camerounais passent toujours au second rang.
Le peuple Camerounais a une réputation d’hospitalité , mais pas au détriment de son propre épanouissement.
3- Sur la question des pressions psychologiques.
De nombreux cadres, ayant déjà travaillé plusieurs années
au sein de Perenco, sont relégués à des fonctions inférieures de
manœuvres, aide technicien ou d'agent de bureaux pour les
administratifs, au bénéfice d'employés expatriés. Nous citerons ici les
cas pour la Direction Opérations de: Mongo Trésor Ingenieur géosciences, Henri Mbenda
Ingenieur Mécanicien qui ont été affectés à des postes d'opérateurs sur
plate-forme, quand nous savons que ces fonctions sont des postes pour
formation niveau avant Baccalauréat, Baccalauréat ou BTS, DUT. Roland Bissai ingénieur généraliste IST-AC, est parti comme chef opérateur alors qu'il a été ingénieur travaux puis ingénieur production. M Yves Bassong
a été ingénieur instrumentation au sein du département maintenance
pendant des années, aujourd'hui, on veut en faire un technicien
instrumentation, soit 3 niveaux en dessous de son ancien poste, tout en
expliquant a l’intéressé que ce n’est pas une sanction. Voilà à quoi
ressemble la carrière de jeunes cadres camerounais chez Perenco Cameroun
aujourd’hui pendant que les ingénieurs expatriés arrivent comme
ingénieurs production puis sont promus en toute logique habituelle, chef
de site au bout de 1, 2 ou 3 ans maximum.
Les pressions hiérarchiques sont notre quotidien, "je vais te virer" est une expression presque aussi courante que le bonjour au sein de nos départements.
Les délégués du personnel font l'objet de grosses
pressions en commençant par celle du DRH. M. Minsili qui fait du
matraquage des esprits du personnel, son principal cheval de bataille.
Zéro communication interne, zéro revendications de notre part, zéro
gestion des compétences, zéro équité entre les employés, zéro
objectivité, zéro plans de carrière, premier détracteur des supports
normatifs camerounais en matière des droits des travailleurs et de
surcroît accuse de falsification des dossiers du personnel.
Est-ce là l’image que Perenco veut donner au Cameroun? Nous sommes certains que Non M. Le Directeur General.
Si nous devions énumérer tous les traitements extrêmes
que subissent les employés, vous en seriez outrés M. DARGENTRE. Nous
faisons confiance a votre subtilité et votre sagesse pour clarifier ces
écarts qui sont contre les valeurs fondamentales de Perenco.
Bien entendu si vous posez des questions directes au
personnel, personne n’y répondra clairement par peur des représailles,
mais Nous savons que vous saurez y faire.
M. DARGENTRE,
Nous confions à votre autorité, cette requête afin que le mal soit traité dès sa racine.
- Nous voulons que le traitement social des employés, en
particulier le personnel opérationnel soit identique. Nous sommes dans
un même bateau en 2016: nous sommes suffisamment tributaires de la
sécurité des uns et des autres, pour que nous soyons considérés sur le
même pied d’égalité. Nous ne voulons plus d’hiérarchisation des
employés, du fait de leur statut (expatrié ou local).
- Nous voulons également que les pressions par nos
hiérarchies de 1er rang et plus haut, soient bannies. Nous travaillons
avec beaucoup d'amour et de passion. Il n'est pas nécessaire que nos
supérieurs nous brandissent le licenciement à la moindre occasion. Cela
constitue un harcèlement moral au travail qui est réprimandé par la Loi
Camerounaise et les règles universelles du Travail dont l’OIT est
Garant.
- Nous voulons au minimum que le code du travail et la
convention collective nationale des entreprises pétrolières soient
respectés et que nos droits relatifs à l'échelon automatique triennal
nous soient restitués.
- Nous voulons enfin, avec un accent particulier que les
ressources camerounaises soient valorisées, que leurs compétences soient
reconnues par le Management Perenco et mises à profit pour le bien de
Perenco et du partenaire national SNH. Plus que dans d'autres filiales,
vous savez M. DARGENTRE, quel est le potentiel intellectuel au Cameroun.
C'est aussi à ces hommes et à ces femmes que Perenco doit son succès au
Cameroun. Nous avons fait partie de cette aventure depuis le début,
nous souhaitons que vous le reconnaissez au travers de l'épanouissement
professionnel de toutes les équipes qui y travaillent au quotidien :
ouvriers, agents de maîtrise, et cadres.
Cameroun - Drame: Un homme trouve la mort sur la plateforme de l’entreprise française Perenco à Kribi
Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
Mis a jour le 02-Aug-2016
Par la même occasion, un pêcheur a été blessé par un bateau de la même compagnie au large de Limbé.
L’actualité au sein de Perenco-Cameroun a pris un tournant dramatique le samedi 30 juillet dernier. Christian Ikand,
39 ans, électricien employé par cible Rh, entreprise sous-traitante de
Perenco-Cameroun, s’est noyé après une chute de 9 mètres sur le site Rio
Del Rey East, situé à 80 kilomètres au large de Kribi. La victime, qui
ne portait pas de gilet a perdu pied, trahie par la rambarde pourrie
alors qu’il s’activait sur le plancher de la plateforme.
Selon Le Messager du mardi 2 août 2016, le bateau d’assistance
appelé à la rescousse arrivera vingt minutes trop tard. Et la dépouille
n’était toujours pas retrouvée plusieurs heures après. Officiellement,
les recherches se poursuivaient encore samedi dernier jusqu’à très tard.
Mais ce n’est pas le seul incident qui a émaillé la fin de semaine de
Perenco-Cameroun. 24 heures plus tôt, vendredi 29 juillet 2016, un
piroguier a été percuté par un surfeur appartenant à l’entreprise
française à Kribi, non loin du site de Bipaga. Heureusement, les dégâts
seront moins graves. La victime s’en sort tout de même avec une fracture
du tibia, indique le journal.
Dans un message laconique posté sur les réseaux sociaux, Éric D’Argentré, le Directeur de Perenco-Cameroun, informe le personnel de cet incident, précisant que «la
famille de Christian Ikand a été informée de la situation dès samedi
après-midi et est depuis prise en charge. Le personnel de la filiale
Cible Rh sera gardé, et informé de la situation».
D’après le journal, cette mort aurait pu être évitée. En effet, aucun
bateau d’assistance de Perenco, justement prévu pour ces cas-là,
n’était présent. «Cette mort est stupide. Car, elle résulte du
déficit d’entretien de la plate forme en général et de la rambarde en
particulier. Un déficit d’entretien lui-même consécutif à la réduction
des effectifs», se désole un observateur averti.
It is a rare honor in this life to follow one of your heroes. And John Lewis is one of my heroes.
Now, I have to imagine that when a younger John Lewis woke up that
morning 50 years ago and made his way to Brown Chapel, heroics were not
on his mind. A day like this was not on his mind. Young folks with
bedrolls and backpacks were milling about. Veterans of the movement
trained newcomers in the tactics of non-violence; the right way to
protect yourself when attacked. A doctor described what tear gas does to
the body, while marchers scribbled down instructions for contacting
their loved ones. The air was thick with doubt, anticipation and fear.
And they comforted themselves with the final verse of the final hymn
they sung:
“No matter what may be the test, God will take care of you;
Lean, weary one, upon His breast, God will take care of you.”
And then, his knapsack stocked with an apple, a toothbrush, and a
book on government — all you need for a night behind bars — John Lewis
led them out of the church on a mission to change America.
President and Mrs. Bush, Governor Bentley, Mayor Evans, Sewell,
Reverend Strong, members of Congress, elected officials, foot soldiers,
friends, fellow Americans:
As John noted, there are places and moments in America where this
nation’s destiny has been decided. Many are sites of war — Concord and
Lexington, Appomattox, Gettysburg. Others are sites that symbolize the
daring of America’s character — Independence Hall and Seneca Falls,
Kitty Hawk and Cape Canaveral.
Selma is such a place. In one afternoon 50 years ago, so much of our
turbulent history — the stain of slavery and anguish of civil war; the
yoke of segregation and tyranny of Jim Crow; the death of four little
girls in Birmingham; and the dream of a Baptist preacher — all that
history met on this bridge.
It was not a clash of armies, but a clash of wills; a contest to
determine the true meaning of America. And because of men and women like
John Lewis, Joseph Lowery, Hosea Williams, Amelia Boynton, Diane Nash,
Ralph Abernathy, C.T. Vivian, Andrew Young, Fred Shuttlesworth, Dr.
Martin Luther King, Jr., and so many others, the idea of a just America
and a fair America, an inclusive America, and a generous America — that
idea ultimately triumphed.
As is true across the landscape of American history, we cannot
examine this moment in isolation. The march on Selma was part of a
broader campaign that spanned generations; the leaders that day part of a
long line of heroes.
We gather here to celebrate them. We gather here to honor the courage
of ordinary Americans willing to endure billy clubs and the chastening
rod; tear gas and the trampling hoof; men and women who despite the gush
of blood and splintered bone would stay true to their North Star and
keep marching towards justice.
They did as Scripture instructed: “Rejoice in hope, be patient in
tribulation, be constant in prayer.” And in the days to come, they went
back again and again. When the trumpet call sounded for more to join,
the people came –- black and white, young and old, Christian and Jew,
waving the American flag and singing the same anthems full of faith and
hope. A white newsman, Bill Plante, who covered the marches then and who
is with us here today, quipped that the growing number of white people
lowered the quality of the singing. To those who marched, though, those
old gospel songs must have never sounded so sweet.
In time, their chorus would well up and reach President Johnson. And
he would send them protection, and speak to the nation, echoing their
call for America and the world to hear: “We shall overcome.” What
enormous faith these men and women had. Faith in God, but also faith in
America.
The Americans who crossed this bridge, they were not physically
imposing. But they gave courage to millions. They held no elected
office. But they led a nation. They marched as Americans who had endured
hundreds of years of brutal violence, countless daily indignities –-
but they didn’t seek special treatment, just the equal treatment
promised to them almost a century before.
What they did here will reverberate through the ages. Not because the
change they won was preordained; not because their victory was
complete; but because they proved that nonviolent change is possible,
that love and hope can conquer hate.
As we commemorate their achievement, we are well-served to remember
that at the time of the marches, many in power condemned rather than
praised them. Back then, they were called Communists, or half-breeds, or
outside agitators, sexual and moral degenerates, and worse –- they were
called everything but the name their parents gave them. Their faith was
questioned. Their lives were threatened. Their patriotism challenged.
And yet, what could be more American than what happened in this
place?What could more profoundly vindicate the idea of America than
plain and humble people –- unsung, the downtrodden, the dreamers not of
high station, not born to wealth or privilege, not of one religious
tradition but many, coming together to shape their country’s course?
What greater expression of faith in the American experiment than
this, what greater form of patriotism is there than the belief that
America is not yet finished, that we are strong enough to be
self-critical, that each successive generation can look upon our
imperfections and decide that it is in our power to remake this nation
to more closely align with our highest ideals?
That’s why Selma is not some outlier in the American experience.
That’s why it’s not a museum or a static monument to behold from a
distance. It is instead the manifestation of a creed written into our
founding documents: “We the People…in order to form a more perfect
union.” “We hold these truths to be self-evident, that all men are
created equal.”
These are not just words. They’re a living thing, a call to action, a
roadmap for citizenship and an insistence in the capacity of free men
and women to shape our own destiny. For founders like Franklin and
Jefferson, for leaders like Lincoln and FDR, the success of our
experiment in self-government rested on engaging all of our citizens in
this work. And that’s what we celebrate here in Selma. That’s what this
movement was all about, one leg in our long journey toward freedom.
The American instinct that led these young men and women to pick up
the torch and cross this bridge, that’s the same instinct that moved
patriots to choose revolution over tyranny. It’s the same instinct that
drew immigrants from across oceans and the Rio Grande; the same instinct
that led women to reach for the ballot, workers to organize against an
unjust status quo; the same instinct that led us to plant a flag at Iwo
Jima and on the surface of the Moon.
It’s the idea held by generations of citizens who believed that
America is a constant work in progress; who believed that loving this
country requires more than singing its praises or avoiding uncomfortable
truths. It requires the occasional disruption, the willingness to speak
out for what is right, to shake up the status quo. That’s America.
That’s what makes us unique. That’s what cements our reputation as a
beacon of opportunity. Young people behind the Iron Curtain would see
Selma and eventually tear down that wall. Young people in Soweto would
hear Bobby Kennedy talk about ripples of hope and eventually banish the
scourge of apartheid. Young people in Burma went to prison rather than
submit to military rule. They saw what John Lewis had done. From the
streets of Tunis to the Maidan in Ukraine, this generation of young
people can draw strength from this place, where the powerless could
change the world’s greatest power and push their leaders to expand the
boundaries of freedom.
They saw that idea made real right here in Selma, Alabama. They saw that idea manifest itself here in America.
Because of campaigns like this, a Voting Rights Act was passed.
Political and economic and social barriers came down. And the change
these men and women wrought is visible here today in the presence of
African Americans who run boardrooms, who sit on the bench, who serve in
elected office from small towns to big cities; from the Congressional
Black Caucus all the way to the Oval Office.
Because of what they did, the doors of opportunity swung open not
just for black folks, but for every American. Women marched through
those doors. Latinos marched through those doors. Asian Americans, gay
Americans, Americans with disabilities — they all came through those
doors. Their endeavors gave the entire South the chance to rise again,
not by reasserting the past, but by transcending the past.
What a glorious thing, Dr. King might say. And what a solemn debt we
owe. Which leads us to ask, just how might we repay that debt?
First and foremost, we have to recognize that one day’s
commemoration, no matter how special, is not enough. If Selma taught us
anything, it’s that our work is never done. The American experiment in
self-government gives work and purpose to each generation.
Selma teaches us, as well, that action requires that we shed our
cynicism. For when it comes to the pursuit of justice, we can afford
neither complacency nor despair.
Just this week, I was asked whether I thought the Department of
Justice’s Ferguson report shows that, with respect to race, little has
changed in this country. And I understood the question; the report’s
narrative was sadly familiar. It evoked the kind of abuse and disregard
for citizens that spawned the Civil Rights Movement. But I rejected the
notion that nothing’s changed. What happened in Ferguson may not be
unique, but it’s no longer endemic. It’s no longer sanctioned by law or
by custom. And before the Civil Rights Movement, it most surely was.
We do a disservice to the cause of justice by intimating that bias
and discrimination are immutable, that racial division is inherent to
America. If you think nothing’s changed in the past 50 years, ask
somebody who lived through the Selma or Chicago or Los Angeles of the
1950s. Ask the female CEO who once might have been assigned to the
secretarial pool if nothing’s changed. Ask your gay friend if it’s
easier to be out and proud in America now than it was thirty years ago.
To deny this progress, this hard-won progress -– our progress –- would
be to rob us of our own agency, our own capacity, our responsibility to
do what we can to make America better.
Of course, a more common mistake is to suggest that Ferguson is an
isolated incident; that racism is banished; that the work that drew men
and women to Selma is now complete, and that whatever racial tensions
remain are a consequence of those seeking to play the “race card” for
their own purposes. We don’t need the Ferguson report to know that’s not
true. We just need to open our eyes, and our ears, and our hearts to
know that this nation’s racial history still casts its long shadow upon
us.
We know the march is not yet over. We know the race is not yet won.
We know that reaching that blessed destination where we are judged, all
of us, by the content of our character requires admitting as much,
facing up to the truth. “We are capable of bearing a great burden,”
James Baldwin once wrote, “once we discover that the burden is reality
and arrive where reality is.”
There’s nothing America can’t handle if we actually look squarely at
the problem. And this is work for all Americans, not just some. Not just
whites. Not just blacks. If we want to honor the courage of those who
marched that day, then all of us are called to possess their moral
imagination. All of us will need to feel as they did the fierce urgency
of now. All of us need to recognize as they did that change depends on
our actions, on our attitudes, the things we teach our children. And if
we make such an effort, no matter how hard it may sometimes seem, laws
can be passed, and consciences can be stirred, and consensus can be
built.
With such an effort, we can make sure our criminal justice system
serves all and not just some. Together, we can raise the level of mutual
trust that policing is built on –- the idea that police officers are
members of the community they risk their lives to protect, and citizens
in Ferguson and New York and Cleveland, they just want the same thing
young people here marched for 50 years ago -– the protection of the law.
Together, we can address unfair sentencing and overcrowded prisons, and
the stunted circumstances that rob too many boys of the chance to
become men, and rob the nation of too many men who could be good dads,
and good workers, and good neighbors.
With effort, we can roll back poverty and the roadblocks to
opportunity. Americans don’t accept a free ride for anybody, nor do we
believe in equality of outcomes. But we do expect equal opportunity. And
if we really mean it, if we’re not just giving lip service to it, but
if we really mean it and are willing to sacrifice for it, then, yes, we
can make sure every child gets an education suitable to this new
century, one that expands imaginations and lifts sights and gives those
children the skills they need. We can make sure every person willing to
work has the dignity of a job, and a fair wage, and a real voice, and
sturdier rungs on that ladder into the middle class.
And with effort, we can protect the foundation stone of our democracy
for which so many marched across this bridge –- and that is the right
to vote. Right now, in 2015, 50 years after Selma, there are laws across
this country designed to make it harder for people to vote. As we
speak, more of such laws are being proposed. Meanwhile, the Voting
Rights Act, the culmination of so much blood, so much sweat and tears,
the product of so much sacrifice in the face of wanton violence, the
Voting Rights Act stands weakened, its future subject to political
rancor.
How can that be? The Voting Rights Act was one of the crowning
achievements of our democracy, the result of Republican and Democratic
efforts. President Reagan signed its renewal when he was in office.
President George W. Bush signed its renewal when he was in office. One
hundred members of Congress have come here today to honor people who
were willing to die for the right to protect it. If we want to honor
this day, let that hundred go back to Washington and gather four hundred
more, and together, pledge to make it their mission to restore that law
this year. That’s how we honor those on this bridge.
Of course, our democracy is not the task of Congress alone, or the
courts alone, or even the President alone. If every new
voter-suppression law was struck down today, we would still have, here
in America, one of the lowest voting rates among free peoples. Fifty
years ago, registering to vote here in Selma and much of the South meant
guessing the number of jellybeans in a jar, the number of bubbles on a
bar of soap. It meant risking your dignity, and sometimes, your life.
What’s our excuse today for not voting? How do we so casually discard
the right for which so many fought? How do we so fully give away our
power, our voice, in shaping America’s future? Why are we pointing to
somebody else when we could take the time just to go to the polling
places? We give away our power.
Fellow marchers, so much has changed in 50 years. We have endured war
and we’ve fashioned peace. We’ve seen technological wonders that touch
every aspect of our lives. We take for granted conveniences that our
parents could have scarcely imagined. But what has not changed is the
imperative of citizenship; that willingness of a 26-year-old deacon, or a
Unitarian minister, or a young mother of five to decide they loved this
country so much that they’d risk everything to realize its promise.
That’s what it means to love America. That’s what it means to believe
in America. That’s what it means when we say America is exceptional.
For we were born of change. We broke the old aristocracies, declaring
ourselves entitled not by bloodline, but endowed by our Creator with
certain inalienable rights. We secure our rights and responsibilities
through a system of self-government, of and by and for the people.
That’s why we argue and fight with so much passion and
conviction — because we know our efforts matter. We know America is what
we make of it.
Look at our history. We are Lewis and Clark and Sacajawea, pioneers
who braved the unfamiliar, followed by a stampede of farmers and miners,
and entrepreneurs and hucksters. That’s our spirit. That’s who we are.
We are Sojourner Truth and Fannie Lou Hamer, women who could do as
much as any man and then some. And we’re Susan B. Anthony, who shook the
system until the law reflected that truth. That is our character.
We’re the immigrants who stowed away on ships to reach these shores,
the huddled masses yearning to breathe free –- Holocaust survivors,
Soviet defectors, the Lost Boys of Sudan. We’re the hopeful strivers who
cross the Rio Grande because we want our kids to know a better life.
That’s how we came to be.
We’re the slaves who built the White House and the economy of the
South. We’re the ranch hands and cowboys who opened up the West, and
countless laborers who laid rail, and raised skyscrapers, and organized
for workers’ rights.
We’re the fresh-faced GIs who fought to liberate a continent. And
we’re the Tuskeegee Airmen, and the Navajo code-talkers, and the
Japanese Americans who fought for this country even as their own liberty
had been denied.
We’re the firefighters who rushed into those buildings on 9/11, the
volunteers who signed up to fight in Afghanistan and Iraq. We’re the gay
Americans whose blood ran in the streets of San Francisco and New York,
just as blood ran down this bridge.
We are storytellers, writers, poets, artists who abhor unfairness,
and despise hypocrisy, and give voice to the voiceless, and tell truths
that need to be told.
We’re the inventors of gospel and jazz and blues, bluegrass and
country, and hip-hop and rock and roll, and our very own sound with all
the sweet sorrow and reckless joy of freedom.
We are Jackie Robinson, enduring scorn and spiked cleats and pitches
coming straight to his head, and stealing home in the World Series
anyway.
We are the people Langston Hughes wrote of who “build our temples for
tomorrow, strong as we know how.” We are the people Emerson wrote of,
“who for truth and honor’s sake stand fast and suffer long;” who are
“never tired, so long as we can see far enough.”
That’s what America is. Not stock photos or airbrushed history, or
feeble attempts to define some of us as more American than others. We
respect the past, but we don’t pine for the past. We don’t fear the
future; we grab for it. America is not some fragile thing. We are large,
in the words of Whitman, containing multitudes. We are boisterous and
diverse and full of energy, perpetually young in spirit. That’s why
someone like John Lewis at the ripe old age of 25 could lead a mighty
march.
And that’s what the young people here today and listening all across
the country must take away from this day. You are America. Unconstrained
by habit and convention. Unencumbered by what is, because you’re ready
to seize what ought to be.
For everywhere in this country, there are first steps to be taken,
there’s new ground to cover, there are more bridges to be crossed. And
it is you, the young and fearless at heart, the most diverse and
educated generation in our history, who the nation is waiting to follow.
Because Selma shows us that America is not the project of any one
person. Because the single-most powerful word in our democracy is the
word “We.” “We The People.” “We Shall Overcome.” “Yes We Can.” That word
is owned by no one. It belongs to everyone. Oh, what a glorious task we
are given, to continually try to improve this great nation of ours.
Fifty years from Bloody Sunday, our march is not yet finished, but
we’re getting closer. Two hundred and thirty-nine years after this
nation’s founding our union is not yet perfect, but we are getting
closer. Our job’s easier because somebody already got us through that
first mile. Somebody already got us over that bridge. When it feels the
road is too hard, when the torch we’ve been passed feels too heavy, we
will remember these early travelers, and draw strength from their
example, and hold firmly the words of the prophet Isaiah: “Those who
hope in the Lord will renew their strength. They will soar on [the]
wings like eagles. They will run and not grow weary. They will walk and
not be faint.”
We honor those who walked so we could run. We must run so our
children soar. And we will not grow weary. For we believe in the power
of an awesome God, and we believe in this country’s sacred promise.
May He bless those warriors of justice no longer with us, and bless the United States of America. Thank you, everybody.
President Obama’s Speech in Selma,the 50th anniversary of the marches from Selma to Montgomery, March 7, 2015.
Why did they march?
Photo: LBJ Library
Fifty years ago, on March 7, 1965, hundreds of people gathered in
Selma, Alabama to march to the capital city of Montgomery. They marched
to ensure that African Americans could exercise their constitutional
right to vote — even in the face of a segregationist system that wanted
to make it impossible.
On the Edmund Pettus Bridge in Selma, state troopers and county
members violently attacked the marchers, leaving many of them injured
and bloodied — and some of them unconscious.
But the marchers didn't stop. Two days later, Dr. Martin
Luther King led roughly 2,500 people back to the Pettus Bridge before
turning the marchers around — obeying a court order that prevented them
from making the full march.
The third march started on March 21, with protection from 1,000
military policemen and 2,000 Army troops. Thousands of people joined
along the way to Montgomery, with roughly 25,000 people entering the
capital on the final leg of the march. On March 25, the marchers made it
to the entrance of the Alabama State Capitol building, with a petition
for Gov. George Wallace.
Only a few months later, Congress passed the Voting Rights Act, which
President Lyndon B. Johnson signed into law on August 6, 1965. The
Voting Rights Act was designed to eliminate legal barriers at the state
and local level that prevented African Americans from exercising their
right to vote under the 15th Amendment — after nearly a century of
unconstitutional discrimination.
Les moins de 25 ans issus de familles africaines éprouvent plus de
difficultés que les autres à faire des études et à décrocher un emploi
stable, selon une étude de France Stratégie.
Comment
expliquer les difficultés d'insertion pour la « deuxième génération » de
l'immigration ? France stratégie fait l'inventaire des obstacles qui
bloquent aujourd'hui leurs parcours : le milieu social, les difficultés
scolaires, mais aussi la relégation spatiale, et les discriminations.
Un « apartheid territorial, social, ethnique » se serait-il
imposé en France ? Manuel Valls avait évoqué les banlieues en ces
termes, le 20 janvier, au lendemain des attentats commis par les frères
Kouachi et Amedy Coulibaly. Et pour lutter contre la « relégation péri-urbaine
», le Premier ministre avait rapidement promis un « comité
interministériel à la citoyenneté à l'égalité ». Celui-ci doit se réunir
ce vendredi 6 mars, à Matignon. Et une contribution vient déjà d'être
livrée par France stratégie, cet organisme de réflexion et de
concertation placé auprès du Premier ministre. A vrai dire, sa note sur
les « jeunes issus de l'immigration » ne confirme pas l'existence d'une
politique de ségrégation raciale en France. Elle détaille, en revanche,
tous les obstacles qui éloignent les enfants d'immigrés de l'insertion
économique.
Des situations contrastées
Certes, au sein de la deuxième génération, les situations sont « très
contrastées, notamment selon l'origine migratoire des parents »,
rappelle d'abord France stratégie. Les enfants d'Africains apparaissent
en effet comme les moins bien insérés dans l'économie. A moins de 30
ans, leur taux de chômage est de 32 % - contre 16 % pour les descendants
d'immigrés d'Europe, comme pour les autochtones, et 25 % pour les
jeunes issus de l'immigration d'un autre continent. Les taux d'activité
se distinguent également, chez les femmes : les descendantes d'immigrés,
notamment maghrébins, « sont moins actives que les femmes sans
ascendance migratoire directe ». En outre les jeunes issus de
l'immigration, particulièrement d'Afrique noire ou du Maghreb, sont «
plus exposés à la précarité dans l'emploi, souffrent de trajectoires
heurtées et intègrent moins la fonction publique d'État. Ces difficultés
se traduisent par un niveau de vie inférieur et par des situations de
pauvreté plus fréquentes ».
Parents modestes
Mais comment expliquer de telles inégalités ? France stratégie énumère
les obstacles qui se dressent, tout au long des parcours de ces jeunes
descendants d'immigrés. A l'origine, leurs parents appartiennent à des «
milieux sociaux plus modestes que l'ensemble de la population : les
trois quarts des descendants de deux parents immigrés ont un père
ouvrier ». Et concrètement en 2011, le niveau de vie médian des
personnes arrivées d'Afrique était de 12 240 euros, contre 16 520 euros
pour les immigrés d'Europe, et 20 310 euros pour les non immigrés.
Décrochage scolaire
Les obstacles se présentent également à l'école, rapporte France
stratégie : « En raison d'un environnement souvent moins favorable à
l'apprentissage de la langue, un long processus de décrochage silencieux
s'engage pour de nombreux enfants issus de l'immigration, dès le plus
jeune âge. » En 6eme, comme à 15 ans, leurs résultats sont moins bons ;
finalement, 24 % des enfants d'immigrés sortent du système éducatif sans
diplôme, contre 16 % pour les autres jeunes. Le taux est de 30 % pour
les descendants d'Africains.
Concentration spatiale
Il est vrai qu'en France, les jeunes issus de l'immigration sont
fortement concentrés dans certains établissements ; et cela « a un
impact négatif sur leurs performances ». Plus largement, les immigrés
d'origine africaine et leurs enfants restent aussi « très concentrés
dans certaines régions et, à l'intérieur de celles-ci, dans certaines
communes souvent pauvres et à forte proportion d'immigrés », rappelle
France stratégie. Ainsi en 2005 en Seine-Saint-Denis, 57 % des jeunes
étaient issus de l'immigration. Or cette situation « freine l'accès à
l'emploi de tous les habitants de ces zones ». Du reste, les descendants
d'immigrés n'apparaissent « pas à cet égard spécifiquement pénalisés ».
Discriminations
Ces différents facteurs, pourtant, « ne peuvent expliquer à eux seuls
les écarts mentionnés en termes d'insertion économique », prévient
l'organisme de prospective. « Cet écart non expliqué renvoie à des
facteurs non pris en compte dans les enquêtes, dont des phénomènes de
discrimination. » Et pour accéder à l'emploi, particulièrement, ces
rejets sont davantage observés par les descendants d'immigrés africains.
Face à tous ces obstacles, faut-il donc différencier les citoyens
français « en fonction de leur ascendance migratoire » ? Si France
stratégie appelle à mobiliser le droit commun, l'organisme estime
néanmoins « urgent de réfléchir » à « des mesures particulières » pour
tous ces jeunes. La réponse est désormais à Matignon.
Assassiné le 21 février 1965, Malcolm X a connu plusieurs vies.
Cinquante ans après sa mort, ce révolutionnaire africain-américain
continue de vivre à travers les clips, les films et les livres. Une
récente biographie apporte des éclairages nouveaux sur le parcours du
leader charismatique du nationalisme noir.
Dimanche, 21 février 1965. Il y a cinquante ans tombait sous les balles de ses adversaires Malcolm X,
l’une des principales icônes de la lutte africaine-américaine pour la
dignité et contre la suprématie blanche. Orateur charismatique, l’homme
venait de prendre la parole dans une salle de spectacle de Harlem, à New
York (Etats-Unis), quand, à la faveur d’un brouhaha provoqué pour faire
diversion, trois hommes ouvrent le feu sur lui. Malcolm s’effondre,
mortellement touché. Les trois tueurs,
dont deux réussirent à échapper avant d’être finalement appréhendés par
la police, étaient tous membres de la secte Nation of Islam (NOI).
Malcolm X savait que sa vie était en danger depuis que les tensions
avaient éclaté entre lui et la NOI dont il avait fait longtemps partie :
rivalités personnelles, divergences religieuses et idéologiques avec
les dirigeants, notoriété de plus en plus grande pour Malcolm X… Avant
de commencer son discours, ce dernier avait pourtant persuadé son
service de sécurité de ne pas faire preuve de zèle car il craignait
qu’un dispositif de contrôle trop contraignant ne chasse son auditoire.
Il avait même renvoyé de la tribune les orateurs vedettes qui l’avaient
précédé, comme s’il voulait aller seul vers son destin. Selon ses
biographes, Malcolm X avait déclaré à ses proches, seulement quelques
jours avant sa mort, que « dans sa famille, les hommes ne mouraient pas de mort naturelle ». Et ce qui devait arriver arriva.
Accoutumance à la violence
Est-ce parce qu’il avait été trop accoutumé à la violence que Malcolm
X n’avait pas pris au sérieux les menaces de mort qui planaient sur
lui ? Né en 1925 à Omaha (Nebraska) dans une famille très engagée dans
le mouvement de libération des Noirs, Malcolm avait vu pendant son
enfance sa maison brûler suite à une attaque punitive des hommes du Ku
Klux Klan. En 1931, son père Earl Little, pasteur baptiste et disciple
de Marcus Garvey qui militait pour le retour des Noirs d’Amérique en
Afrique, était assassiné par des proches de l’organisation suprémaciste
blanche. Le père Little mourut dans des conditions épouvantables (il fut
poussé sous un tramway et son corps fut coupé en deux).
A la violence physique suivit la violence psychique. Le jeune Malcolm
fut traumatisé de voir sa mère perdre son équilibre mental, après la
disparition brutale du père. Louise Norton, nerveuse et bouleversée, dut
être placée dans une asile psychiatrique, alors que ses enfants furent
dispersés au hasard des placements sociaux. Recueillis par une famille
de Blancs du Michigan, Malcolm, lui, put s’inscrire à l’école. Il se
révéla brillant élève, mais perdit rapidement l’intérêt pour les études
lorsqu’il se rendit compte qu’en tant que jeune Noir désargenté, il
n’avait aucune perspective de mobilité sociale.
Obligé de subvenir à ses besoins, l’adolescent partit alors rejoindre
l’une de ses sœurs à Boston, avant de débarquer à New York. Il vécut
d’expédients : vols, trafics en tous genres, proxénétisme... En 1946, il
fut arrêté pour vol et condamné à dix ans de prison. Or,
paradoxalement, c’est derrière les barreaux que le jeune homme acquit sa
solide culture.
La plongée dans les livres de la bibliothèque de la prison, qui
portaient autant sur l’histoire africaine-américaine que sur l’antiquité
occidentale, la philosophie et la rhétorique, éveilla chez Malcolm « le désir profond, latent, de vivre intellectuellement ».
C’est aussi en prison qu'il entendit pour la première fois le nom
d’Elijah Muhammad, le « Guide » de la NOI, et découvrit ses idées sur la
séparation des races et l’affirmation du « pouvoir noir ».
Dès sa libération sur parole en 1952, Malcolm rejoignit la NOI. Il
changea de nom, remplaçant le patronyme « Little » hérité de l'époque de
l’esclavage par la lettre X, symbole de l’inconnu en mathématiques. Au
service de la NOI, il propageait le message de la confrérie appelant au
séparatisme noir. Son charisme, sa dialectique caustique et son sens de
la provocation et de la rhétorique contribuèrent au succès grandissant
du mouvement dont le nombre d’adhérents sextupla en l’espace de dix
ans. Mais la popularité grandissante de Malcolm fit de l'ombre au chef
suprême de la NOI qui décida de l’écarter.
La rupture entre Elijah Muhammed et Malcolm fut consommée en 1964
quand ce dernier quitta la NOI pour fonder la Muslim Mosque Incorporated
(MMI) et, surtout, l’Organization of Afro-American Unity (OAAU), une
branche américaine du mouvement panafricaniste. Cette organisation fut
le point culminant du développement internationaliste de la pensée de
Malcolm X, qui effectua dans les années 1960 de nombreux voyages au
Proche-Orient et en Afrique où il rencontra des penseurs et hommes politiques, dont le Ghanéen Nkrumah, père du panafricanisme.
Cette métamorphose coïncida avec la montée des menaces autour du
militant noir. Depuis sa rupture avec la confrérie d’Elijah Muhammad où
il ne comptait pas que des amis, Malcolm avait fait l’objet de plusieurs
tentatives d’assassinat. Une semaine avant l’attentat qui lui coûta la
vie, sa femme et ses filles avaient failli mourir dans un incendie
criminel qui avait ravagé sa maison. On connaît la suite.
Réinventions
Paradoxalement, la disparition de Malcolm X ne marque pas la fin de
l’intérêt qu’il avait su susciter de son vivant. La vie turbulente et
transgressive de cette figure incontournable du mouvement noir
outre-Atlantique et sa disparition dans des conditions non moins
turbulentes à l’âge de 39 ans ont d’ailleurs fait couler beaucoup
d’encre et ont contribué à l’icônisation du personnage dont le prestige
n’a cessé de croître depuis sa mort il y a cinquante ans.
Couverture
du livre de Manning Marable sur la vie de Malcolm X. Il a été traduit
en français sous le titre : «Malcolm X, une vie de réinventions» (Ed.
Syllepse).
DR
« La date du 21 février 1965 reste profondément gravée
dans la mémoire de nombre d’Afro-Américains comme le sont, pour
d’autres, les assassinats de John F. Kennedy ou de Martin Luther King
Jr. », écrit Manning Marable dans une énième biographie de Malcolm X, sous-titrée Une vie de réinventions.
Couronné par le prestigieux prix Pulitzer (2012), cet opus biographique
ne s’inscrit pas tout à fait dans le torrent de publications
admiratives ou critiques que le personnage de Malcolm X a inspiré. Paru
au printemps 2011, l’opus de plus de 750 pages en traduction française
(quelque 600 pages en version originale) a pour ambition de déconstruire
la légende pour révéler l’homme Malcolm X, avec toutes ses
contradictions et ses faiblesses. « Mon objectif premier dans ce livre était, proclame son auteur, de m’élever au-dessus de la légende pour mieux raconter les événements tels qu’ils se sont déroulés dans la vie de Malcolm. »
Décédé trois jours avant la sortie de son livre aux Etats-Unis,
Manning Marable était un universitaire réputé, spécialiste de l’histoire
des Noirs américains. Il avait fondé le département des études
africaines-américaines à l’université de Columbia qu’il a dirigé jusqu’à
sa mort. Son récit de la vie et la mort de Malcolm X est le résultat de
20 années de recherches au cours desquelles il a consulté une
foultitude de documents (des journaux intimes, des correspondances et
6 000 pages des dossiers secrets du FBI) et a interrogé les proches de
son sujet.
Dans la postface de son livre, Marable rapporte que le point de
départ de ce travail de longue haleine a été sa découverte à la fin des
années 1960 de la célèbre Autobiographie de Malcolm X (Grasset), considérée par le magazine Timescomme
étant l’un des cent livres de non-fiction les plus influents du XXe
siècle. Son contenu avait été raconté oralement par Malcolm X à Alex
Haley (l’auteur de Racines) qui l’a publié dans la foulée de
l’assassinat du leader noir en 1965. Cette publication posthume faisait
dire à Marable que le volume autobiographique était davantage l’œuvre de
Haley que celle de Malcolm. Il soupçonnait le co-auteur, connu pour
être proche des républicains, d’avoir gommé le radicalisme des propos de
Malcolm. Marable a souligné aussi les incohérences dans le récit dicté
par ce dernier, les exagérations et les oublis volontaires ou
inconscients.
Ceux-ci concernent notamment les activités de délinquance dans
lesquelles Malcolm se dit d’avoir plongé dans sa prime jeunesse. Cet
aspect aurait été exagéré pour donner, pensait Marable, une ampleur
mystique au repêchage de l’enfant prodige par la secte Nation of Islam.
Dans son livre, Marable revient aussi sur la bisexualité de Malcolm X
que ses admirateurs passent sous silence, préférant voir en lui le
symbole d’une négritude virile, agressive, voire misogyne. Selon les
témoignages recueillis par le biographe, le héros de la Black Power
aurait dans sa jeunesse servi « d'escort gay » à de riches hommes
d'affaires blancs et aurait même entretenu au moins une relation
homosexuelle suivie et non tarifée.
Enfin, les révélations de Manning Marable portent aussi sur les
vraies raisons de la rupture de Malcolm avec Elijah Muhammad, le
dirigeant de la NOI. Elles auraient été provoquées par la jalousie
sexuelle et pas seulement par leurs divergences d’ordre politique. Mais
contrairement à la justice de l’époque, qui a tenu la NOI comme la seule
responsable du meurtre de leur « brebis égarée », Marable
n’hésite pas à pointer du doigt le FBI et la police new-yorkaise qu’il
accuse d’avoir fermé les yeux aux menaces qui pesaient sur la vie de
Malcolm X et d’avoir participé au moins passivement à son exécution.
La grande originalité du professeur Marable est peut-être d’avoir su
révéler un Malcolm X assailli de doutes sur sa théologie, sa politique,
sa vie intime, ce qui va à l’encontre de l’image d’un homme droit dans
ses bottes, radical et enfermé dans ses certitudes, que la postérité
garde de lui. Ce fut surtout une personnalité multiple qui, à travers la
série de noms qu'il s’est attribués tout au long de sa courte existence
(Malcolm X, Malcolm Little, Homeboy, Jack Carlton, Detroit Red, Big
Red, Satan, Malachi Shabbaz, Malik Shabbaz, Elt-Hajj Malik El-Shabazz),
semble vouloir attirer l’attention sur la difficulté pour un Américain
noir d’être libre encore aujourd'hui, 150 ans après la fin de
l’esclavage !
► Malcolm X, une vie de réinventions (1925-1965), par Manning Marable. Editions Syllepse, 760 pages, 23 euros.
Malcolm X est assassiné le 21 février
par deux adeptes de la Nation de l'Islam, alors qu'il prononçait un
discours à New York. Photo des obsèques du leader noir qui se sont
déroulées le 27 février, dans l'Eglise de la foi à Harlem. AFP Photo.
Réunion nocturne du Ku Klux Klan à
Washington en décembre 1932. Malcolm Little naît le 19 mai 1925, à Omaha
dans l'Etat du Nebraska aux Etats-Unis. Son père et ses oncles meurent
en 1931, probablement assassinés par le Ku Klux Klan. Getty Images/Keystone-France/Gamma-Keystone
Malcolm, avec Elijah Muhammad, dirigeant
de la Nation de l'Islam. C'est en 1953 que Malcolm Little prend le nom
de Malcolm X. En 1954, il est promu au grade de ministre au sein de la
Nation de l'Islam à New York. Getty Images/Lloyd Yearwood/Three Lions
Malcolm se marie avec Soeur Betty X, à Lansing, au Michigan. Betty Shabaz en 1964. Michael Ochs Archive/Getty Images
Malcolm X et ses filles Qubliah (gauche) et Attilah (droite) Shabaz en 1962. Getty Images
Le 9 mai 1963, à l'aéroport national de
New York, Malcolm X annonce à la presse son retrait de la Nation de
l'Islam. Il fonde en 1964 la Muslim Mosque Inc, une nouvelle
organisation religieuse. UPI-AFP Archives/AFP
Le 26 mars 1964, la rencontre historique entre Malcolm X et Martin Luther King Jr. Wikipedia
Malcolm X est assassiné le 21 février
par deux adeptes de la Nation de l'Islam, alors qu'il prononçait un
discours à New York. Photo des obsèques du leader noir qui se sont
déroulées le 27 février, dans l'Eglise de la foi à Harlem. AFP Photo.
Réunion nocturne du Ku Klux Klan à
Washington en décembre 1932. Malcolm Little naît le 19 mai 1925, à Omaha
dans l'Etat du Nebraska aux Etats-Unis. Son père et ses oncles meurent
en 1931, probablement assassinés par le Ku Klux Klan. Getty Images/Keystone-France/Gamma-Keystone