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mardi 14 juillet 2015

Je suis ‪#‎Fotokol‬: Aide aux Femmes et Jeunes Filles Victimes des Violences de Boko Haram


Je suis ‪#‎Fotokol‬: Projet d'Aide aux Femmes et Jeunes Filles Victimes des Violences de Boko Haram



Parrainé par l'Association Nous Pas Bouger
Centre International de Culture Populaire (CICP)
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
Tel. 06 37 92 39 41
E-mail: associationouspasbouger@yahoo.com

Problématique:

Depuis un peu plus de 03 ans, le Bassin du Lac Tchad est le théâtre d'opérations du groupe armé et terroriste dénommé BOKO HARAM, né au Nigéria dans les années 2000. Ses membres mènent dans cette région des campagnes de plus en plus intensives d’attentats, de raids éclairs contre des villes et des villages, et d’occupation de villes importantes dans le Nord-Est du Nigéria; puis depuis peu des opérations kamikazes menées par des femmes ou des jeunes filles instrumentalisées.

Même si les statistiques disponibles restent peu fiables, à ce jour, le conflit entre BOKO HARAM et les forces de sécurité coalisées des États du Bassins du Lac Tchad auraient fait plus de 20 000 morts et 1 500 000 déplacés.

Dans un récent rapport fondé sur 377 entretiens, dont quelque 200 témoignages directs, parmi lesquels ceux de 28 femmes et jeunes filles ayant réussi à s'échapper des griffes du groupement terroriste, AMNESTY INTERNATIONAL révèle que, depuis le début de l'année 2014, plus de 2.000 femmes et jeunes filles ont été enlevées pour être emprisonnées, parfois violées, mariées de force, voire contraintes à perpétrer des attaques armées dans leur propre village.

Alors qu’elles paient un lourd tribut parce que subissant les pires violences basées sur le genre et utilisées comme « arme de guerre », les femmes et les jeunes filles des zones en conflit dans le Bassin du Lac Tchad sont les oubliées des projets et programmes d’aide et d’assistance en situation d’urgence, ces projets et programmes ne prenant pas en compte leurs besoins spécifiques et en violation des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies portant sur les femmes, la paix et la sécurité.

Objectif du projet :

L’objectif global du projet est de fournir une aide humanitaire d’urgence et une assistance spécifique aux femmes et jeunes filles victimes des exactions et violences du groupe terroriste BOKO HARAM, dans le contexte de conflit armé et post-conflit, notamment une aide à des projets d'autonomisation après un long hébergement dans les camps de réfugiés.

Zone d’intervention du projet:

La zone d’intervention du projet est le Bassin du Lac Tchad, une aire géographique qui est constitué des pays riverains du Lac Tchad que sont : le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, la République Centrafricaine et de la Libye. Le Bassin du Lac Tchad, sans la Libye, est d'une superficie de 967.000 km² et compte une population estimée à 30 millions d’âmes.

Bénéficiaires du projet :

Les bénéficiaires du projet sont les femmes et les jeunes filles de la zone de conflit, laquelle comprend : trois régions du Cameroun; deux régions du Niger ; six (États fédérés) du Nigeria; trois régions de la RCA et l'ensemble du territoire du Tchad.

Partenaires souhaités du projet:

- Un partenaire privilégié : la France
- Toutes les Agences Onusiennes
- Les État du Bassin du Lac Tchad
-La Commission Européenne
- La Commision du Bassin du Lac Tchad
- L’Union Africaine, les Commissions Économiques Sous Régionales et la Commission du Bassin du Lac Tchad
- L'Agence Française de Développement (AFD)
- Les OSC

Durée du Projet:

La durée du projet ne peut être déterminée. Il est tout simplement souligné que le projet va être conduit pendant le conflit et post-conflit.

Description du projet:

Les composantes du projet sont les suivantes :

- Évaluation de la situation des femmes et de leurs besoins d’aide en situation d’urgence

- Aide aux femmes et jeunes filles dans le contexte de conflit armé

- Renforcement des capacités

- Aide aux femmes et aux jeunes filles dans le contexte post-conflit

- Automisation progressive des femmes et des jeunes filles par l'apprentissage des métiers, la promotion de l'artisanat local, le commerce équitable, l'assistance dans la production agricole et l'élevage, etc...

Toutes les initiatives et idées seront bien évidemment toujours les bienvenues!

Joël Didier Engo
Président de l'Association Nous Pas Bouger et porteur du projet

samedi 20 avril 2013

Cameroun, mon Cameroun, havre de bonheur ou mouroir?

par
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«Je suis très heureux d’être de retour en France, c’est un grand moment. Après, on retournera également au Cameroun, qui est un très beau pays où on se plaît beaucoup», paroles émouvantes prononcées aujourd’hui par le père de la famille française Tanguy Moulin-Fournier, après deux mois de captivité au Nigéria.

Pourtant nombreux sont les ressortissants du Cameroun à l’étranger qui ne pourraient en dire autant. Et pour cause!

Il n’empêche, j’apprécie de voir des français se plaire au Cameroun, voulant y retourner malgré l’épreuve inhumaine d’une prise en otage de deux mois.

Peut-être auront-ils dès leur retour au Cameroun, une pensée toute particulière pour certains d’entre-nous (Camerounais ou ressortissants du Cameroun), qui n’ont plus eu l’occasion d’apprécier la « beauté » de leur pays parfois depuis une trentaine d’années: contraints ou à l’exil (politique, économique, humanitaire, alimentaire, sanitaire…) à l’étranger; ou au bagne perpétuel dans les prisons-mouroirs du dictateur et Président à vie Paul BIYA.

À titre personnel, au regard des positions prises contre ce régime, je ne pense pas raisonnablement pouvoir envisager un retour aussi « tranquille » au Cameroun, comme monsieur Tanguy Moulin-Fournier, même si j’en meurs d’envie.

Drôle d’impression tout de même, sur mon pays: repoussoir répressif et morbide pour ses propres ressortissants; havre de bonheur et de prospérité économique pour de nombreux expatriés occidentaux (français notamment).

À quand la réciprocité???

Joël Didier Engo


Pour comprendre le Cameroun, lire notamment cet article pertinent de l'écrivain Patrice NGANANG: "LES CAMEROUNAIS PEUVENT-ILS ETRE LIBERES PAR L’OCCIDENT ?"