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dimanche 29 décembre 2019

Arbre de Noël chez les Petits Enfants de Marie à Yaoundé (Cameroun-Afrique)




Ne les oublions pas en cette période des fêtes de fin d'année.

Aidons-les à la mesure de nos possibilités: Lien de la Collecte Leetchi initiée pour financer l’Orphelinat "Les Petits Enfants de Marie" située à Yaoundé au Cameroun: 
 

ASSOCIATION POUR LE BIEN-ÊTRE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES ENFANTS ET DES JEUNES EN DÉTRESSE EN ZONE RURALE ET URBAINE AU CAMEROUN «Les Petits Enfants de Marie»

Enregistrement Numéro 00000708/RDA/J06/SAAJP/BAPP du 27 août 2018

Tél. 237 662 449 221
 
E-MAIL: petitsenfantsdemarie.2018@gmail.com

Nous relayons cet appel aux dons parce que nous avons acquis la conviction que c'est dès l'enfance que l'on pare à la tentation d'une immigration clandestine et dangereuse, en soutenant localement la scolarisation des enfants, en promouvant l'apprentissage des métiers, puis en accompagnant la création d'activités.

Pour plus d'information, contacter en France:

Association NOUS PAS BOUGER

Maison des Associations du onzième

8 rue du Général Renault

Boite n°143

75011 Paris

Tél: 06 41 40 06 23
 
 

lundi 29 juillet 2019

ENSEMBLE PRÉPARONS LA RENTRÉE DES ENFANTS DE MARIE AU CAMEROUN


 Lien Facebook de la campagne: https://www.facebook.com/donate/464965787633277/2953365188028065/



L' association des petits Enfants de Marie lance un appel à toutes les âmes de bonne volonté pour l'aider à préparer la rentrée scolaire des enfants en détresse qu'elle recueille au Cameroun. 

 

Toutes les contributions, y compris les plus modestes sont les bienvenues, notamment tout le matériel scolaire en surplus dans les familles ou usager que nous récoltons jusqu’au 30 septembre dans notre local situé au 13 rue des Amiraux dans le 18 éme arrondissement de Paris (prière de nous contacter avant au 06 41 40 96 23)



Merci pour votre générosité de cœur.

 Destinataires: ASSOCIATION POUR LE BIEN-ÊTRE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES ENFANTS ET DES JEUNES EN DÉTRESSE EN ZONE RURALE ET URBAINE AU CAMEROUN «Les Petits Enfants de Marie»

Lien de la Collecte Leetchi initiée pour financer l’Orphelinat "Les Petits Enfants de Marie" située à Yaoundé au Cameroun: 
 
https://www.leetchi.com/c/orphelinat-les-petits-enfants-de-marie?fbclid=IwAR3T6dwlsUndJ8DhE-cuksaUn1Saa8aIumqyUTxE_YLIevPYkwArRTDe5BY
 
Enregistrement Numéro 00000708/RDA/J06/SAAJP/BAPP du 27 août 2018

Tél. 237 662 449 221
E-MAIL: petitsenfantsdemarie.2018@gmail.com


Nous relayons cet appel aux dons parce que nous avons acquis la conviction que c'est dès l'enfance que l'on pare à la tentation d'une immigration clandestine et dangereuse, en soutenant localement la scolarisation des enfants, en promouvant l'apprentissage des métiers, puis en accompagnant la création d'activités.

Pour plus d'information, contacter en France: Association NOUS PAS BOUGER

Maison des Associations du onzième

8 rue du Général Renault

Boite n°143

75011 Paris

Tél: 06 41 40 06 23


dimanche 2 septembre 2018

APPEL AUX DONS POUR LES ENFANTS EN DÉTRESSE AU CAMEROUN



L' association des petits Enfants de Marie lance un appel à toutes les âmes de bonne volonté de l'aider à avoir un cadre au Cameroun, où elle pourra poursuivre ses activités et accueillir les enfants en détresse. Elle est pour le moment sans un abri permanent.

Merci pour votre générosité de cœur.

 Destinataires: ASSOCIATION POUR LE BIEN-ÊTRE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DES ENFANTS ET DES JEUNES EN DÉTRESSE EN ZONE RURALE ET URBAINE AU CAMEROUN «Les Petits Enfants de Marie»
 
Enregistrement Numéro 00000708/RDA/J06/SAAJP/BAPP du 27 août 2018

Tél. 237 662 449 221
E-MAIL: petitsenfantsdemarie.2018@gmail.com


Nous relayons cet appel aux dons parce que nous avons acquis la conviction que c'est dès l'enfance que l'on pare à la tentation d'une immigration clandestine et dangereuse, en soutenant localement la scolarisation des enfants, en promouvant l'apprentissage des métiers, puis en accompagnant la création d'activités.

Pour plus d'information, contacter en France: Association NOUS PAS BOUGER

Maison des Associations du onzième

8 rue du Général Renault

Boite n°143

75011 Paris
E-mail: associationouspasbouger@gmail.com
Tél: 06 41 00 14 31

dimanche 2 octobre 2016

À PERENCO CAMEROUN: NATIONAUX ABONNÉS AUX DÉCLASSEMENTS, HARCÈLEMENTS, LICENCIEMENTS (2)


Re-plongée bien malgré nous dans l'esclavagisme capitalistique à PERENCO-CAMEROUN. Après notre publication du 27 juin 2016 reproduisant la lettre* envoyée par les employés camerounais de cette entreprise pétrolière franco-britannique à leur Directeur Général, dans laquelle ils faisaient état de phénomènes récurrents de déclassement professionnel, harcèlement physique et moral, et parfois sexuel...Loin de l'apaisement souhaité et espéré, l'entreprise semble avoir choisi de réprimer systématiquement et en vase clos, en flagrante violation de la réglementation nationale et internationale du Travail. Comment pouvait-il en être autrement au Cameroun?


Combien sont-elles les filiales de grands groupes internationaux en Afrique noire, et particulièrement au Cameroun, où les nationaux sont ainsi soumis - comme à PERENCO CAMEROUN - aux vexations quotidiennes, et surtout aux discriminations sociales ou professionnelles liées à leur couleur de peau? Dans cette filiale camerounaise il semble ainsi parfaitement normal de déclasser de trois niveaux un ingénieur instrumentation camerounais sorti d'une grande école européenne, quand ses collègues expatriés arrivés comme ingénieurs production sont promus chef de site en l'espace d'une, deux, ou trois années. Puis de le soumettre à une pression professionnelle et morale sans arrêt, avec mise en congés forcés de trois (03) mois, fermeture de tout accès au réseau interne, licenciement pour «perte de confiance».
La persistance de cette ségrégation qui ne dit pas son nom, au relent colonial, dans une entreprise étrangère partenaire de la puissante Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) du Cameroun, semble apparemment ne gêner personne dans ce pays, où le moins que l'on puisse dire est que PERENCO est en terre conquise.

Petit florilège des incidents à PERENCO CAMEROUN depuis la publication de la lettre* de ses employés camerounais à leur directeur général, Eric DARGENTRE le 27 juin 2016:
  • Juillet 2016: un villageois camerounais a la jambe broyée par un surfer en mer à Kribi, à cause d'une opération effectuée sans l'éclairage requis.

  • Août 2016: décès par noyade en mer de M. Christian IKANG, électricien, à cause de la rupture d'une rambarde rouillée du fait d'un manque flagrant de maintenance du matériel.

  • Toujours en août 2016: fuites et épandages de brut en mer aux larges de Kribi 

  • Septembre 2016: licenciement pour «perte de confiance» après plus de deux (02) décennies de loyaux et bons services, de l' ingénieur instrumentation camerounais Yves BASSONG.
Bonjour l'ambiance!

L'association NOUS PAS BOUGER
Le 02 octobre 2016

 
*Ci-dessous dans son intégralité la lettre de protestation adressée par les employés camerounais de PERENCO à leur directeur général Eric DARGENTRE:

À l'attention de Monsieur Eric DARGENTRE, Directeur Général de PERENCO AU CAMEROUN
Monsieur DARGENTRE,
Par la présente, nous venons vous informer du climat social malsain qui prévaut dans notre entreprise, du fait des harcèlements, injustices, et pressions psychologiques que subissent les employés Camerounais de la structure dont vous avez la responsabilité.
1- Sur la question du harcèlement 
Certains collègues sont sujets au harcèlement moral de la part de leur hiérarchie. Ce phénomène est récurrent à la Direction Production sur du personnel rotationnel ou du personnel à terre.
Nous prendrons ici l’exemple de M. Yves BASSONG qui subit depuis des mois, une pression foudroyante de la part du Directeur Production, M. Yves POSTEC. À ce jour, l’intéressé a été affecté sous le couvert d'un mail, au poste d’aide instrumentiste. Pour une personne, Ingénieur de formation dans une école de renom en Europe, qui a été responsable de la section instrumentation depuis des années avant Jean Marc BALCON, admettez qu’il y a tout de même un problème…
Sur les sites, le personnel est littéralement bâillonné, traumatisé par la hiérarchie, et vivant au quotidien sous une pression inhumaine de la part des responsables en mer; Pour ces hommes qui font notre fierté à tous, nous pensons qu’ils méritent d’être mieux traités, avec du respect tout au moins.
Le Drh M. Minsili Kissinger fait l'objet d'accusations pour harcèlement sexuel avéré. Cette faute lourde de la part d'un responsable du top management est restée impunie à hauteur de la gravité de cet acte.
2- Sur la question des injustices
La convention collective est bafouée, à l'initiative du Drh qui a par ailleurs pris part aux ateliers de mise à jour de ladite convention et l'a ratifiée en sa qualité de représentant de l'employeur. À ce jour, il a réussi à faire du top management de Perenco des "hors la loi" dans la mesure où il vous a convaincu M. DARGENTRE que l'avancement automatique triennal, peut tout de même faire l'objet d'un arbitrage par l'employeur, ce qui est contre le principe et la raison d’être de cet article dans la convention collective.
Est-ce à dire que la Société Perenco au Cameroun a un pouvoir discrétionnaire pour ce qui est du code du travail et de la convention collective des industries pétrolières? Nous sommes sûrs que non. Alors pourquoi un seul homme doit traîner des masses à la perdition? Au point de violer la réglementation.
Dans les fonctions supports aux opérations, si les promotions professionnelles se font rares, les augmentations de salaire même conventionnelles, ne sont aucunement garanties. Dans la direction supply chain ou encore finance, des employés gardent la casquette de temporaires pendant des années, alors que l'organisation reconnaît la valeur qu'ils apportent au business, sans pour autant régulariser leurs fonctions en agents permanents.
Le personnel camerounais est sujet à de nombreuses difficultés, en mer en particulier. La restauration sur site est devenue plus un danger qu'un acte vital. Les mets sont apprêtés dans la nuit pour être consommés le lendemain. Résultat des courses, les salades, sauces, et riz parviennent gluants le lendemain midi, donc en début de putréfaction sur les plate-formes où travaillent les équipes. Ceux qui l'ont décrié ont été accusés d'incitation à la révolte par certains chefs de site sur le champ Rio delrey. Pendant ce temps, les plats sont de meilleures qualités dans les quartiers vie. Sur nos sites également, le personnel expatrié a un traitement de faveur sur l'attribution et l'entretien des logements, la qualité des repas, tandis que les locaux Camerounais passent toujours au second rang.
Le peuple Camerounais a une réputation d’hospitalité , mais pas au détriment de son propre épanouissement.
3- Sur la question des pressions psychologiques.
De nombreux cadres, ayant déjà travaillé plusieurs années au sein de Perenco, sont relégués à des fonctions inférieures de manœuvres, aide technicien ou d'agent de bureaux pour les administratifs, au bénéfice d'employés expatriés. Nous citerons ici les cas pour la Direction Opérations de: Mongo Trésor Ingenieur géosciences, Henri Mbenda Ingenieur Mécanicien qui ont été affectés à des postes d'opérateurs sur plate-forme, quand nous savons que ces fonctions sont des postes pour formation niveau avant Baccalauréat, Baccalauréat ou BTS, DUT. Roland Bissai ingénieur généraliste IST-AC, est parti comme chef opérateur alors qu'il a été ingénieur travaux puis ingénieur production. M Yves Bassong a été ingénieur instrumentation au sein du département maintenance pendant des années, aujourd'hui, on veut en faire un technicien instrumentation, soit 3 niveaux en dessous de son ancien poste, tout en expliquant a l’intéressé que ce n’est pas une sanction. Voilà à quoi ressemble la carrière de jeunes cadres camerounais chez Perenco Cameroun aujourd’hui pendant que les ingénieurs expatriés arrivent comme ingénieurs production puis sont promus en toute logique habituelle, chef de site au bout de 1, 2 ou 3 ans maximum.
Les pressions hiérarchiques sont notre quotidien, "je vais te virer" est une expression presque aussi courante que le bonjour au sein de nos départements.
Les délégués du personnel font l'objet de grosses pressions en commençant par celle du DRH. M. Minsili qui fait du matraquage des esprits du personnel, son principal cheval de bataille. Zéro communication interne, zéro revendications de notre part, zéro gestion des compétences, zéro équité entre les employés, zéro objectivité, zéro plans de carrière, premier détracteur des supports normatifs camerounais en matière des droits des travailleurs et de surcroît accuse de falsification des dossiers du personnel.
Est-ce là l’image que Perenco veut donner au Cameroun? Nous sommes certains que Non M. Le Directeur General.
Si nous devions énumérer tous les traitements extrêmes que subissent les employés, vous en seriez outrés M. DARGENTRE. Nous faisons confiance a votre subtilité et votre sagesse pour clarifier ces écarts qui sont contre les valeurs fondamentales de Perenco.
Bien entendu si vous posez des questions directes au personnel, personne n’y répondra clairement par peur des représailles, mais Nous savons que vous saurez y faire.
M. DARGENTRE,
Nous confions à votre autorité, cette requête afin que le mal soit traité dès sa racine.
- Nous voulons que le traitement social des employés, en particulier le personnel opérationnel soit identique. Nous sommes dans un même bateau en 2016: nous sommes suffisamment tributaires de la sécurité des uns et des autres, pour que nous soyons considérés sur le même pied d’égalité. Nous ne voulons plus d’hiérarchisation des employés, du fait de leur statut (expatrié ou local).
- Nous voulons également que les pressions par nos hiérarchies de 1er rang et plus haut, soient bannies. Nous travaillons avec beaucoup d'amour et de passion. Il n'est pas nécessaire que nos supérieurs nous brandissent le licenciement à la moindre occasion. Cela constitue un harcèlement moral au travail qui est réprimandé par la Loi Camerounaise et les règles universelles du Travail dont l’OIT est Garant.
- Nous voulons au minimum que le code du travail et la convention collective nationale des entreprises pétrolières soient respectés et que nos droits relatifs à l'échelon automatique triennal nous soient restitués.
- Nous voulons enfin, avec un accent particulier que les ressources camerounaises soient valorisées, que leurs compétences soient reconnues par le Management Perenco et mises à profit pour le bien de Perenco et du partenaire national SNH. Plus que dans d'autres filiales, vous savez M. DARGENTRE, quel est le potentiel intellectuel au Cameroun. C'est aussi à ces hommes et à ces femmes que Perenco doit son succès au Cameroun. Nous avons fait partie de cette aventure depuis le début, nous souhaitons que vous le reconnaissez au travers de l'épanouissement professionnel de toutes les équipes qui y travaillent au quotidien : ouvriers, agents de maîtrise, et cadres.
Bien cordialement
J.A.C

 
Perenco Cameroun Archives



mardi 14 juillet 2015

Je suis ‪#‎Fotokol‬: Aide aux Femmes et Jeunes Filles Victimes des Violences de Boko Haram


Je suis ‪#‎Fotokol‬: Projet d'Aide aux Femmes et Jeunes Filles Victimes des Violences de Boko Haram



Parrainé par l'Association Nous Pas Bouger
Centre International de Culture Populaire (CICP)
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
Tel. 06 37 92 39 41
E-mail: associationouspasbouger@yahoo.com

Problématique:

Depuis un peu plus de 03 ans, le Bassin du Lac Tchad est le théâtre d'opérations du groupe armé et terroriste dénommé BOKO HARAM, né au Nigéria dans les années 2000. Ses membres mènent dans cette région des campagnes de plus en plus intensives d’attentats, de raids éclairs contre des villes et des villages, et d’occupation de villes importantes dans le Nord-Est du Nigéria; puis depuis peu des opérations kamikazes menées par des femmes ou des jeunes filles instrumentalisées.

Même si les statistiques disponibles restent peu fiables, à ce jour, le conflit entre BOKO HARAM et les forces de sécurité coalisées des États du Bassins du Lac Tchad auraient fait plus de 20 000 morts et 1 500 000 déplacés.

Dans un récent rapport fondé sur 377 entretiens, dont quelque 200 témoignages directs, parmi lesquels ceux de 28 femmes et jeunes filles ayant réussi à s'échapper des griffes du groupement terroriste, AMNESTY INTERNATIONAL révèle que, depuis le début de l'année 2014, plus de 2.000 femmes et jeunes filles ont été enlevées pour être emprisonnées, parfois violées, mariées de force, voire contraintes à perpétrer des attaques armées dans leur propre village.

Alors qu’elles paient un lourd tribut parce que subissant les pires violences basées sur le genre et utilisées comme « arme de guerre », les femmes et les jeunes filles des zones en conflit dans le Bassin du Lac Tchad sont les oubliées des projets et programmes d’aide et d’assistance en situation d’urgence, ces projets et programmes ne prenant pas en compte leurs besoins spécifiques et en violation des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies portant sur les femmes, la paix et la sécurité.

Objectif du projet :

L’objectif global du projet est de fournir une aide humanitaire d’urgence et une assistance spécifique aux femmes et jeunes filles victimes des exactions et violences du groupe terroriste BOKO HARAM, dans le contexte de conflit armé et post-conflit, notamment une aide à des projets d'autonomisation après un long hébergement dans les camps de réfugiés.

Zone d’intervention du projet:

La zone d’intervention du projet est le Bassin du Lac Tchad, une aire géographique qui est constitué des pays riverains du Lac Tchad que sont : le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, la République Centrafricaine et de la Libye. Le Bassin du Lac Tchad, sans la Libye, est d'une superficie de 967.000 km² et compte une population estimée à 30 millions d’âmes.

Bénéficiaires du projet :

Les bénéficiaires du projet sont les femmes et les jeunes filles de la zone de conflit, laquelle comprend : trois régions du Cameroun; deux régions du Niger ; six (États fédérés) du Nigeria; trois régions de la RCA et l'ensemble du territoire du Tchad.

Partenaires souhaités du projet:

- Un partenaire privilégié : la France
- Toutes les Agences Onusiennes
- Les État du Bassin du Lac Tchad
-La Commission Européenne
- La Commision du Bassin du Lac Tchad
- L’Union Africaine, les Commissions Économiques Sous Régionales et la Commission du Bassin du Lac Tchad
- L'Agence Française de Développement (AFD)
- Les OSC

Durée du Projet:

La durée du projet ne peut être déterminée. Il est tout simplement souligné que le projet va être conduit pendant le conflit et post-conflit.

Description du projet:

Les composantes du projet sont les suivantes :

- Évaluation de la situation des femmes et de leurs besoins d’aide en situation d’urgence

- Aide aux femmes et jeunes filles dans le contexte de conflit armé

- Renforcement des capacités

- Aide aux femmes et aux jeunes filles dans le contexte post-conflit

- Automisation progressive des femmes et des jeunes filles par l'apprentissage des métiers, la promotion de l'artisanat local, le commerce équitable, l'assistance dans la production agricole et l'élevage, etc...

Toutes les initiatives et idées seront bien évidemment toujours les bienvenues!

Joël Didier Engo
Président de l'Association Nous Pas Bouger et porteur du projet

jeudi 2 juillet 2015

Françafrique: « La troublante tournée africaine de Hollande… » Realpolitik oblige.


Visite Hollande au Cameroun
Les "amis Africains" pourront toujours attendre après les progrès en matière des Droits de l'Homme et d'alternance démocratique...Ils en attendent depuis 36 ans en Angola et 33 au Cameroun. Du moins celles et ceux qui, parmi-eux, ont pu survivre à la mal gouvernance chronique et à la répression policière systématique. Qu'ils continuent donc de mourir - parfois dans des mouroirs concentrationnaires - en silence sans trop attirer l'attention des encombrantes ONG des Droits de l'Homme! Car cela pourrait nuire à la bonne marche des affaires, celle du partenariat nous dit-on "gagnant-gagnant" entre la France et l'Afrique.

Pourtant fondamentalement ni la paupérisation des masses ni la terreur politique (notamment au Cameroun) n'ont jamais empêché les opérateurs économiques hexagonaux de faire de très bonnes affaires avec les dictatures en place sur le continent; souvent au profit exclusif de la balance commerciale de la France et pour l'enrichissement ostentatoire de proches des despotes.

La Françafrique aurait ainsi encore de très belles et lucratives années devant elle, y compris sous un Président socialiste, même endeuillée de Charles Pasqua! Cela n'empêchera évidemment pas qu'à Paris la même classe politique tienne un discours voulu de "fermeté" sur l'immigration en générale, africaine en particulier, sans jamais oser faire le lien entre son indéfectible soutien aux tyrannies à vie et les flux migratoires issus de cette partie du monde.

Association Nous Pas Bouger

 

lundi 11 mai 2015

Quand Bernard Cazeneuve va à la rencontre d'un des grands pourvoyeurs de réfugies politiques en France





Au moins Bernard Cazeneuve aura l'occasion inespérée d'interpeller directement Paul Biya, grand pourvoyeur d'exilés/réfugiés politiques et économiques en France, pendant la visite qu'il s'apprête à effectuer au Cameroun du 14 au 15 mai.

Espérons que le ministre de l'intérieur socialiste lui fera alors part du durcissement encours devant le Sénat de la loi sur l'asile en France, puis de l'instauration projetée des quotas pour les demandeurs d'asile entre les pays membres de l'Union européenne, précisément au grand dam des principales victimes du despote de Yaoundé. 

Il est permis d'en douter.

Car les réfugiés de Boko Haram présentent un avantage indéniable pour les officiels Français de passage au Cameroun, en ce qu'ils permettent bien malgré eux de ne jamais aborder toutes les questions dites sensibles qui fâchent sur place, telles que les violations incessantes des droits de l'Homme ou les emprisonnements politiques.

Joël Didier Engo

Reconduites à la frontière : gauche ou droite, qui expulse le plus?
Le ministre de l’intérieur assure que la gauche pratique 13 % de reconduites à la frontière de plus que la droite. Les Décodeurs ont vérifié.

Par Samuel Laurent, Les Décodeurs, Le Monde.fr

Afficher sa fermeté en matière d’immigration, telle est la ligne suivie par le gouvernement Valls. Quitte à faire dans la politique du chiffre dénoncée jusqu’à l’élection de François Hollande par les mêmes socialistes.

Manuel Valls dénonçait en 2012 à son arrivée au ministère de l’intérieur les risques de « travers statistiques » induits par une politique du chiffre. Mais son successeur ne résiste pas à la tentation d’en donner un qu’il juge bon.

Invité lundi 11 mai de RTL, alors que la loi sur la demande d’asile entre en discussion au Sénat - le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a ainsi vanté les mérites de la fermeté en matière de reconduites à la frontière, affirmant que la gauche faisait ici « mieux » que la droite.

Ce qu’il a dit :

«En matière de reconduite à la frontière, nous faisons 13 % de reconduites de plus pour les déboutés du droit d’asile depuis 2012, ce qui montre que nous sommes dans une démarche où l’on a à la fois plus d’humanité et plus de fermeté dans l’application des règles.»

Pourquoi c’est exagéré?

Selon Bernard Cazeneuve, depuis 2012, le nombre de reconduites à la frontière de personnes déboutées du droit d’asile aurait donc augmenté de 13 %.
Mais de quoi parle-t-on ? En réalité, comme l’avait démontré Libération dans un autre cas, on ne connaît pas précisément le nombre de déboutés du droit d’asile reconduits à la frontière, mais le nombre de reconduits quel que soit le motif. Le ministère ne renseigne pas le passif des reconduits, et n’a pas connaissance de leur statut précis.

1. Baisse d’un quart des reconduites à la frontière depuis 2012

Le ministère dispose en fait de données sur « l’éloignement des étrangers en situation irrégulière », qui montrent l’évolution des reconduites depuis 2009, quel qu’en soit le motif.
 
Bilan des reconduites à la frontière depuis 2009
Les éloignements spontanés sont ceux qui se font sans intervention policière après prononcé d'une mesure d'éloigment.
0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 Eloignements forcésEloignements et départs spontanésEloignements et départs aidés200920102011201220132014
2012
Eloignements forcés: 13 386 personnes
Eloignements et départs spontanés: 14 981 personnes
Eloignements et départs aidés: 8 455 personnes
Total : 36822 personnes
Source : Ministère de l'intérieur


Les 13 % évoqués par M. Cazeneuve sont bien présents, mais ne concernent qu’une seule catégorie de ce total : les éloignements forcés. Ceux-ci sont passés de 13 386 en 2012 à 15 161, soit exactement 13,26 % de hausse.

Le ministère fournit une statistique détaillée pour 2013 et 2014, avec le type d’éloignements. On peut constater que ce sont les retours forcés de ressortissants de pays tiers (hors Union européenne) qui sont en nette hausse, de 39,9 % sur les deux années.

Mais ce que M. Cazeneuve ne précise pas, c’est que les deux autres catégories, à savoir les départs « spontanés » (sans intervention policière après une mesure d’éloignement) et les départs aidés (assortis d’une aide matérielle au retour au pays), eux, sont en baisse, respectivement de 70,12 % et 5,76 %.

De façon assez cohérente, le ministre ne reprend pas le mode de calcul que critiquait la gauche en 2012 (agréger reconduites forcées, spontanées et aidées). Mais appliquer ce mode de calcul peut se révéler instructif et ne va pas tout à fait dans le sens de M. Cazeneuve : avec un total de 27 606 expulsions en 2014, contre 36 822 en 2012, le recul est de 25 %.

La gauche a donc bien augmenté le nombre d’expulsions « policières » – des demandeurs d'asile déboutés et des autres, sans qu'on en connaisse la proportion –, mais réduit, parfois fortement, le nombre des autres types d’éloignement, ou du moins la méthode de comptage.

2. Hausse des demandes et des acceptations

M. Cazeneuve oublie par ailleurs de brosser un tableau complet de la situation. En réalité, le nombre de demandes d’asile vers la France est en hausse spectaculaire depuis 2007 (malgré un léger recul sur 2014). Et le nombre de demandes acceptées tend lui aussi à augmenter.

Demandes et admissions à l'asile en France
0 10000 20000 30000 40000 50000 60000 70000 DemandesAdmissions197319751977197919811983198519871989199119931995199719992001200320052007200920112013
1983
Demandes: 22 350
Admissions: 14 608
Source : OFPRA
1983
Demandes: 22 350
Admissions: 14 608

Source: OFPRA

Ainsi, depuis 2012, le nombre de demandeurs d’asile a cru de 7,34 %. Or, mécaniquement, s’il y a plus de demandeurs et si on conserve le même taux de refus, on augmente le nombre de déboutés.

Autre élément à prendre en compte dans un tableau plus global : malgré le « plus de fermeté » de M. Cazeneuve, on est passés de 9 976 demandes d’asile acceptées en 2012 à 14 512 en 2014, soit une hausse de 45,5 %.

3. Combien coûte une reconduite ?

2 186 euros par « reconduit » Autre élément à rappeler : une reconduite à la frontière n’est pas gratuite, loin de là. Dans un rapport de 2009, le Sénat estimait à environ 42 millions d’euros le coût des seuls frais d’éloignement (billets d’avion, de train ou de bateau), soit 2 186 euros par « reconduit ». Pour 2014, cela représenterait donc 33,14 millions d’euros, uniquement pour les transports.

Si on compte en sus le coût de fonctionnement des centres de rétention, des policiers affectés à ces missions, etc., on parvenait en 2009 à un total d’environ 415,2 millions d’euros, pour 13 908 éloignements forcés et 29 332 expulsions au total, contre 15 161 éloignements et 27 606 reconduites au total en 2014.

Une politique de « fermeté » qui a donc un coût certain. Et que certains ont longtemps dénoncé, notamment dans un petit livre distribué par le PS en 2011, et titré La France en libertés surveillées. On peut y lire des pages de réquisitoire contre la politique de Nicolas Sarkozy en matière d’expulsions, et contre « cette politique du chiffre qui donne lieu à de nombreux drames humains, comme les défenestrations de personnes sans-papiers arrêtées par la police ».

Il est d’ailleurs amusant de retrouver dans l’ouvrage du PS une citation de Nicolas Sarkozy qui, en 2006, estimait qu’en matière d’expulsions, il fallait « de l’humanité et pas simplement de la fermeté ». Les mêmes mots que ceux employés par M. Cazeneuve.

Samuel Laurent
Journaliste au Monde

Une grosse fabrique à clandestins...

Le Sénat adopte une réforme du droit d’asile durcie et dénaturée
Le Monde | 26.05.2015
Le Sénat a adopté mardi 26 mai en première lecture la réforme du droit d'asile après l'avoir durcie, contre l'avis du gouvernement. Sous la pression de l'UMP, le texte a changé l’esprit du projet de loi gouvernemental et prévoit à présent que tout migrant à qui est refusé le statut de réfugié ait automatiquement obligation de quitter le territoire français.

Il a été adopté par 187 voix (UMP et UDI-UC), contre 31 (communistes et écologistes). Les socialistes se sont abstenus. Le texte voté à l’Assemblée nationale en décembre 2014 cherchait à accélérer les procédures de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), engorgé, tout en respectant les droits du demandeur. Mais la commission des lois du Sénat l’avait beaucoup retravaillé, avec une priorité : renvoyer les déboutés du droit d’asile.
Ainsi, le texte interdit-il désormais de présenter une nouvelle demande sous un autre motif, après le refus de l’Ofpra. Certains migrants ne pouvant être renvoyés, car ils risquent la mort dans leur pays, cette loi augmentera mécaniquement le nombre des clandestins.

Le texte se soucie aujourd’hui moins du demandeur que de la limitation des flux d’entrées en France. Même si ceux-ci restent inférieurs à 15 000 réfugiés par an, puisque les trois quarts des dossiers sont rejetés.

L’esprit de cette nouvelle loi coïncide avec la politique menée vis-à-vis des Syriens. 1 500 ont été accueillis en France en tant que réfugiés, quand l’Allemagne a ouvert ses portes à plus de 20 000 d’entre eux et le Liban à 1,5 million.
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