Affichage des articles dont le libellé est collectif. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est collectif. Afficher tous les articles

lundi 24 octobre 2011

Compte rendu de la réunion du "Collectif de soutien aux migrants tunisiens de Lampedusa" du mardi 18/10/2011



Présent-e-s :

- Fabienne DEBARGE, association Nous Pas Bouger
- Joël Didier ENGO, association Nous Pas Bouger
- Mohamed MOHCHAH, collectif des jeunes tunisiens de Lampedusa
- Fatima BENOMAR, Parti de Gauche 11ème
- Frank LA BRASCA, NPA 11ème

Excusée :

- Hassiba MULLER, Europe Écologie les Verts 11ème

Nous nous sommes essentiellement réuni-e-s pour pré-organiser l'assemblée plénière, que nous avions acté de faire au mois de novembre

1) Salle :












L'assemblée plénière sur les migrants tunisiens se tiendra Le samedi 19 novembre, Maison des  Associations 8 rue du Général Renault 75011 Paris, de 14h00 à 18h00

2) Communication :

- Faire tourner l'info massivement dans nos réseaux associatifs, syndicaux, politiques ou autres (collectifs, responsables Migration des mairies d'arrondissements etc.) pour rassembler le plus de personnes autour de cette lutte.

- Nous vous encourageons, pour que le Collectif existe et soit identifié dans le mouvement social, de ne pas hésiter à le faire signataire des pétitions ou appels progressistes qui peuvent vous solliciter, en informant le collectif par mail et en respectant l'intitulé exact du Collectif.

"Collectif des Migrants Tunisiens de Lampedusa"
Courriel: soutien.migrants.tunisiens.lampedusa@orange.fr

- En attendant la réunion, Franck nous envoie bientôt un projet de demande d'entrevue avec le Maire de Paris Bertrand Delanoë pour qu'il daigne enfin offrir des solutions d'urgence (avant l'hiver) aux migrants dont nous avons pris les coordonnées cet été. Il faut le plus rapidement possible leur trouver des hébergements. d'urgence.

3) Proposition d'Ordre du jour de la Plénière :

- a) Premier tour de parole récapitulant le dossier : Contexte politique de l'arrivée des tunisiens de Lampedusa / Mobilisation du collectif / Revendications / Drame du décès des 6 migrants entrainant une revendication spécifique pour le logement d'urgence.

L'idée est de pouvoir brosser le Bilan, le contexte et les perspectives le plus efficacement possible au nouvelles et nouveaux arrivant-e-s en réunion, en particulier si nous avons des élu-e-s parmi nous.

- b) Donner la parole aux tunisiens si nous arrivons à en amener, ce qui est aussi un enjeu important de la plénière. Ils pourront nous récapituler l'état de leur insertion et de leur survivance en ce moment (ressources, activité, santé, logements provisoires, démarches pour les papiers)

- c) Acter une Coordination parisienne de soutien des migrants Tunisiens et les revendications définitives au court/moyen/long terme : Papiers, Logements, Accès au soin.

4) Confectionner une banderole :

Nous avions acté depuis les permanences d'été que nous confectionnerons une banderole. Reste à décider sur quel support et avec quels outils (imprimée, à la bombe, sur tissu, avec bois ? etc.) et à organiser un petit atelier : toutes les bonnes volontés seront les bienvenues.


Rédigé par Fatima Benomar

Sororalement,

Fatima-Ezzahra Benomar
Graphiste - Réalisatrice - Monteuse

http://fatima-benomar.com
http://fatimabenomar.wordpress.com
06 75 86 61 31

Site internet de l'Association Nous Pas Bouger: http://www.nouspasbouger.org

samedi 8 octobre 2011

Compte rendu de la Réunion de Mardi 04 octobre 2011



Participants:

Joël Didier ENGO, association Nous Pas Bouger
Mohamed MOHCHAH, collectif des jeunes tunisiens de Lampedusa
Fatima BENOMAR, Parti de Gauche 11ème
Claire-Lise MACÉ, étudiante journaliste
Frank LA BRASCA, NPA 11ème
Saint-Araille Anna, Indépendant
Challah MAHFOUD, Indépendant
Fabienne DEBARGE, association Nous Pas Bouger
Hamdi NASSIM, 9ème collectif des sans-papiers
Makki BERCHECHE, Indépendant

Excusée: Hassiba MULLER, Europe Écologie les Verts 11ème

I-Bilan de la mobilisation estivale menée par Frank, Joël, Mohamed, Hassiba et Fabienne

- Envoi aux autorités compétentes de la Plate forme de revendications pour les migrants Tunisiens Lampedusa, portant sur le respect des accords bilatéraux relatifs au séjour des Tunisiens en France, et de la Convention de Schengen.

- Distribution du tract de soutien aux migrants tunisiens Lampedusa

- Conception d'une affiche collée sur les principaux lieux de passage des Tunisiens à Paris, et distribuée aux commerçants

- Élaboration d'un guide d'informations utiles (sanitaires, repas, apprentissage du français, consulat, ASE...) pour les migrants Tunisiens.

- Tenue tous les vendredis de permanences de soutien et d'information des migrants, de 18h45 à 20h45, sur l'esplanade en face du Gymnase de la Fontaine au Roi, Métro Belleville ou Couronnes (http://nouspasbouger.blogspot.com/2011/08/compte-rendu-de-la-rencontre-avec-les.html)

II-Principales leçons tirées de la mobilisation estivale

- un isolement programmé du collectif dans un contexte d'abandon général des migrants à leur triste sort, du fait du peu d'entrain (de nombre de participants au collectif) à mettre réellement le pied à l'étrier

- un manque évident de relais syndicaux, politiques, associatifs...nécessaires à l’élargissement de la mobilisation

- une mobilisation difficile des migrants, due en partie à leur éparpillement après les différentes expulsions, dans l'indifférence manifeste de leur diaspora à Paris

- d'où la nécessité évidente de reformuler les objectifs du collectif, centrés sur l'organisation des migrants en véritable collectif de sans-papiers, partie intégrante de toutes les mobilisations existantes à Paris (sans-papiers, sans logis, précaires...).

III- Coordonner les différentes organisations et mobilisations en faveur des Migrants Tunisiens à Paris

À cet effet le collectif projette d'organiser à la Bourse du Travail : une assemblée ou réunion plénière des différentes organisations ou mobilisations des Migrants Tunisiens à Paris.

Cette réunion qui doit se tenir samedi 29 octobre a pour but de coordonner toutes les actions et initiatives prises en faveur de l'hébergement d'urgence (avant le début de l'hiver) et la régularisation de tous les migrants tunisiens lampedusa.

Nous soumettrons à cette occasion l'idée de créer une Coordination Parisienne des Migrants Tunisiens Lampedusa, dans laquelle les migrants Tunisiens seront membres de droit (le porte-parole de la coordination logiquement issu de leurs rangs) ; les autres membres (collectifs, syndicats, associations, partis politiques, diaspora tunisienne, indépendants..) ne servant que comme forces d'appoints dans les mobilisations, manifestations, négociations et formulations des revendications (hébergement d'urgence, régularisation...).

IV-Quelles suites juridiques et judiciaires à l'incendie de Pantin?

Suite à la proposition de Mohamed de «déposer une plainte» après la mort accidentelle de 6 migrants nord-africains (notamment Tunisiens) dans l'incendie d'un squat à Pantin le 28 septembre dernier, notre collectif (qui n'a aucune existence juridique) invite néanmoins les associations, formations et organisations membres, reconnues par la loi, à s'associer éventuellement à la plainte des parties prenantes en se portant partie civile.


Date de la réunion préparatoire de l'assemblée plénière: mardi 18 octobre, à partir de 19h00 au café "Le vieux Saumur"10, rue de Belleville  (salle du 1er étage), M° Belleville Tel. 01 47 97 70 08


Le Comité de Soutien des Migrants Tunisiens de Lampedusa


Site Internet de l'Association Nous Pas Bouger: http://www.nouspasbouger.org

jeudi 29 septembre 2011

INCENDIE D'UN SQUAT DE MIGRANTS À PANTIN OU QUAND L'IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE A BON DOS

La fatalité n'y est pour rien: les 6 morts et blessés de Pantin sont d'abord des victimes d'un système cynique, xénophobe et barbare!














Une fois encore, des jeunes et des travailleurs migrants qui étaient venus dans notre pays pour tenter d'y chercher une vie meilleure comme c'est le droit de tout être humain ont trouvé la mort dans des conditions atroces.

Contrairement à ce qu'affirment déjà et vont tenter d'affirmer les représentants d'un gouvernement qui fait de la xénophobie son fond de commerce et des politiciens prétendument de "gauche" qui ont laissé soigneusement pourrir une situation qui aurait pu être réglée aisément, ce ne sont ni "l'immigration irrégulière" (les victimes étaient arrivés légalement en France) ni la fatalité qui sont à l'origine de ce drame atroce.

Ces jeunes, ces travailleurs sont d'abord des victimes d'un système cynique, xénophobe et barbare qui a délibérément décidé d'entretenir une stigmatisation institutionnelle des étrangers, sur fond d'injustices économiques et sociales en France.

En tant que Collectif, nous tenons avant toute chose à nous incliner devant la mémoire de ces victimes et à nous engager à tout faire pour que de telles horreurs ne se reproduisent plus JAMAIS.

Pendant cet été, le petit groupe que nous sommes a tenté d'alerter les autorités locales et nationales sur le sort indécent et injustifié qui était réservé à ces jeunes migrants.

Il n'a cessé en particulier de rappeler les autorités gouvernementales au respect des traités que la France a signés (accords de l'espace Schengen autorisant la circulation des migrants possédant un document d'entrée délivré par un des pays signataires, accord franco-tunisien de 2008).

Nous n'avons reçu aucune réponse ni des uns ni des autres. Car clairement, l'objectif était de faire traîner les choses au mépris des DROITS de ces jeunes et travailleurs.

On a même été jusqu'à les chasser manu militari sous «bonne escorte» de CRS, successivement du gymnase du 100 rue de la Fontaine-au-roi dans le onzième arrondissement de Paris (sous le prétexte de travaux de rénovation qui n'ont jamais vu un début de commencement); des locaux parisiens du parti-État du dictateur BEN ALI le «RCD» au numéro 36 de la rue Botzaris devenus une propriété de l'ambassade de Tunisie à Paris; puis de manière plus "douce" mais non moins barbare le 31 août dernier, du foyer "Aurore" dans le 8ème arrondissement, administré par l'association France Terre d'Asile.

Dès lors, l'hiver approchant et les conditions de survie devenant pour eux de plus en plus difficiles, comment s'étonner que ces jeunes aient été contraints de chercher refuges dans des squats insalubres et aux conditions d'hygiène et de sécurité désastreuse?

A qui fera-t-on croire que dans une capitale comme Paris, il est impossible de procurer des lieux d'hébergement décents à quelques centaines de jeunes pour leur éviter les intempéries et autres aléas de la rue?

TROP C'EST TROP!

Devant la tragédie qui s'est déroulée hier, les politiciens de tout bord doivent cesser leurs manœuvres hostiles et/ou dilatoires.

Nous en appelons à toutes les associations, syndicats, partis et indépendants se réclamant non seulement de la gauche, mais aussi de l'humanisme, ou mieux encore, de la simple humanité:

IL FAUT IMMEDIATEMENT que ces jeunes migrants reçoivent l'accueil auquel ils ont droit; que des papiers et des hébergements décents leurs soient délivrés sur le champ!

IL FAUT AUSSI que s'exprime avec force notre indignation et notre compassion pour ceux qui ont connu une fin atroce et digne d'un autre âge dans un pays qui se prétend la "Patrie des droits de l'homme".

Les jeunes tunisiens, légitimement choqués organiseront un rassemblement pacifique à Pantin vendredi 30 septembre 2011 à partir de 18h00 pour honorer la mémoire de leurs camarades morts ou blessés, devant le squat incendié.

Passage Roche - Métro Hoche (ligne 5).

SOYONS LES PLUS NOMBREUX POSSIBLES POUR ÊTRE À LEURS CÔTES ET RÉCLAMER QU'ON SATISFASSE AU PLUS VITE LEURS LÉGITIMES REVENDICATIONS

Paris, le 29 septembre 2011

Le Collectif de soutien aux migrants tunisiens de Lampedusa


Sur le même sujet:

"Drame de l’immigration près des ateliers Hermès", Lemonde.fr

Six morts dans l'incendie d'un squat à Pantin, Le Figaro.fr

Incendie du squat de Pantin : un survivant témoigne, Le Point.fr

Que sont devenus les migrants tunisiens?, Slate.fr


Site Internet de l'Association Nous Pas Bouger: http://www.nouspasbouger.org</

mercredi 28 septembre 2011

Tirer les leçons de la mobilisation insignifiante à Paris pour les migrants Tunisiens Lampedusa

Chers amis, camarades, et lecteurs












La dernière réunion de notre Collectif a été un échec: seuls deux membres étaient présents.

Cela est d'autant plus fâcheux et inquiétant que la situation des migrants de Lampedusa ne fait qu'empirer du fait des manœuvres dilatoires de la Mairie de Paris, du peu de réactivité des associations qui ont parfois reçu des aides conséquentes de la Ville de Paris pour traiter le problème, et bien entendu de la politique aux relents xénophobes du Gouvernement Fillon.

Les jeunes que nous avons vus tout l'été lors des permanences du vendredi (jeunes notamment mineurs dont certains ont sombré dans la délinquance et la mendicité, signe inquiétant de la détérioration de la situation) sont amers, découragés et très déçus par le mauvais accueil qu'ils ont reçu dans l'autoproclamée "Patrie des droits de l'homme".

Dans une telle situation et vu l'état très insuffisant de notre propre mobilisation en tant que Collectif, il est ESSENTIEL que nous tirions définitivement les leçons sur l'ampleur des difficultés et de notre action.

Prendre nos responsabilités

En effet, s'il devait s'avérer que nous n'avons pas les forces ni la volonté manifeste d'accentuer l'interpellation des autorités locales et nationales, afin de trouver de façon urgente une solution au problème qui nous occupe, qui va s'aggraver avec l'hiver, et la place prépondérante que vont prendre dans les mois à venir les considérations électorales à l'approche de la présidentielle; il faudrait que nous en tirions les conséquences en mettant en veilleuse notre Collectif, tout en continuant (comme le fait l'association Nous Pas Bouger) bien entendu à assurer éventuellement le suivi au cas par cas des migrants qui feront appel à nous pour tel ou tel problème spécifique.

Une autre option est celle qui a été opportunément suggérée par Fatima du Parti de Gauche (PG): à savoir organiser une réunion à la Bourse du Travail, en essayant d'impliquer dans la lutte les organisations syndicales, les associations de défense des sans-papiers, des mal logés et autres "sans", les partis politiques progressistes.

C'est ENSEMBLE que nous devons prendre la décision qui s'impose en fonction de notre appréciation objective de la situation.

Dans cette perspective, nous vous proposons de nous réunir

Mardi 4 octobre à 19h00 au café "Le vieux Saumur"10, rue de Belleville  (salle du 1er étage), M° Belleville Tel. 01 47 97 70 08

Inutile d'insister sur le fait qu'il est plus que souhaitable que chacune des organisations signataires du tract que nous avons distribué cet été soit représentée au moins par une personne.

Dans l'attente de vous rencontrer en cette occasion , nous vous prions d'accepter nos plus cordiales salutations

Le "Collectif des Migrants Tunisiens de Lampedusa"



Site internet de l'Association Nous Pas Bouger: http://www.nouspasbouger.org

jeudi 16 juin 2011

Création d'un Comité de Soutien des Migrants Tunisiens de Lampedusa

Traversées. De Tunisie aux rues parisiennes. http://www.cimade.org



À l'initiative de personnes et d'organisations de bonne volonté, un Comité de Soutien des Migrants Tunisiens Lampedusa existe depuis le 31 mai, et se réunit tous les Mardi à partir de 18h30, dans un lieu mis à la disposition par l'un des participants; à défaut au café "Thé Troc" situé au numéro 52 de la rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème.

















Parmi les participants:


l'association Nous Pas Bouger,
le collectif des jeunes tunisiens de Lampedusa,
les membres du Front du 14 Janvier-Paris,
le Parti Socialiste 11ème,
le Parti de Gauche 11ème,
Europe Écologie les Verts 11ème,
le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) 11ème,
ATTAC Paris 11,
les Alternatifs,
des Indépendants.

Les missions:

1. Renouer le fil du dialogue avec la Mairie de Paris en vue d'assurer l'hébergement de tous les jeunes migrants tunisiens Lampedusa

2. Trouver d'urgence une solution pérenne pour les plus jeunes d'entre-eux, notamment tous les mineurs

3. Coordonner les diverses initiatives et aides

4. Suivre et accompagner à l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), les migrants Tunisiens demandeurs d'une aide au retour

5. Mettre en place avec les organisations et associations, un collectif de régularisation administrative de tous les Migrants Tunisiens Lampedusa, qui veulent rester en France

6. Rédiger à l'adresse des autorités et institutions françaises, une plate forme de revendications en faveur de tous les Migrants Tunisiens Lampedusa; portant notamment sur le respect des accords bilatéraux entre la France et la Tunisie relatifs au régime de circulation des personnes dans l'espace Schengen, le montant de l'aide au retour, les conditions d'hébergement; puis la réalité des prestations assurées par les associations subventionnées par la Mairie de Paris dans le cadre de l'aide d'urgence aux Migrants Tunisiens.


Toutes les bonnes volontés y seront toujours les bienvenues!

E-mail: soutien.migrants.tunisiens.lampedusa@orange.fr

Tél.: 06 37 92 39 41

Faites tourner:

Facebook

Twitter

Informations récentes:

Trente Tunisiens sur le carreau après leur expulsion de l'ancien siège du parti de Ben Ali