samedi 3 mars 2012
Au nom de la décence démocratique...
Raisonnablement NON.
Parce que le ministre de l'intérieur a franchi les limites de la décence démocratique, qui veut qu'une confrontation d'idées ne tourne pas à une stigmatisation systématique des êtres humains, sur la base de leur nationalité étrangère, de leur origine raciale, ou de leur religion.
L'indifférence semble ainsi la digne réponse opposable à une personnalité publique qui "dérape" en permanence.
Joël Didier Engo
dimanche 22 janvier 2012
Baisse annoncée de l'immigration liée au travail en France...Mais à quelle fin?
Est-ce pour autant que les français pourront systématiquement remplacer les étrangers non régularisés dans les emplois supposés vacants? pas si sûr...en l'état actuel du marché du travail en France, en tout cas.
Précisément parce que les odieuses "associations" en charge de l'accompagnement des étrangers dans les Préfectures de France (comme la notre), constatent de manière flagrante sur le terrain, le remplacement progressif des titres de séjour avec autorisation de travail par des récépissés renouvelables tous les trois à six mois (souvent sans autorisation de travail); permettant ainsi aux employeurs de conserver jalousement leurs «bons travailleurs immigrés», sous le couvert de "dossiers de régularisations" en perpétuel renouvellement.
Serait-ce une manière pragmatique pour certains d'entre-eux de se montrer «coopératifs» envers une politique «sécuritaire» qu'ils n'approuvent pas forcément; et de légitimer bien malgré eux la grande croisade menée par monsieur Guéant contre l’immigration dite légale en France?
Mais face à la multiplication des régularisations de travailleurs étrangers sans autorisation de travail, on peut craindre que l'obsession du chiffre en matière de maîtrise (légitime) des flux migratoires vire progressivement en grande fabrique d'esclaves des temps modernes; les travailleurs étrangers étant simplement plus corvéables à merci que jamais, et ne pouvant plus se réclamer du moindre droit du travail.
Certains "reacts" identitaires s'en délecteront certainement le temps d'une campagne électorale (présidentielle, puis législative). Mais qu'adviendra-t-il après, des conditions générales de travail en France?
Je vous remercie
Joël Didier Engo
Sur le même sujet:
Guéant, la civilisation du dérapage, liberation.fr
mardi 20 décembre 2011
Solidarité avec les diplômés étrangers désormais ménacés d'expulsion de France

Le ministre de l'intérieur Claude Guéant semble tellement obsédé par le spectre de "l'envahisseur étranger potentiellement délinquant", qu'il a fini par fabriquer des centaines d'illégaux, y compris dans des secteurs stratégiques pour la compétitivité économique de la France.
Mais à force de dégainer la circulaire populiste et électoraliste à tout va, la cible n'est plus uniquement le clandestin étranger, mais Tout étranger: même lorsqu'il est parfaitement légal en France, ou n'est plus étranger qu'en apparence.
C'est cela la politique de la peur!
Joël Didier Engo
Diplômés étrangers : que dit la nouvelle circulaire ?, Par LIBÉRATION.FR
Pour le retrait de la Circulaire du 31 mai
Il faut sauver les diplômés étrangers !
Si rien n’est fait, bientôt, les étrangers diplômés et embauchés en France auront l’obligation de quitter le territoire, manu militari. Au détriment de leurs perspectives personnelles, des entreprises qui avaient besoin d’eux, de l’enseignement français qui souhaite s’ouvrir à l’international… et de l’image de la France qui en sortira bien abîmée.
Pour quelle raison ? Un climat général, et une circulaire particulière : la circulaire du 31 mai.
Cette circulaire, co-signée par les ministères de l’Intérieur et du Travail exige des préfets une "rigueur accrue" dans le traitement des dossiers.
Ses conséquences sont simples : les étudiants étrangers hautement qualifiés formés sur les bancs des établissements Français les plus prestigieux, recrutés par d'importantes entreprises françaises et internationales se voient aujourd'hui interdits de travailler au poste pourtant décroché.
Ce refus ne vient jamais seul puisqu'il s'accompagne d'une invitation à quitter le territoire français sous 30 jours à compter de la date de refus : le diplômé étranger devient expulsable sans aucune forme de procès, peu importe sa formation ou ses compétences, il est devenu du jour au lendemain un "indésirable".
Nous ne demandons pas de privilèges et nous ne prêchons pas dans le désert.
Nos soutiens se font connaître de jour en jour : Conférence des grandes écoles (CGE), des Universités (CPU), syndicats étudiants, à l’UMP, au PS, au Modem ou chez les Verts, députés et sénateurs, patrons d’entreprise… Leur diversité nous rappelle que cette circulaire ne concerne pas uniquement les diplômés étrangers dont les projets de carrière doivent être avortés du jour au lendemain, mais elle touche l'ensemble des acteurs politiques et économiques françaisqui voient dans cette circulaire une mesure de fermeture de la France qui risque de voir son image écornée.
Les conséquences de cette circulaire seront lourdes tant pour le rayonnement culturel de la France que pour la compétitivité internationale de ses entreprises
À court terme, on chasse les premières générations de diplômés étrangers après avoir été invités par la France à y étudier ! Aujourd’hui, ces jeunes talents courtisés par les entreprises du monde entier sont partagés entre incompréhension et désarroi tant cette politique leur semble injuste. "Les diplômés étrangers ont pour vocation à rentrer dans leur pays d'origine", a répondu le porte parole du Ministère de l'Intérieur. Cela a-t-il du sens pour les étudiants américains, canadiens, chinois ou japonais concernés par cette circulaire? Et pour les autres ? Sans l’expérience professionnelle de quelques années qu’ils demandent, ils ne seront pas d’une très grande aide pour leur pays…
Le monde universitaire voulait s’ouvrir à l’international, pour se mettre au niveau des universités mondiales : cette politique est mise à mal par le gouvernement. Les objectifs d’accueillir de plus en plus d’étudiants étrangers, de nouer des partenariats avec des écoles et universités étrangères, et de pérenniser les relations avec les entreprises internationales doivent aujourd’hui être reconsidérés. Que diront-elles à leurs partenaires, quand leurs étudiants se verront chassés de France ?
Quant aux entreprises françaises, elles doivent renoncer à un véritable facteur de compétitivité : le recrutement sur le marché international, pour former ceux qui auraient pu être, demain, les meilleurs ambassadeurs de la France dans leur pays. Parier sur la fermeture vis-à-vis de tous les talents, c’est condamner la France à perdre rapidement la place qui est la sienne dans le concert des nations.
Le retrait de cette circulaire est nécessaire
La régularisation au cas par cas n’est pas une solution satisfaisante. Seul le retrait pur et simple de ce texte permettra de restaurer la confiance des employeurs désireux de s’attacher les services de ces talents venus de l’étranger ainsi que celle des étudiants qui envisagent aujourd'hui de venir étudier en France.
Votre signature apportera un appui effectif à notre cause. Nous voulons préserver l’ouverture et le rayonnement de la France dans le monde. C’est parce que nous partageons cette « certaine idée de la France » que nous avons choisi d’y poursuivre nos études.
www.collectifdu31mai.com
Lire également: "Étudiants étrangers: la mobilisation ne faiblit pas", par Nathalie Brafman et Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde.fr
Étudiants étrangers : le troisième coup de massue de Guéant, par Blandine Grosjean Rue 89
Et ailleurs, comment sont accueillis les étudiants étrangers ?, Liberation.fr
Etudiants étrangers : nouveaux ennemis de l’intérieur?, Par Michel Destot Député et maire (PS) de Grenoble et le Pôle enseignement supérieur et recherches de Terra Nova
Etrangers et délinquance : fausses évidences statistiques, vraies manipulations politiques, Blog "vous avez dit sécurité?" de Laurent Mucchielli, Sociologue
Unef: «La plupart des étudiants que l'on aide n'ont pas de papiers», Libération.fr
mercredi 30 novembre 2011
France: des files d’attente en Préfecture, dignes des camps de réfugiés au Darfour, en Somalie, ou ailleurs…
Voilà l’image que m’a laissée le service des étrangers de la préfecture de Bobigny lundi dernier.
En effet dans un amalgame soigneusement entretenu, les étrangers doivent s’aligner dès l’aube sur une file d’attente, indifféremment de leur pays d’origine, des motifs de leur présence en France (famille, travail, études…), de leurs âge, sexe, et état de santé. Tous doivent passer par un seul et même sasse, au bout duquel l’examen approfondi du dossier de régularisation n’est point garanti.
C’est ce qui arrive depuis des semaines à un couple franco-algérien, que j’ai dû accompagner à Bobigny lundi 28 novembre.
Arrivées en France après avoir vécu à Alger pendant de longue années, ces personnes (parents de deux enfants) sont contraints de vivre depuis leur arrivée en région parisienne dans des lieux différents, parce que les services sociaux refusent obstinément d’admettre le père algérien dans un même hébergement d’urgence que sa femme française et ses enfants. La préfecture de Bobigny, malgré les preuves irréfutables apportées par ce demandeur de carte de séjour (mariage de longue date avec une française, vie commune avec enfants scolarisés à Paris), refuse catégoriquement d’entamer l’examen de son dossier. La raison évidente s’appuie sur le fait que le demandeur et sa famille (épouse + 2 enfants) ne résident pas à la même adresse (toutes pourtant localisées sur le département de la Seine Saint-Dénis!).
Mes explications logiques et objectives ne suffiraient pas à infléchir le blocage à la préfecture de Bobigny
Car ni le livret de famille, ni les actes de naissance des enfants, ni les multiples preuves de vie conjugale, ni les attestations d’Hébergement…n’ont jusqu’ici permis d’infléchir le zèle d’employés fiers d’obéir aux instructions préfectorales et ministérielle. Y compris lorsqu’ils s’opposent sans raison légale au dépôt d’un dossier complet; contraignant de fait un honnête homme algérien, père de famille, arrivé légalement en France… à vivre dans la clandestinité. Pour celles et ceux des compatriotes Français qui peinent à visualiser les effets induits par la nouvelle croisade de Claude Guéant contre l’immigration légale en France, ils ont ici la parfaite illustration.
L’objectif évident consiste à «mener la vie dure» à tout étranger qui vient se régulariser à la préfecture; jusqu’à ce qu’il finisse par se décourager; et se résigner ou à la clandestinité, ou au retour au pays de départ…après avoir essuyé d’interminables tracasseries administratives.
Face à cette situation inhumaine, imaginons un seul instant tous les pays du monde (États-Unis d’Amérique, Australie, Afrique, Asie…) vers lesquels migrent certains d’entre-nous en nombre (malgré la grandeur de notre France), nous infliger le même traitement dégradant…
Nul doute que cette réciprocité pourrait-être le déclic pour une plus grande prise de conscience sur nos Préfectures en France!
Joël Didier Engo
jeudi 29 septembre 2011
INCENDIE D'UN SQUAT DE MIGRANTS À PANTIN OU QUAND L'IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE A BON DOS
Une fois encore, des jeunes et des travailleurs migrants qui étaient venus dans notre pays pour tenter d'y chercher une vie meilleure comme c'est le droit de tout être humain ont trouvé la mort dans des conditions atroces.
Contrairement à ce qu'affirment déjà et vont tenter d'affirmer les représentants d'un gouvernement qui fait de la xénophobie son fond de commerce et des politiciens prétendument de "gauche" qui ont laissé soigneusement pourrir une situation qui aurait pu être réglée aisément, ce ne sont ni "l'immigration irrégulière" (les victimes étaient arrivés légalement en France) ni la fatalité qui sont à l'origine de ce drame atroce.
Ces jeunes, ces travailleurs sont d'abord des victimes d'un système cynique, xénophobe et barbare qui a délibérément décidé d'entretenir une stigmatisation institutionnelle des étrangers, sur fond d'injustices économiques et sociales en France.
En tant que Collectif, nous tenons avant toute chose à nous incliner devant la mémoire de ces victimes et à nous engager à tout faire pour que de telles horreurs ne se reproduisent plus JAMAIS.
Pendant cet été, le petit groupe que nous sommes a tenté d'alerter les autorités locales et nationales sur le sort indécent et injustifié qui était réservé à ces jeunes migrants.
Il n'a cessé en particulier de rappeler les autorités gouvernementales au respect des traités que la France a signés (accords de l'espace Schengen autorisant la circulation des migrants possédant un document d'entrée délivré par un des pays signataires, accord franco-tunisien de 2008).
Nous n'avons reçu aucune réponse ni des uns ni des autres. Car clairement, l'objectif était de faire traîner les choses au mépris des DROITS de ces jeunes et travailleurs.
On a même été jusqu'à les chasser manu militari sous «bonne escorte» de CRS, successivement du gymnase du 100 rue de la Fontaine-au-roi dans le onzième arrondissement de Paris (sous le prétexte de travaux de rénovation qui n'ont jamais vu un début de commencement); des locaux parisiens du parti-État du dictateur BEN ALI le «RCD» au numéro 36 de la rue Botzaris devenus une propriété de l'ambassade de Tunisie à Paris; puis de manière plus "douce" mais non moins barbare le 31 août dernier, du foyer "Aurore" dans le 8ème arrondissement, administré par l'association France Terre d'Asile.
Dès lors, l'hiver approchant et les conditions de survie devenant pour eux de plus en plus difficiles, comment s'étonner que ces jeunes aient été contraints de chercher refuges dans des squats insalubres et aux conditions d'hygiène et de sécurité désastreuse?
A qui fera-t-on croire que dans une capitale comme Paris, il est impossible de procurer des lieux d'hébergement décents à quelques centaines de jeunes pour leur éviter les intempéries et autres aléas de la rue?
TROP C'EST TROP!
Devant la tragédie qui s'est déroulée hier, les politiciens de tout bord doivent cesser leurs manœuvres hostiles et/ou dilatoires.
Nous en appelons à toutes les associations, syndicats, partis et indépendants se réclamant non seulement de la gauche, mais aussi de l'humanisme, ou mieux encore, de la simple humanité:
IL FAUT IMMEDIATEMENT que ces jeunes migrants reçoivent l'accueil auquel ils ont droit; que des papiers et des hébergements décents leurs soient délivrés sur le champ!
IL FAUT AUSSI que s'exprime avec force notre indignation et notre compassion pour ceux qui ont connu une fin atroce et digne d'un autre âge dans un pays qui se prétend la "Patrie des droits de l'homme".
Les jeunes tunisiens, légitimement choqués organiseront un rassemblement pacifique à Pantin vendredi 30 septembre 2011 à partir de 18h00 pour honorer la mémoire de leurs camarades morts ou blessés, devant le squat incendié.
Passage Roche - Métro Hoche (ligne 5).
SOYONS LES PLUS NOMBREUX POSSIBLES POUR ÊTRE À LEURS CÔTES ET RÉCLAMER QU'ON SATISFASSE AU PLUS VITE LEURS LÉGITIMES REVENDICATIONS
Paris, le 29 septembre 2011
Le Collectif de soutien aux migrants tunisiens de Lampedusa
Sur le même sujet:
"Drame de l’immigration près des ateliers Hermès", Lemonde.fr
Six morts dans l'incendie d'un squat à Pantin, Le Figaro.fr
Incendie du squat de Pantin : un survivant témoigne, Le Point.fr
Que sont devenus les migrants tunisiens?, Slate.fr
Site Internet de l'Association Nous Pas Bouger: http://www.nouspasbouger.org</
mardi 5 juillet 2011
Communiqué de Presse :
Nous venons d'apprendre l'évacuation manu militari des Jeunes Migrants Tunisiens par un contingent de CRS transporté dans 17 véhicules, Migrants qui étaient jusqu'ici hébergés en urgence au gymnase du 100 rue de la Fontaine au Roi par la Mairie de Paris.
Nous sommes indignés et stupéfaits par cette mesure expéditive de quadrillage du Gymnase et d'une partie du Quartier de la Fontaine au Roi, prise par le Préfet de Police de Paris, visiblement sans l'accord de la Mairie de Paris qui s'était précisément engagée à assurer l'hébergement des Jeunes Migrants Tunisiens jusqu'à ce qu'une solution digne, humaine et pérenne soit apportée à leur situation légale en France.
Nous demandons l'intervention d'urgence du Gouvernement Français, notamment de Monsieur le Ministre de l'intérieur, Claude GUÉANT, afin qu'il revienne sur cette décision inacceptable et humainement indigne.
Nous sollicitons d'être reçus dans les plus bref délais par le Préfet de Police de Paris, Monsieur Michel GAUDIN, ou par le Ministre de l'Intérieur, Monsieur Claude GUÉANT, en leur qualité de décideurs de la mesure d'évacuation.
Fait à Paris le 05 Juillet 2011
Le parc des Buttes-Chaumont, à Paris, un refuge pour les Tunisiens en errance
«Il y a une catastrophe humanitaire qui nous pend au nez»,
Comité de Soutien des Migrants Tunisiens de Lampedusa
Les migrants tunisiens évacués du gymnase de Fontaine-au-roi
L'évacuation du Gymnase de la Fontaine au Roi par les CRS a été procédée, avec l'accord formel de la Mairie de Paris, confirmé par le communiqué du Maire, mercredi 06 Juillet 2011 (ci-dessous reproduit dans son intégralité).
Cela contredit en partie l'affirmation contenue dans le communiqué publié par le Comité de Soutien des Migrants Tunisiens de Lampedusa, mardi 06 juillet 2011 , qui en attribuait l'entière paternité au Préfet de Police de Paris, Monsieur Michel GAUDIN, et au Ministre de l'Intérieur, Monsieur Claude GUÉANT.
Nous étions clairement très en deçà de la cruelle réalité.
COMMUNIQUÉ DU MAIRE:Fermeture du gymnase situé 100 rue de la fontaine au Roi (11e) occupé illégalement depuis le 1er mai
En application d’une ordonnance du tribunal administratif de Paris du 17 juin, la Ville de
Paris a procédé à la fermeture du gymnase situé 100 rue de la fontaine au Roi (11e)
occupé illégalement depuis le 1er mai. Cette fermeture s’est réalisée dans le calme et
chaque personne pourra récupérer ses affaires personnelles.
Avec l’aide des associations Aurore et France Terre d’Asile, 40 jeunes Tunisiens hébergés
dans le gymnase ont bénéficié, au cours des derniers jours, d’une place d’accueil en hôtel
social ou en centre d’hébergement.
Dès le début de cette occupation, la Ville avait clairement indiqué aux personnes que ce
gymnase n’était pas approprié à de l’hébergement dans la durée. Les dégradations du lieu
ainsi que les actes de violence commis à l’encontre des agents municipaux ou entre les
occupants rendaient impossible la prolongation de cette occupation. Des travaux de
remise en état du gymnase ainsi que la rénovation de la toiture, programmée de longue
date, doivent être engagés rapidement pour rendre possible la réouverture de cet
équipement municipal à la rentrée scolaire.
La collectivité parisienne renforcera son soutien aux migrants tunisiens avec le vote d’une
délibération au conseil de Paris des 11 et 12 juillet accordant 579 500 € aux associations
assurant l’hébergement des Tunisiens (plus de 300 places ouvertes par Aurore et France
Terre d’Asile), l’aide alimentaire (1000 repas/jour distribués par « La Chorba » et « La
chorba pour tous ») et des maraudes humanitaires (association Emmaüs). Dans cette
action, la Ville se substitue entièrement à l’Etat dont l’hébergement d’urgence est la
compétence et qui refuse de prendre en charge ces populations en errance et en grande
précarité.
La Ville a également mis à disposition des associations représentatives des tunisiens un
local dans le 12e, sur une durée de 6 mois, pour les aider à se réunir et tenir des
permanences.
Tunisiens: aide au retour votée par Paris
PARIS, 11 juil 2011 (AFP) - La Ville de Paris va accorder une aide d'insertion de 700 euros aux migrants tunisiens qui repartent chez eux au titre du retour volontaire, destinée à compléter les 300 euros d'aide versée par l'OFII, a annoncé lundi Pascale Boistard, adjointe chargée de l'intégration et des étrangers non communautaires.
Elle répondait à une question de Jean-François Lamour, président du groupe UMP et apparentés au Conseil de Paris, sur le dispositif d'aide aux migrants tunisiens.
Ce dispositif d'urgence, qui se traduit pas des subventions aux associations qui s'occupent de leur hébergement, de leur nourriture et de leur accompagnement sanitaire et administratif, va prendre fin au 31 août, a dit Mme Boistard.
L'aide au retour volontaire des Tunisiens versée par l'OFII (Office français d'immigration et d'intégration), a-t-elle expliqué, a été limitée à 300 euros (montant habituel de l'aide au retour humanitaire), au lieu de 2.000 euros (montant maximum de l'aide au départ volontaire). La Ville de Paris a donc décidé de compléter l'aide au retour par une aide à l'insertion.
Actuellement, il y a en France entre 600 et 900 migrants Tunisiens, jeunes pour la plupart. 330 d'entre eux bénéficient des hébergements financés par la mairie de Paris. Selon Mme Boistard, environ un tiers de ces derniers voudraient actuellement repartir chez eux, voire la moitié. Dans ce cas, le montant global de l'aide d'insertion (700 euros par personne) serait comprise entre 77.000 et 100.000 euros.
Faites tourner:
jeudi 13 janvier 2011
Ras-le-bol du Monoculturalisme identitaire!!!
Mesdames, Messieurs, laissez-nous vivre en paix!!!
Nous ne nous levons pas tous les matins hantés par la couleur de notre peau , le statut indigène de nos ancêtres, voire la bonne ou mauvaise identité française de nos enfants…
Cette préoccupation est d’abord et essentiellement la vôtre. Car nombre d’entre-nous ont parfaitement intégré le multiculturalisme et la (longue) marche ininterrompue des peuples de ce monde (et de France) vers la mondialisation. C’est un mouvement irréversible que nous n’appréhendons pas (ou plus), contrairement à vous… et là réside certainement toute la différence.
Nous nous levons ainsi tous les matins (malgré les obstacles), d’abord sinon uniquement concentrés sur la dégradation du tissus économique, professionnel et social en France (dont le risque de déclassement/précarisation qui nous touche plus que d’autres); la persistance de la crise économique mondiale (avec sa cohorte des plans de rigueur en Europe notamment), l’avenir de nos enfants, et le retour en force d’une stigmatisation raciale que nous pensions (à tort) inconcevable dans une République française qui se voulait laïque, fraternelle et égalitaire.
Nos préoccupations sont celles-là, et ne seraient donc pas fondamentalement différentes des vôtres, si vous ne faisiez pas un si grand cas de notre couleur de peau, de celle de nos ancêtres, de leurs pays d’origine, voire de la bonne ou mauvaise identité française de nos enfants… …
De grâce laissez-nous vivre en paix!
Serait-ce nier «les tensions générées par le multiculturalisme», refuser délibérément de les résoudre? Assurément pas
Nous avons d’ailleurs la faiblesse de souhaiter de tous nos vœux que les supposées tensions générées par le multiculturalisme dans la vieille Europe et en France soient (ENFIN) aplanies et résolues, afin que nous passions ensemble très rapidement à autre chose, c’est-à-dire à la reconstruction d’un réel vivre-ensemble.
Mais permettez-nous de douter des possibilités réelles d’ y parvenir, en optant systématiquement comme le font les conservateurs en Europe en faveur d’une stigmatisation d’autres citoyens français, allemands …sur le seul fondement de leur religion d’origine (islam ), de leur couleur de peau (noir, arabe, maghrébin, turc…), depuis peu de la zone géographique d’origine de leurs parents (Afrique sahélienne, Turquie, monde arado-musulman…).
Toutes celles et tous ceux qui osent exprimer des réserves ou des doutes sur cette méthode obscène sont immédiatement accusés de “nier les tensions“.
Ces tensions dont on fait état dans tous les Journaux télévisés ne sont point le monopole des sociétés dites multiculturelles. Elles existent d’abord en France, Allemagne…sinon exclusivement parce que le regard que les gouvernants portent sur ces femmes et ces hommes est effectivement celui “d’un multiculturalisme qui a échoué” , alors qu’il y a belle lurette que nombre d’entre-eux ne s’en posent pas la question, vivent le multiculturalisme comme une émancipation culturelle, et aspirent simplement à vivre (ni plus ni moins que les autres français et allemands…) dans la sûreté offerte par ces sociétés occidentales dites civilisées, les seules qu’ils connaissent bien souvent depuis leur naissance, leur tendre enfance.
C’est cela la France, l’Allemagne, l’Europe… multiculturelle qu’un certain conservatisme refuse obstinément de voir, et qui lui reviendra inévitablement comme un échec (voire comme un boomerang) tant qu’il lui déniera (en jouant toujours sur les peurs, les amalgames simplistes…) ce droit élémentaire de vivre en paix, et d’être traité (sans aucune concession) sur un même pied d’égalité que tous les autres citoyens français, allemands, européens….dits de souche.
Je vous remercie
Joël Didier ENGO
Le «multiculturalisme», tête de Turc de Guéant




