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samedi 23 septembre 2023

 


Assurer le respect des droits et devoirs des étrangers, c'est cela notre mission
 
Nous sommes ainsi les premiers à ne pas entretenir une vision paradisiaque de l'Europe auprès des Africains, en encourageant autant que nous pouvons leur émancipation économique et sociale dans leurs pays d'origine. 
 
Pour autant nous avons aussi l'obligation de veiller aux respects des droits et devoirs de étrangers en France, singulièrement ceux originaires d'Afrique, notamment lorsqu'ils contribuent à l'effort national.
 
L’indécrottable tropisme xénophobe et nombriliste d’une certaine classe politique française sur la migration internationale…
 
Non tous les femmes et les hommes qui migrent sur la planète n’ambitionnent pas de venir en France pour y vivre des minima sociaux.
 
Ils sont parfaitement renseignés et informés sur le rejet organisé des étrangers qui y prévaut, et l’extrême difficulté pour eux d’y vivre dignement du fruit de leur travail.
 
Il faut une fois pour toute arrêter d’entretenir ce mensonge officiel sur une supposée meilleure attractivité économique et sociale de la France auprès du reste du monde.
 
Ça suffit!!!
 
Joël Didier Engo, Association NOUS PAS BOUGER

 
 
 
 
CheckNews

Lampedusa : les contrevérités de Gérald Darmanin sur le profil des migrants et leur droit à l’asile

Migrants, réfugiés... face à l'exodedossier
Après avoir épuisé tous les recours sur leur non-prise en charge, une soixantaine de jeunes à la rue ont été accueillis par un prêtre jeudi soir. Dès aujourd’hui, jour de la venue de François dans la ville, ils sont logés un centre.

Le ministre de l’Intérieur persiste à dire, contre la réalité du droit et des chiffres, que la majorité des migrants arrivés en Italie la semaine dernière ne peuvent prétendre à l’asile.
par Emma Donada
publié le 22 septembre 2023, Libération

A en croire Gérald Darmanin, presque aucune des milliers de personnes débarquées sur les rives de l’île italienne de Lampedusa depuis plus d’une semaine ne mériterait d’être accueillie par la France. La raison ? D’un côté, affirme le ministre de l’Intérieur, il y aurait les «réfugiés» fuyant des persécutions politiques ou religieuses, et que la France se ferait un honneur d’accueillir. «Et puis, il y a les migrants», «des personnes irrégulières» qui devraient être renvoyées dans leur pays d’origine le plus rapidement possible, a-t-il distingué, jeudi 22 septembre sur BFMTV.

«S’il s’agit de prendre les migrants tels qu’ils sont : 60 % d’entre eux viennent de pays tels que la Côte d’Ivoire, comme la Guinée, comme la Gambie, il n’y a aucune raison [qu’ils viennent]», a-t-il en sus tonné sur CNews, lundi 18 septembre. Une affirmation serinée mardi sur TF1 dans des termes semblables : «60 % des personnes arrivées à Lampedusa sont francophones. Il y a des Ivoiriens et des Sénégalais, qui n’ont pas à demander l’asile en Europe.»

Contredit par les données statistiques italiennes

D’après le ministre – qui a expliqué par la suite tenir ses informations de son homologue italien – «l’essentiel» des migrants de Lampedusa sont originaires du Cameroun, du Sénégal, de Côte-d’Ivoire, de Gambie ou de Tunisie. Selon le ministre, leur nationalité les priverait du droit de demander l’asile. «Il n’y aura pas de répartition de manière générale puisque ce ne sont pas des réfugiés», a-t-il prétendu, en confondant par la même occasion les demandeurs d’asiles et les réfugiés, soit les personnes dont la demande d’asile a été acceptée.

Interrogé sur le profil des migrants arrivés à Lampedusa, le ministère de l’Intérieur italien renvoie aux statistiques de l’administration du pays. A rebours des propos définitifs de Gérald Darmanin sur la nationalité des personnes débarquées sur les rives italiennes depuis la semaine dernière, on constate, à l’appui de ces données, qu’une grande majorité des migrants n’a pas encore fait l’objet d’une procédure d’identification. Sur les 16 911 personnes arrivées entre le 11 et le 20 septembre, la nationalité n’est précisée que pour 30 % d’entre elles.

En tout, 12 223 personnes, soit 72 % des personnes arrivées à Lampedusa, apparaissent dans la catégorie «autres» nationalités, qui mélange des ressortissants de pays peu représentés et des migrants dont l’identification est en cours. A titre de comparaison, au 11 septembre, seulement 30 % des personnes étaient classées dans cette catégorie. Même si la part exacte de migrants non identifiés n’est pas précisée, cette catégorie apparaît être un bon indicateur de l’avancée du travail des autorités italiennes.

Parmi les nationalités relevées entre le 11 et 20 septembre, le ministère de l’Intérieur italien compte effectivement une grande partie de personnes qui pourraient être francophones : 1 600 Tunisiens, 858 Guinéens, 618 Ivoiriens, 372 Burkinabés, presque autant de Maliens, 253 Camerounais, mais aussi des ressortissants moins susceptibles de connaître la langue (222 Syriens, environ 200 Egyptiens, 128 Bangladais et 74 Pakistanais).

A noter que selon ces statistiques italiennes partielles, il n’est pas fait état de ressortissants sénégalais et gambiens évoqués par Gérald Darmanin. Les données ne disent rien, par ailleurs, du genre ou de l’âge de ces arrivants. «La plupart sont des hommes mais aussi on a aussi vu arriver des familles, des mères seules ou des pères seuls avec des enfants et beaucoup de mineurs non accompagnés, des adolescents de 16 ou 17 ans», décrivait à CheckNews la responsable des migrations de la Croix-Rouge italienne, Francesca Basile, la semaine dernière.

Légalement, toutes les personnes arrivées à Lampedusa peuvent déposer une demande d’asile, s’ils courent un danger dans leur pays d’origine. «Il ne s’agit pas seulement d’un principe théorique. En vertu du droit communautaire et international, toute personne – quelle que soit sa nationalité – peut demander une protection internationale, et les États membres de l’UE ont l’obligation de procéder à une évaluation individuelle de chaque demande», a ainsi rappelé à CheckNews l’agence de l’union européenne pour l’asile. L’affirmation de Gérald Darmanin selon laquelle des migrants ne seraient pas éligibles à l’asile en raison de leur nationalité est donc fausse.

Par ailleurs, selon le règlement de Dublin III, la demande d’asile doit être instruite dans le premier pays où la personne est arrivée au sein de l’Union européenne (à l’exception du Danemark), de la Suisse, de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein. Ce sont donc aux autorités italiennes d’enregistrer et de traiter les demandes des personnes arrivées à Lampedusa. Dans certains cas, des transferts peuvent être opérés vers un pays signataires de l’accord de Dublin III, ainsi du rapprochement familial. Si les demandes d’asile vont être instruites en Italie, les chiffes de l’asile en France montrent tout de même que des ressortissants des pays cités par Gérald Darmanin obtiennent chaque année une protection dans l’Hexagone.

Pour rappel, il existe deux formes de protections : le statut de réfugié et la protection subsidiaire. Cette dernière peut être accordée à un demandeur qui, aux yeux de l’administration, ne remplit pas les conditions pour être considéré comme un réfugié, mais qui s’expose à des risques grave dans son pays, tels que la torture, des traitements inhumains ou dégradants, ainsi que des «menaces grave et individuelle contre sa vie ou sa personne en raison d’une violence qui peut s’étendre à des personnes sans considération de leur situation personnelle et résultant d’une situation de conflit armé interne ou international», liste sur son site internet la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), qui statue en appel sur les demandes de protection.

Contredit aussi par la réalité des chiffres en France

Gérald Darmanin cite à plusieurs reprises le cas des migrants originaires de Côte-d’Ivoire comme exemple de personnes n’ayant selon lui «rien à faire» en France. La jurisprudence de la CNDA montre pourtant des ressortissants ivoiriens dont la demande de protection a été acceptée. En 2021, la Cour a ainsi accordé une protection subsidiaire à une femme qui fuyait un mariage forcé décidé par son oncle, qui l’exploitait depuis des années. La Cour avait estimé que les autorités ivoiriennes étaient défaillantes en ce qui concerne la protection des victimes de mariages forcés, malgré de récentes évolutions législatives plus répressives.

D’après l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofrpa), qui rend des décisions en première instance, les demandes d’asile de ressortissants ivoiriens (environ 6 000 en 2022) s’appuient très souvent sur des «problématiques d’ordre sociétal […], en particulier les craintes liées à un risque de mariage forcé ou encore l’exposition des jeunes filles à des mutilations sexuelles». En 2022, le taux de demandes d’Ivoiriens acceptées par l’Ofrpa (avant recours éventuel devant la CNCDA) était de 27,3 % sur 6 727 décisions contre un taux moyen d’admission de 26,4 % pour le continent africain et de 29,2 % tous pays confondus. Les femmes représentaient la majorité des protections accordées aux ressortissants de Côte-d’Ivoire.

Pour les personnes originaires de Guinée, citées plusieurs fois par Gérald Darmanin, les demandes sont variées. Certaines sont déposées par des militants politiques. «Les demandeurs se réfèrent à leur parcours personnel et à leur participation à des manifestations contre le pouvoir, qu’il s’agisse du gouvernement d’Alpha Condé ou de la junte militaire», décrit l’Ofpra. D’autre part des femmes qui fuient l’excision et le mariage forcé. En 2022, le taux d’admission par l’Ofpra était de 33,4 % pour 5 554 décisions.

Jurisprudence abondante

S’il est vrai que ces nationalités (Guinée et Côte-d’Ivoire) ne figurent pas parmi les taux de protections les plus élevées, elles figurent «parmi les principales nationalités des bénéficiaires de la protection internationale» en 2022, aux côtés des personnes venues d’Afghanistan ou de Syrie, selon l’Ofpra. Les ressortissants tunisiens, qui déposent peu de demandes (439 en 2022), présentent un taux d’admission de seulement 10 %.

La jurisprudence abondante produite par la CNDA montre que, dans certains cas, le demandeur peut obtenir une protection sur la base de son origine géographique, jugée dangereuse pour sa sécurité voire sa vie. C’est le cas notamment du Mali. En février 2023, la Cour avait ainsi accordé la protection subsidiaire à un Malien originaire de Gao, dans le nord du pays. La Cour avait estimé qu’il s’exposait, «en cas de retour dans sa région d’origine du seul fait de sa présence en tant que civil, [à] un risque réel de subir une menace grave contre sa vie ou sa personne sans être en mesure d’obtenir la protection effective des autorités de son pays».

«Cette menace est la conséquence d’une situation de violence, résultant d’un conflit armé interne, susceptible de s’étendre indistinctement aux civils», avait-elle expliqué dans un communiqué. Au mois de juin, à la suite des déclarations d’un demandeur possédant la double nationalité malienne et nigérienne, la Cour avait jugé que les régions de Ménaka au Mali et de Tillaberi au Niger étaient en situation de violence aveugle et d’intensité exceptionnelle, «justifiant l’octroi de la protection subsidiaire prévue par le droit européen».

D’après le rapport 2023 de l’agence de l’Union européenne pour l’asile, le taux de reconnaissance en première instance pour les demandeurs guinéens avoisinait les 30 %, et un peu plus de 20 % pour ressortissants ivoiriens à l’échelle de l’UE, avec un octroi en majorité, pour les personnes protégées, du statut de réfugié. Concernant le Mali, le taux de reconnaissance dépassait les 60 %, principalement pour de la protection subsidiaire. Ces données européennes qui confirment qu’il est infondé d’affirmer, comme le suggère le ministre de l’Intérieur, que les nationalités qu’il cite ne sont pas éligibles à l’asile.

En revanche, dans le cadre du mécanisme «de solidarité», qui prévoit que les pays européens prennent en charge une partie des demandeurs, les Etats «restent souverains dans le choix du nombre et de la nationalité des demandeurs accueillis». «Comme il s’agit d’un mécanisme volontaire, le choix des personnes à transférer est laissé à l’entière discrétion de l’État membre qui effectue le transfert», explique l’agence de l’union européenne pour l’asile, qui précise que les Etats «tendent souvent à donner la priorité aux nationalités qui ont le plus de chances de bénéficier d’un statut de protection», sans plus de précisions sur l’avancée des négociations en cours.

mardi 26 février 2019

Non, un « migrant fraîchement débarqué » n’est pas mieux traité qu’un Français modeste

Selon Marine Le Pen, ils toucheraient plus qu’un retraité, seraient logés et soignés… Des affirmations maintes fois répétées et toujours aussi fausses. 

Par Mathilde Damgé, Le Monde.fr

Marine Le Pen était dans le Nord, dimanche 24 février, pour présenter Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national (RN) pour les élections européennes. Lors de son discours, la présidente du parti d’extrême droite a présenté la situation des migrants comme enviable par rapport à celle des Français modestes, notamment retraités. Des approximations devenues un grand classique du discours frontiste.

Ce qu’elle a dit :

Dénonçant « toutes ces micro-injustices » sur lesquelles « la révolte des “gilets jaunes” a braqué enfin la lumière des projecteurs », la responsable du RN a fait mine de s’interroger:

« Est-ce qu’il est normal qu’un migrant fraîchement débarqué puisse toucher davantage qu’un retraité modeste qui a travaillé et cotisé et toute sa vie ? Est-il normal qu’il ait accès à un logement et ait un revenu social immédiat ou des soins totalement gratuits lorsque nos compatriotes dans la difficulté sont sans emploi, sans toit, ou renoncent à des soins par manque de moyens ? » 

Des affirmations souvent répétées par Marine Le Pen… mais toujours fausses.

Vidéo intégrée 
 
1. Non, les migrants ne touchent pas davantage que les retraités

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA ou minimum vieillesse) est versée à ceux, âgés de plus de 65 ans, qui perçoivent des revenus inférieurs à 868 euros mensuels, pour une personne seule, ou 1 347 euros pour un couple. Le montant de l’ASPA s’ajoute aux ressources personnelles : il comble la différence entre les revenus et, si ces derniers y sont inférieurs, les plafonds de 868 et 1 347 euros (autrement dit, un retraité seul avec un revenu de 500 euros, par exemple, percevra une ASPA de 368 euros). Il n’est pas nécessaire d’avoir travaillé et cotisé pour percevoir cette allocation. En clair, aucune personne âgée de plus de 65 ans ne peut percevoir moins que ces montants.

En revanche, son versement n’est pas automatique, il faut en faire la demande. C’est ce qu’a rappelé le président de la République, samedi 23 février au Salon de l’agriculture, à un retraité qui l’interpellait sur ses faibles revenus.

Un étranger peut percevoir l’ASPA s’il réside sur le territoire français depuis au moins dix ans, de façon légale. Un cas assez peu probable quand on est « fraîchement débarqué ». En dessous de 65 ans, un migrant, s’il est en situation irrégulière ou qu’il n’a pas d’attestation de demandeur d’asile (valable un mois puis à renouveler), n’a droit à rien.

Un demandeur d’asile peut bénéficier, pendant la période d’instruction de son dossier, de l’allocation au demandeur d’asile (ADA), soit 6,80 euros par jour, à quoi peuvent s’ajouter 7,40 euros si aucune place d’hébergement n’a été proposée. Soit un total maximal de 440 euros pour un mois de trente et un jours.

2. Non, un migrant n’a pas accès automatiquement à un logement

D’abord, Marine Le Pen occulte les différents dispositifs d’hébergement d’urgence, de transition, et de réinsertion dont les Français peuvent bénéficier. Ensuite, les migrants en situation irrégulière ou en cours de régularisation n’ont pas accès aux logements sociaux. Les réfugiés, quant à eux, ne peuvent y avoir accès qu’à la marge, dans des zones qui disposent de logements vacants, comme l’explique le ministère de l’intérieur sur son site.

Un peu plus d’une personne sans domicile sur deux (53 %) est de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Insee en 2012. Une surreprésentation flagrante quand on sait que les étrangers représentent environ 6 % de la population.

3. Non, un migrant n’a pas accès à un revenu social immédiat

Comme expliqué plus haut, un migrant disposant d’une attestation de demandeur d’asile touche entre 6,80 euros et 14,20 euros d’allocation par jour. Par ailleurs, les demandeurs d’asile ne sont pas éligibles au revenu de solidarité active (RSA, environ 550 euros par mois) car il faut disposer d’un titre de séjour autorisant à travailler depuis plus de cinq ans (pour les étrangers non communautaires).
Quant aux allocations familiales, considérées comme un « gagne-pain » par les partisans d’un durcissement des politiques migratoires, les demandeurs d’asile n’y ont pas droit non plus, pas plus qu’aux aides au logement. Il y a des exceptions, notamment pour les apatrides ou les mères isolées. Mais globalement, la part des étrangers non communautaires dans les bénéficiaires du RMI, puis du RSA, n’a pas varié, oscillant autour de 13 % des allocataires.

4. Non, un migrant n’a pas accès à des soins totalement gratuits

Là encore, c’est une antienne de l’extrême droite, certains allant jusqu’à affirmer – à tort – que les personnes en situation irrégulière peuvent bénéficier de cures thermales gratuites. Pourtant, les droits des migrants en la matière sont limités.
Tant que le demandeur d’asile n’est pas reconnu comme tel, il ne peut être pris en charge que pour une urgence, et uniquement dans les hôpitaux où des permanences d’accès aux soins de santé (PASS) ont été mises en place. Il existe en outre un dispositif accessible à partir du moment où la demande est acceptée : c’est l’aide médicale d’Etat (AME), soumise à conditions de ressources et de résidence stable en France (seuls les mineurs peuvent en bénéficier sans condition). Elle ne donne droit qu’à un panier restreint de soins et n’est pas accessible à des membres de la famille résidant à l’étranger.

Une fois sa demande d’asile enregistrée, il peut bénéficier (en cotisant s’il travaille) de la protection universelle maladie (PUMa) : frais médicaux et hospitaliers sont alors pris en charge intégralement… en théorie. Dans la réalité, tous les praticiens n’acceptent pas les patients sous ce régime.



 

vendredi 25 septembre 2015

Maïtena Biraben, animatrice du Grand Journal sur Canal Plus: "le FN tient "un discours de vérité."

La chasse à l'audience médiatique prêtée à Marine Le Pen aura déontologiquement perdu certains journalistes.

Pour Maïtena Biraben, animatrice du Grand Journal sur Canal Plus: "le FN tient "un discours de vérité." 

 Maïtena Biraben (Grand Journal) : "le FN tient un discours de vérité"

Elle ne s'en excuse pas...Personne n'a un seul instant penser qu'elle allait ou pouvait le faire.

Car le Front National et sa présidente auront aussi réussi le tour de force de transformer certains journalistes et animateurs français en simples agents de propagande extrémiste sans le moindre discernement, officiant souvent à des heures de grande écoute.

Sinon  comment s'étonner que ce parti d'extrême droite se sente en terrain conquis sur tous ces plateaux de télévision et antennes radio de France, avec ses représentants arrogants qui peuvent débiter à intervalle régulier des contrevérités les plus odieuses sur les étrangers, sans jamais envisager d'être contredits? 

La chasse à l'audience médiatique associée à Marine Le Pen aura déontologiquement perdu nombre d'acteurs du PAF Français. Mme Maïtena Biraben n'est pas la première, pas plus d’ailleurs qu'elle en sera la dernière.

Mais perdue dans ses certitudes Frontistes, espérons qu'il y aura une ou un de ses confrères pour lui rappeler que  "les vérités formelles" qu'elle prête aux thèses racistes et xénophobes du FN, ne sont pas recevables sous d'autres cieux plus pluralistes et démocratiques, y compris en Afrique noire où l'actionnaire majoritaire de Canal Plus tire une partie non négligeable de sa fortune (méritée).

Merci

Joël Didier Engo