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dimanche 7 novembre 2021
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jeudi 21 octobre 2021
Migrants : « Jeunes majeurs étrangers : une situation absurde »
Dans une tribune collective, plus de 440 élus locaux interpellent l’État sur la question des jeunes migrants. Un trop grand nombre d’entre eux, qui ont fait l’effort de s’intégrer grâce au soutien des institutions et de collectifs, se voient refuser un titre un séjour.
Tribune. Ici, un apprenti migrant soutenu par un boulanger en grève de la faim pour appuyer sa demande de titre de séjour. Là, un jeune poète migrant menacé d’expulsion accompagné par un collectif de soutien citoyen. Là encore, douze élèves d’un même lycée professionnel pour lesquels un collectif de « Patrons solidaires » et d’enseignants s’est mobilisé… Les exemples sont multiples de ces jeunes, soutenus par des institutions et collectifs, qui se voient délivrer, par l’État, une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) à leur majorité.
Ces jeunes, femmes et hommes, sont arrivés en France comme mineurs non accompagnés. Certains ont été reconnus mineurs et sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance dans la construction d’un parcours de vie, dans leur scolarisation et leur formation professionnelle grâce, notamment, à des dispositifs spécifiques pour élèves allophones.
D’autres n’ont pas été reconnus mineurs. Certains de ces jeunes ont introduit un recours contre ce refus et sont en attente d’une décision de justice. Ils peuvent, au cours de cette période de recours, compter sur un puissant réseau de solidarité citoyenne qui pourvoit, autant que faire se peut, à leur hébergement et les inscrit dans des établissements d’enseignement et de formation, notamment privés. Certains, en revanche, ont quitté les radars de l’administration et des dispositifs de solidarité citoyenne et se débrouillent comme ils peuvent.
Qu’ils soient reconnus mineurs ou qu’ils soient en recours, ces jeunes sont, dans la grande majorité des cas, accompagnés et en situation de formation professionnelle et d’apprentissage. Assidus, sérieux, travailleurs, attentifs, ils obtiennent pour nombre d’entre eux leur diplôme avec succès. Cette qualification leur permet de signer un contrat de travail avec des entreprises et patrons prêts à les accueillir, notamment dans des secteurs d’activité qui ont du mal à recruter.
Immense gâchis
Seulement, lorsque ces jeunes atteignent l’âge de la majorité et introduisent une demande de titre de séjour, l’administration française le leur refuse et leur délivre une OQTF, au motif, notamment, d’une erreur dans les documents d’état civil. Ainsi, l’Etat français leur envoie un message d’une grande violence. Car après avoir été accueillis, accompagnés, scolarisés, formés et diplômés les voilà exclus du fait de leur majorité. Cette situation est un immense gâchis qui affecte les individus et la collectivité dans son ensemble.
Au plan pratique, la situation est une impasse. Car il ne faut pas se leurrer, ces jeunes ne quitteront pas le territoire français
L’énergie et l’argent dépensés par les pouvoirs publics et la solidarité citoyenne pour accompagner ces jeunes n’aura servi à rien. Au plan personnel, le camouflet est brutal. On refuse un avenir à des jeunes qui ont pourtant répondu à toutes les attentes de la société d’accueil tant en termes d’apprentissage et de scolarisation que du point de vue de l’intégration sociale et professionnelle.
Au plan pratique, la situation est une impasse. Car il ne faut pas se leurrer, ces jeunes ne quitteront pas le territoire français, ni volontairement, parce que leur vie est désormais ici, ni de manière forcée, parce que l’État n’en éloignera que très peu, voire aucun. Ils seront donc condamnés à vivre aux franges de la société. Sans soutien ni accompagnement, le monde de l’informel et de ses dérives – peur, errance, exploitation, réseaux, travail au noir… – sera un danger permanent auquel certains n’échapperont pas. Au regard de la cohésion sociale, enfin, ce gâchis pose une question de sens, celui d’une société qui rejette des jeunes qu’elle a accompagnés et bien souvent acceptés, même de façon imparfaite.
Appliquer la règle avec bon sens
En tant qu’élus de collectivités locales, nous sommes alertés et suivons ces situations, qu’elles soient médiatisées ou non. Si nous cherchons dans le cadre de nos pouvoirs et de nos moyens à accompagner ces jeunes au quotidien, la solution relève de la compétence de l’État. C’est bien ce dernier qui refuse de délivrer un titre de séjour et obère toute perspective d’intégration durable de ces jeunes en France. Or, nous considérons que l’État a les moyens de faire autrement parce que les solutions existent.
En effet, au lieu de délivrer de manière quasi automatique des OQTF fondées notamment sur des difficultés liées à l’état civil du demandeur, l’État devrait réaliser une évaluation plus approfondie de la situation et des perspectives d’intégration du demandeur dans la société française, comme la réglementation l’y invite. A ce titre, un arrêté du ministre de l’intérieur d’avril 2021 prévoit, au titre de l’admission exceptionnelle au séjour, la prise en compte de « la volonté d’intégration » de la personne. Qui peut affirmer que ces jeunes, dont les qualifications sont reconnues par les professeurs, les formateurs et les employeurs et dont l’insertion sociale est attestée par les membres de la collectivité, en manquent ?
Reconnaître l’engagement de ces jeunes dans leur apprentissage et leur insertion sociale, valoriser l’accompagnement de celles et ceux qui les ont protégés et accompagnés, dégager des lignes de perspectives plutôt que des fins de non-recevoir, lire le droit à l’aune des évolutions de la société sont autant d’approches que l’Etat peut mettre en œuvre et qui le placerait à la hauteur des enjeux de notre société.
A l’inverse de la tendance de fond qui porte la logique du contrôle jusqu’à l’absurde, nous proposons une approche différente qui reconnaît la démarche d’intégration de ces jeunes et la solidarité, publique et privée, qui s’exprime chaque jour sur nos territoires. Accueillir pleinement ces jeunes majeurs dans notre société revient à appliquer la règle avec bon sens et permet de renforcer la cohésion sociale. Dans une société en proie à la fracturation, un geste d’apaisement de la part de l’Etat est plus que nécessaire…
Sont notamment signataires de cette tribune : Jeanne Barseghian, maire (EELV) de Strasbourg ; Olivier Bianchi, maire (PS) de Clermont-Ferrand ; Nadège Boisramé, conseillère municipale (GDS), Nantes ; Jérôme Durain, sénateur (PS) de Saône-et-Loire ; Jean-Yves Lalanne, maire (GDS) de Billère ; Yves Pascouau, conseiller municipal (Nantes citoyenne sociale et écologique) de Nantes ; Sarah Persil, vice-présidente (EELV) de la région Bourgogne-Franche-Comté ; Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis ; Claire Tramier, vice-présidente (Territoire 44) du Conseil départemental de la Loire-Atlantique ; Dominique Versini, adjointe (Paris en commun) à la Maire de Paris
Collectif
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mardi 14 avril 2020
Site internet réactualisé et renouvelé de l'association NOUS PAS BOUGER
Cette démarche s'inscrit également dans le cadre de la campagne de solidarité que nous menons au sein de la Convergence AFRICA TÉLÉMA pour venir urgemment en aide aux migrants pendant la pandémie du Coronavirus.
N'hésitez pas à nous rejoindre
Joël Didier Engo
Président de l'association NOUS PAS BOUGER
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N – W751202408
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mercredi 4 septembre 2019
Violences faîtes aux femmes et conjugales en France. Agir et Vite!!!
mercredi 5 juin 2019
Deux avocats accusent l’UE de crimes contre l’humanité envers les migrants de Libye
Des dizaines de déclarations publiques analysées
L’UE aurait fourni aux garde-côtes libyens « des informations telles que la localisation des bateaux de migrants en détresse »
Rapports d’ONG
mardi 26 février 2019
Non, un « migrant fraîchement débarqué » n’est pas mieux traité qu’un Français modeste
lundi 18 février 2019
Des ados abonnés au «nomadisme hôtelier»
«Libération» a eu accès en exclusivité à une étude destinée au Défenseur des droits sur les jeunes logés par les services sociaux dans des hôtels. Le texte souligne les «effets délétères» de ce mode de vie sur la scolarité, la santé…
- Des ados abonnés au «nomadisme hôtelier»
Quelles sont les familles logées à l’hôtel ?
C’est un phénomène peu connu : depuis la fin des années 90, des familles «majoritairement étrangères» constituent «une part considérable de la population» sans logement en France. Notamment dans les grandes agglomérations, où l’offre locative est insuffisante et financièrement pas toujours accessible aux foyers très modestes. En 2017 par exemple, outre les ménages accueillis dans des structures comme les centres d’hébergement (CHU, CHRS) ou les centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada), plus de 21 000 familles, représentant 58 247 personnes, ont été hébergées dans des hôtels en Ile-de-France.Qui sont les adolescents hébergés ?
Le rapport constate que ce sont «très majoritairement des enfants migrants, et plus rarement des enfants de migrants». Ce qui veut dire qu’ils sont nés à l’étranger et sont arrivés en France dans le cadre de reconfigurations familiales, pour des motifs économiques ou politiques. Parfois, ils ont fui un conflit armé ou des coutumes ancestrales comme l’excision : «Pour l’ensemble des adolescents qui ont quitté leur pays, la migration se présente comme une nécessité impérieuse, elle ne donne jamais lieu à des regrets».Après cette migration, commence donc l’hébergement en hôtel. Les adolescents font alors l’expérience d’un incroyable «nomadisme hôtelier». En se basant sur des données du Samu social - qui oriente les familles sans logement vers les hôtels -, «les 30 adolescents franciliens interrogés ont vécu dans 92 hôtels répartis dans 65 communes sur toute l’Ile-de-France». Ils ont majoritairement passé de un à six ans (parfois plus) dans de l’hébergement précaire, alternant hôtels, centres d’hébergement d’urgence, foyers pour demandeurs d’asile, dépannage par des proches. Au gré des places disponibles et des prises en charge par les services sociaux, les familles sont baladées d’un bout à l’autre de l’Ile-de-France.
Quelles sont les causes de ce nomadisme forcé ?
Cette incertitude sur la durée du séjour, ce «nomadisme forcé» empêche le développement de tout projet. «Le récit que [les enfants] font des déménagements, est celui de leur passivité forcée, un récit dont ils sont les objets plus que les sujets, et dans lesquels la capacité d’agir est déléguée à une force anonyme». La décision appartient à un tiers : le Samu social, le travailleur social, le responsable de l’hôtel, l’Ofpra (qui examine les demandes d’asile). Cette «hypermobilité» dixit le rapport, a plusieurs origines : problème de prise en charge financière par les services sociaux, changement de la situation administrative de la famille (refus ou acceptation de la demande d’asile), naissance d’un enfant, litige avec le responsable de l’hôtel…Quelles conséquences de l’instabilité résidentielle pour les enfants ?
L’instabilité résidentielle des familles logées à l’hôtel rend presque impossible leur «ancrage» dans un territoire, d’autant que certains hôtels sont situés dans des zones très périphériques, dans des zones d’activité parfois inhabitées, situées à proximité de grands axes routiers. «Les sociabilités de quartier sont quasiment inexistantes», constate l’étude. Deux types d’équipement sont tout de même fréquentés par les adolescents : les médiathèques pour faire les devoirs dans un lieux spacieux et calme, ce dont ils manquent dans la chambre d’hôtel, et des parcs ou des squares, pour aller jouer au foot.Comment se déroule la vie à l’hôtel ?
La vie à l’hôtel est très contrainte. Les visites sont réglementées : «Beaucoup d’adolescents se plaignent de ne pas avoir le droit de sortir de leur chambre.» Pas le droit de faire du bruit, de jouer dans les couloirs ou aux abords de l’établissement. Pas de possibilité d’héberger un(e) ami(e). Bref, impossible de faire de l’hôtel et de la chambre d’hôtel «un chez-soi». «Etre dans un hôtel, c’est un peu comme être enfermé, parce qu’on nous traite un peu comme des prisonniers», a confié, Kouma, 17 ans aux auteurs de l’étude. Se nourrir est aussi très difficile. «La confection des repas est entravée, voire interdite, par une série de règles, pointe le rapport. L’existence d’espaces pour cuisiner dans la chambre est rare. Les cuisines collectives [au bout du couloir, au rez-de-chaussée… ndlr] sont un peu plus fréquentes». Les familles doivent compter sur la tolérance des responsables des hôtels ou se débrouiller autrement pour préparer leur repas. «Les adolescents sont souvent mobilisés [pour garder] les frères et sœurs pendant que la mère s’absente pour faire le repas chez une connaissance ou dans la cuisine collective.»Quelle intimité à l’hôtel ?
Sur 29 adolescents vivant à l’hôtel interrogés par les auteurs de l’étude, «14 étaient hébergés dans une chambre unique pour toute la famille, comprenant entre deux et cinq personnes». Outre que cette situation contrarie la prise d’autonomie de l’adolescent, au travers de sa chambre qui devient son petit monde, cette situation rend impossible toute intimité. «Tous les moments de changement de tenue, au coucher, au lever, pour la toilette, peuvent être des zones de tension.» La suroccupation et la promiscuité induites par l’espace réduit d’une chambre «entraînent [pour les enfants, ndlr] une plongée permanente au cœur des problèmes familiaux». Parlant de sa cohabitation forcée avec ses frères et sœurs, un garçon a lâché aux enquêteurs : «On s’arrange pour ne pas se disputer.»Quel niveau de vie pour les adolescents ?
Comme pour tous les enfants, le quotidien des jeunes vivant à l’hôtel est «fortement déterminé par la situation économique des parents», souligne le rapport. Des parents souvent très pauvres, car sans emploi. Seulement la moitié des enfants interrogés par les auteurs de l’étude indiquent «vivre avec un parent qui travaille». Il s’agit souvent d’emplois à temps partiel, parfois non déclarés. Bref très peu payés. Une situation qui découle de leur statut administratif : demandeur d’asile, famille en voie de régularisation… Ce qui ne permet pas toujours d’accéder à un emploi. Et parfois même à certaines prestations sociales. Le budget très contraint des familles est «dédié en grande partie à l’alimentation […] ainsi qu’aux dépenses afférentes à la scolarité des enfants». Dès lors, l’achat d’un vêtement, aller au cinéma, manger au fast-food ou l’acquisition d’un portable sont des dépenses très exceptionnelles pour ces enfants qui «vivent les limitations au quotidien». Les adolescents interrogés racontent qu’ils consacrent beaucoup de temps «à accompagner leurs parents dans des démarches administratives» : à la préfecture pour les papiers, à la CAF pour les allocations familiales, à la Sécu pour la carte Vitale, à Pôle Emploi pour trouver un travail, etc. Les enfants, notamment les adolescents, sont une aide pour surmonter les difficultés linguistiques.Quelle scolarité pour les enfants des hôtels ?
Parmi les 29 adolescents âgés de moins de 18 ans rencontrés par les enquêteurs, quatre ne vont pas à l’école. Raison : des déménagements fréquents, et des difficultés pour les démarches d’inscription car il faut justifier d’une domiciliation auprès des municipalités concernées. Le rapport souligne «le refus de certaines communes d’accueillir les enfants vivant en hôtel, en arguant du statut provisoire de cet hébergement». Les déménagements d’hôtel en hôtel aboutissent à «une disjonction» entre lieu de résidence et lieu de scolarisation. «Une très faible minorité d’adolescents [sont] scolarisés dans la commune» où ils vivent. Face à l’instabilité résidentielle, pour préserver leurs enfants, les parents choisissent de les maintenir dans le même établissement scolaire, quitte à subir des temps de transport parfois très importants. Il peut ainsi arriver que des familles soient dans un l’hôtel en grande banlieue mais que leurs enfants aillent en classe à Paris. Ce qui a une influence sur les apprentissages et crée des difficultés : retards en cours, absentéisme, temps moindre pour faire les devoirs. Tout cela conjugué à la difficulté d’apprendre dans le chaos de la promiscuité et de la suroccupation d’une chambre d’hôtel. Ces difficultés conduisent «à une très faible maîtrise» par les adolescents de «leur trajectoire scolaire».Celle-ci se traduit par de nombreuses orientations subies, notamment à la fin de la troisième. Les adolescents sont très majoritairement dirigés vers les lycées professionnels, pointent les auteurs de l’étude. Et souvent dans des filières qu’ils n’ont pas vraiment choisies. Celle-ci est le fait des enseignants et du nombre de places disponibles selon les filières. Qu’apporte l’école aux enfants des hôtels en dépit des parcours scolaires chaotiques ? En dépit des difficultés, «l’école constitue un lieu d’ancrage quotidien et un point fixe pour les adolescents hébergés à l’hôtel. Ils y réalisent les mêmes activités que les autres élèves : aller au théâtre, visiter des expositions, faire des activités sportives ou culturelles au sein de l’établissement», énumère le rapport. C’est aussi un lieu de «sociabilité avec les autres jeunes de leur âge. […] Ce réseau amical des camarades d’école constitue un monde à part de celui de l’hôtel». Au point, que les vacances scolaires représentent une période difficile à vivre pour ces enfants très défavorisés, qui ressentent «un sentiment de vide, de vacuité». Faute de pouvoir faire de la chambre d’hôtel un espace à soi.
dimanche 9 décembre 2018
L’OCDE pointe l’intégration insuffisante des migrants
Celui-ci a été dévoilé à la veille de la conférence intergouvernementale organisée à Marrakech (Maroc) pour approuver formellement le « Pacte mondial sur les migrations ». Un document non contraignant, mais qui n’a cessé de susciter crispations et défections, y compris en Europe, traduisant la sensibilité du sujet. Or l’échec à insérer les migrants non seulement pèse sur la croissance, mais génère de l’instabilité politique et « affecte la cohésion sociale », alerte le rapport.
Aujourd’hui, les pays de l’OCDE et de l’Union européenne (UE) comptent, respectivement, 128 millions et 58 millions d’immigrés, soit plus de 10 % de leurs populations. Tour d’horizon, en cinq grandes tendances, de leur intégration économique.
- Un niveau d’éducation qui progresse, mais accuse des retards
Les résultats scolaires des jeunes descendants d’immigrés se sont améliorés dans la plupart des pays depuis dix ans. Mais, s’ils affichent des taux plus faibles de décrochage scolaire qu’autrefois, « les enfants d’immigrés continuent d’accuser un certain retard par rapport aux enfants de parents nés dans le pays », constate le rapport.
- Une intégration laborieuse sur le marché du travail
Le rapport souligne que les immigrés au chômage sont généralement moins susceptibles de toucher des allocations-chômage que le reste de la population : 36 %, contre 40 % dans l’UE. Mais cet écart est nettement plus réduit dans certains pays, comme la France, les Etats-Unis ou les pays nordiques.
- Une surreprésentation dans les emplois peu qualifiés
Parmi les migrants très diplômés, 45 % sont au chômage ou employés à un poste pour lequel ils sont surqualifiés. Un taux qui s’élève, pour le reste de la population, à 40 % au sein de l’OCDE et à 30 % dans l’UE. De façon générale, les pays européens et de l’OCDE accordent une valeur moindre aux diplômes obtenus à l’étranger. En Europe, le taux d’emploi des migrants non européens ainsi qualifiés est 14 % inférieur à celui de leurs pairs ayant obtenu un diplôme dans leur pays d’accueil.
- Une pauvreté plus répandue qu’il y a dix ans
Le fait de détenir un emploi n’est pas toujours un rempart efficace contre la paupérisation : le taux de travailleurs pauvres chez les migrants est d’environ 19 % dans l’OCDE et l’UE, deux fois plus qu’au sein des populations autochtones. L’écart est particulièrement marqué au Danemark, en Autriche ou dans les pays d’Europe du Sud.
Dans l’OCDE comme en Europe, le revenu médian des ménages de migrants est environ 10 % inférieur à celui des personnes nées sur place. Et, globalement, les personnes immigrées sont partout surreprésentées dans le premier décile, celui des ménages les plus modestes.
- Un sentiment de proximité avec le pays d’accueil











