Affichage des articles dont le libellé est occident. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est occident. Afficher tous les articles

dimanche 16 juillet 2023

Le dernier baroud criminel des suprémacistes, identitaires et réactionnaires en occident

 

 

 
Comme les suprémacistes Blancs aux États-Unis, les réactionnaires et identitaires de la fachosphère française livrent véritablement un combat perdu d'avance, qui relève presque du baroud d'honneur, avant l'inversion inéluctable et quasiment programmé du rapport de forces démographiques et économiques, voire culturels à l'échelle nationale et internationale.
 
Ils pourront expulser, enfermer, et même tuer autant de noirs, d'arabes, et de populations issues des minorités, que cela ne changera fondamentalement rien au basculement démographique et économique encours.
 
C'est toute la stupidité de la hantise exercée sur ces gens racistes et xénophobes par ce qu'ils assimilent à "un grand remplacement", mais qui correspond simplement à l'ordre inéluctable de l'évolution naturelle de la planète vers le grand métissage.
 
Joël Didier Engo, Président de l'association NOUS PAS BOUGER

 

mardi 2 janvier 2018

Prédation et pillage de l'Afrique versus refoulement des migrants africains en Europe: le beurre et l'argent du beurre de l'Occident



Multinationales occidentales, un vrai cancer en Afrique. 

Par Rebecca Tickle


 À l'instar de l'histoire des réfugiés sud-soudanais, centrafricains, congolais et tant d'autres, la majeure partie des migrants africains se déplacent péniblement au sein du continent, au gré des combats et en étau entre les fronts, sans jamais le quitter. 

L'Occident, devenu hystérique face aux migrants africains abordant l'Europe, s'en fiche royalement des millions qu'il feint de ne pas voir. Or la part de responsabilité des pays occidentaux dans les conflits en Afrique et la malgouvernance de la classe politique qu'on manipule et cautionne à gogo, est incommensurable.

En effet, au cœur de la monumentale ingérence occidentale dans les affaires africaines se trouvent les ressources naturelles sans lesquelles les pays européens intéressés ne survivraient pas.

De l'Afrique centrale à l'Afrique de l'Ouest, en passant par le grand Sahel, tout est mis à feu et à sang pour mieux rafler les ressources. Le pétrole, l'or, le coltan, le diamant, l'uranium, sans oublier la multitude de minéraux dont regorge aussi le sous-sol africain, rendent superflues les populations face à la plus grande prédation de tous les temps.

Selon Global Financial Integrity (centre de recherche américain), "les multinationales occidentales sont de loin les premiers fauteurs de la misère en Afrique depuis 1970."

Pour le compte de la France, il s'agit de Bolloré, Michelin, Total-Elf, Areva, Bouygues, Tereos.... "Véolia, BNP Paribas, Natixis, Crédit Agricole, Alcatel, Accor, Gaz de France, Michelin, Alsthom, Air-France-KLM, liste non exhaustive à laquelle il faudrait ajouter les marchands d’armes et quelques autres groupes, dans l’agro-alimentaire par exemple." (Survie).

Shell (Hollande), Agip (Italie), Chevron Texaco (USA), Glencore (Suisse), Sogem (Belgique), Afrimex (Royaume-Unis), etc. ne sont que quelques acteurs dans les immenses spoliations occidentales en Afrique, en termes de droits humains et écologiques.

Ces questions étrangement sont pourtant totalement absentes dans la gestion des flux migratoires de l'Afrique vers l'Europe. De plus les mesures prises sont purement de type "tête d'autruche dans le sable". On ne résoud pas un problème en balayant la poussière sous le tapis.

C'est ainsi que je me remémore invariablement ici les mots visionnaires que nous a transmis Aimé Césaire, les premières lignes de son Discours sur le colonialisme.

"Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde."

La migration africaine n'est qu'une introduction à la (pré)vision du grand Césaire.

RT

vendredi 11 septembre 2015

Réfugiés: un droit d'asile à deux vitesses???


Par  Rebecca Tickle, http://rebeccatickle1.blogspot.be

Aujourd'hui le monde s'affole pour la Syrie qui se vide vers l'Europe. Plus de 276 000 personnes déjà. Mais a-t-on jamais compté combien d'Africains fuient leur pays depuis 50 ans, dans des circonstances de guerre, de destruction totale, de malgouvernance et d'abus massifs des droits humains? Ils sont pourtant des millions.

La migration sud-sud ne se ressent pas en Occident, mais elle est évidemment d'un poids monumental pour les sociétés d'accueil. Mais ce n'est que quand le mal arrive chez soi que la douleur se mesure.

L'autre jour j'entendais à la radio, dans un débat a propos des "bons" migrants versus

"mauvais" migrants. Un citoyen bien-pensant décrétait bien fort que les familles syriennes fuyant la guerre étaient admissibles en terme de politique d'asile. Mais que les réfugiés économiques, tels que les Erythréens par exemple, ne devaient pas être admissibles, puisque faux refugiés.

Pourtant, le rêve existentiel est universel et personne au monde ne quitte sa terre et ses parents de gaité de coeur. Surtout, l'Occident n'est jamais aussi rose qu'une vie décente dans son propre pays.

Mis à part que les Syriens sont plutôt blancs ou clairs de peau et que les Erythréens sont plutôt noirs, ce qui donne une dimension résolument négrophobe à la distinction entre "vrais" et "faux" réfugiés, dans la comparaison évoquée en tout cas, regardons au-delà de la simple conscience apparentiste des gens de bien.

Lisons déjà les informations à disposition sur les conditions de vie en Érythrée avant d'émettre des jugements raccourcis à la légère. Depuis plus 15 ans, une immense prison à ciel ouvert, une répression sanguinaire et une économie dans un délabrement avancé. Une des pires dictatures au monde.

Comme Hannah Arendt le disait si bien, "le totalitarisme ne tend pas vers un règne despotique sur les hommes, mais vers un système dans lequel les hommes sont superflus."

Être superflu consiste à ne pas exister aux yeux du système, on est donc dans la négation de toute forme de droit humain. Il s'agit bel et bien d'une guerre ouverte déclarée contre toute une nation. Criminaliser la fuite massive de citoyens dans de telles conditions constitue une double négation de leurs droits et de leur existence.

En clair, l'Érythréen lamda est superflu et ne possède aucun droit élémentaire. Un régime criminel contre l'humanité règne sur le pays dans la terreur. Et pourtant, selon certains, les Eythréens sont des réfugiés économiques, qui par conséquent ils ne doivent pas pouvoir obtenir le statut légal de réfugiés politiques.

Mais où place-t-on donc la limite entre l'économie et la politique d'un pays, d'autant plus dans un régime totalitaire? Le commerce - international - avec un tel régime n'est-il pas particulièrement avantagé par la spécificité politique locale justement? Quelle limite entre un commerce licite et respectueux des droits de l'homme et des échanges basés sur le recel et l'impunité?

La liste des pays à régime dictatorial - totalitaire, notamment en Afrique, est non exhaustive. Les profits engrangés par les puissances économiques et leurs multinationales tentaculaires dans le commerce avec ces régimes le sont aussi.

Cet aspect mondialisant de la question, et inconfortable il faut bien le dire, devra invariablement figurer en priorité dans le débat sur la qualification des réfugiés, et dans la recherche de solutions migratoires. Seule une réflexion sur les causes profondes des déplacements massifs de populations, surtout dans une vision de gagnant-gagnant (eh oui!) pourra être efficace à long terme.

On ne pourra plus faire l'autruche dorénavant en pratiquant la criminalisation-écran de certains réfugiés, car ces soi-disant faux-fuyants qui ne sont ni plus ni moins les victimes une à une d'une guerre socio-politique et économique, à basse intensité au mieux, méthodique, dirigée contre un peuple désarmé. La caution internationale que ces régimes reçoivent, font qu'au nom du concept "village global", tout le monde est responsable.

Le débat est urgentissime. Non pas parce que l'Occident panique devant le flux de réfugiés depuis le début de l'année 2015 particulièrement, mais parce qu'il s'agit de centaines de milliers de citoyens du monde dans une souffrance extrême, qui manqueront dans un avenir plus ou moins proche à l'appel de la reconstruction de leur pays en ruine, pour une bonne majorité.

Une véritable bombe atomique en gestation.




Migrants : la couleur de peau détermine la hiérarchie à bord des bateaux entre la Libye et l’Italie

migrants

Sur les bateaux d’embarcation au départ de la Libye et en destination de l’Italie, les passeurs établissent un classement en fonction du pays d’origine des migrants. Ceux qui viennent de l’Afrique subsaharienne sont  placés dans la cale d’embarcation – en juillet dernier, une centaine de migrants de l’Afrique subsaharienne ont été tués par des passeurs Italiens après avoir tenté de se sortir de la cale d’embarcation.
 

Hiérarchie à bord d’embarcations des migrants

Le trafic de migrants à travers la Méditerranée rapporte gros.

Les Erythréens constituent la population majeure (derrière les Syriens) qui arrivent en Europe après une traversée de la Méditerranée.  La plupart, qui vient de l’Ethiopie et du Soudan, paie entre 400 et 600 dollars pour un voyage dans un bateau en bois, au départ destiné à la pêche, et d’une longueur de 18 mètres environ . Pour la même embarcation, les Algériens et les Égyptiens déboursent le double et bénéficient de certains avantages. En effet, les passeurs établissent une hiérarchie de la première à la deuxième classe en fonction de la couleur de peau. Ceux à la peau Noire, à leurs yeux moins importants que les autres, sont placés en seconde classe –la cale d’embarcation- où il n’y a pas de fenêtre et où ils n’ont pas droit au gilet de sauvetage. En d’autres termes, si naufrage il y’a, ces migrants seront les premiers à en subir les conséquences…
Viols, tortures, noyades, déshydratation, absence de nourriture,  asphyxie dû aux vapeurs toxiques sont quelques unes des formes de racisme que subissent les passagers de l’Afrique subsaharienne au cours de la traversée de la Lybie à l’Italie.

Selon une estimation de l’OIM, près de 30 000 migrants pourraient mourir d’ici la fin de l’année.

un-navire-libyen-transportant-des-migrants-africains-qui_1125380

Un navire Libyen transportant des migrants.

Le calvaire des migrants à la peau Noire

De nombreuses ONG ont recueilli des témoignages de passagers qui racontent le racisme à bord des bateaux.  Ibrahim, un jeune Somalien de 17 ans, raconte comment sur le bateau où il avait embarqué avec 150 personnes, «les Somaliens étaient rassemblés dans la cale de l’embarcation, alors que les passagers d’autres pays pouvaient aller sur le niveau supérieur».

Une porte-parole de Save the Children indique «Ce que nous entendons de la bouche de nombreux migrants qui arrivent en Italie, est que les migrants originaires de pays africains sont traités de manière bien pire que ceux qui viennent d’Asie ou du Moyen-Orient. Ils sont souvent forcés de rester dans la cale du navire, là où les risques sont les plus grands si le bateau chavire ou coule. Ils sont aussi exposés aux vapeurs de pétrole.»

migrants-africains

Cinq hommes de nationalité Italienne ont été arrêtés au large des côtes européennes après une embarcation au départ de la Libye après le scandale de juillet dernier.

De nombreux Erythréens sont toujours sous le pont près d’Austerlitz en attendant que l’Etat français daigne trouver des solutions de logement.

un-homme-profite-du-soleil-sur-son-bateau-alors-que-des-migrants-essentiellement-erythreens-et-ethiopiens-sont-bloques-a-la-frontiere-franco-italienne-entre-vintimille-et-menton-le-14-juin-2015_5358607
  
©Source: nofi.fr