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jeudi 17 octobre 2019

France : La récupération malsaine des victimes des attentats pour attiser la haine des musulmans.



Les auteurs justifieront bien évidemment cette instrumentalisation cynique et nauséabonde de la haine des étrangers et particulièrement des musulmans en s’abritant comme toujours derrière nos beaux principes républicains, dont celui de la laïcité …

Mais pour ceux d’entre-nous qui vivent dans ce onzième arrondissement de Paris doublement frappé par les attentats, ceux de CHarlie Hebdo (Boulevard Richard Lenoir) et celui du Bataclan (Boulevard Voltaire), il s’agit d’une horrible récupération. Précisément parce que nous cohabitons en parfaite harmonie, malgré ces attentats, avec toutes les confessions, parfois dans des rues où se côtoient une synagogue et une mosquée, puis des écoles tenues par les deux confessions. Et tout cela se passe dans un environnement apaisé et un vivre ensemble qui n'a absolument rien à voir avec les peurs et l'exploitation malsaine que certains font des attentats qui ont endeuillé sans distinction les Français et les étrangers, indépendamment de leurs origines ethniques ou religieuses.

Dans cet arrondissement de Paris ceux qui ont directement vécu ces drames se sont quelques jours après remis à vivre ensemble dans les bistrots, restos et même écoles de la République...après avoir pleuré ensemble les victimes...

Il est totalement inadmissible que quelque cyniques s'emparent de ce traumatisme collectif pour distiller la haine et la peur ethnique, sous couvert d'une islamophobie non assumée. Parce que les habitant de ces quartiers expérimentent au quotidien un multiculturalisme et une mixité sociale apaisés, sans pour autant nier les risques induits par le fondamentalisme islamique, et essayent à leur échelle de le combattre dans une vigilance citoyenne de tous les instants, sans jamais sombrer dans la stigmatisation.

C’est tout l’équilibre républicain à trouver...

Personne ici ne prêche un quelconque laxisme à l'égard d’extrémistes fondamentalistes, qu’il faut à leur égard appliquer la tolérance zéro. Pour autant nous devons nous insurger contre cette exploitation politicienne des peurs légitimes que peuvent avoir des parents, des personnes âgées, et même le commun des Français face à des modes vestimentaires inhabituels et des pratiques religieuses qui témoignent d'un fanatisme en inadéquation avec les valeurs de la république. Il faut être vigilants sans sombrer sans la paranoïa qui gagne certains médias, sous l’influence d’idéologues fascistes et des théoriciens du grand remplacement.

En réalité la plupart des français de culture musulmane sont comme de nombreux autres, majoritairement non pratiquants. Étrangement ils se retrouvent – souvent plus que les autres -pointer du doigts par une élite politique réactionnaire, qui essaye de maintenir la société française sous un climat de tension permanente entre « les communautés ». C’était déjà le cas à la fin des années 80 pendant les attentats qui ont endeuillé Paris et la France, perpétrés alors par des partisans du régime iranien. Cela n’a pas changé depuis, la même classe politique demeure aussi déterminée à répandre la haine des musulmans dans l’opinion publique.

Pourvu qu’elle n’y parvienne pas complètement!

Joël Didier Engo, Association NOUS PAS BOUGER


dimanche 15 novembre 2015

Attentats terroristes de Paris: traquer les fondamentalistes jusqu'aux mosquées

  

Sans céder à une quelconque islamophobie, pourquoi s'arrêter uniquement à l'expulsion des imams radicalisés? Il faudrait peut-être aussi envisager la fermeture des mosquées qui attirent - notamment les vendredis et samedi - des groupes de fidèles fondamentalistes et radicalisés, venant parfois de partout sauf du voisinage immédiat. 

En effet si ces fondamentalistes fréquentent aussi assidûment une mosquée identifiée, notamment celle de la rue Jean-Pierre Timbaud dans le onzième à Paris, ce ne serait pas uniquement en raison de l'insuffisance réelle des lieux de culte musulman dans la région île de France, mais peut-être aussi parce qu'elle peut constituer sans que l'imam ne l'exprime, un point de ralliement pour djihadistes convaincus.

Il faudrait désormais pousser la réflexion sur le fondamentalisme musulman plus loin que les apparences républicaines et citoyennes convenues des imams...en s'efforçant en même temps de ne pas sombrer dans une stigmatisation des musulmans.
Là réside toute la difficulté.

Joël Didier Engo



Bernard Cazeneuve veut dissoudre les mosquées radicales

Par LIBERATION —


La mesure sera étudiée prochainement en conseil des ministres a annoncé le ministre de l'Intérieur.

Une disposition pour la dissolution des mosquées radicales sera étudiée prochainement en conseil des ministres, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, deux jours après les attentats de Paris et l’instauration de l’état d’urgence.

«L’état d’urgence, c’est la volonté, à travers la prorogation et la révision de la loi de 1955, de pouvoir de façon ferme et déterminée procéder à l’expulsion de ceux qui doivent être expulsés parce qu’ils prêchent la haine en France, qu’ils ont été engagés ou qu’on soupçonne l’engagement dans des actions à caractère terroriste, a déclaré le ministre sur France 2. «Ça veut dire aussi, j’ai engagé des démarches en ce sens et il y aura une délibération en conseil des ministres, la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine. Tout cela doit être mis en oeuvre dans la plus grande fermeté», a-t-il poursuivi.

Bernard Cazeneuve a également rappelé «l’augmentation très significative des moyens» des services de renseignement avant même les attentats de vendredi, avec notamment «1 500 emplois créés», «près de 233 millions d’euros investis» et «des nouvelles dispositions législatives».

«Est-ce que dans le contexte de guerre que nous vivons, il faut aller au-delà ? La réponse a été donnée par le Président et le Premier ministre: oui, il le faut. L’état d’urgence donne des moyens: assignations à résidence, perquisitions... Ces moyens seront entièrement et pleinement utilisés», a-t-il ajouté. «Quelles que soient les précautions que nous prenons face à des barbares qui ont déclaré la guerre, le risque zéro n’existe pas», a-t-il rappelé, en assurant que «cette guerre sera gagnée par la République française, par la démocratie, en raison des valeurs que nous portons et de la fermeté que nous portons à notre action», a-t-il assuré.

Il a exhorté les Français «à continuer à vivre», «parce que ce que les terroristes veulent nous imposer par l’effroi, c’est le refus de vivre comme nous l’avons fait jusqu’à présent avec notre modèle de civilisation, notre amour de la liberté, de la culture, du vivre ensemble».

LIBERATION 

Fiche S, déchéance de nationalité, expulsions : 11 propositions « sécuritaires » passées au crible

Les Décodeurs, Le Monde| 18.11.2015 
 
 Par
Depuis les attentats du 13 novembre, les responsables politiques multiplient les propositions de mesures sécuritaires censées mieux prévenir une nouvelle attaque terroriste en France. Sans toujours vérifier, si elles sont réllement applicables. Passage en revue de onze d’entre elles.

1. Criminaliser la consultation de sites djihadistes

Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains (LR), souhaite que « toute personne convaincue de consulter des sites djihadistes » soit « considérée comme djihadiste ». « Consulter ces sites doit être reconnu comme un délit », passible, comme la consultation de sites pédophiles, de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, préconise-t-il.
Est-ce possible ?

2. Enfermer ou assigner à résidence tous les djihadistes présumés fichés "S"

Comme après les attentats de janvier, la droite et l'extrême droite réclament des mesures spécifiques à l'encontre de toutes les personnes faisant l'objet d'une « fiche S ». Nicolas Sarkozy veut les assigner à résidence avec un bracelet électronique « le temps que les forces de sécurité aient pu évaluer la dangerosité de ces personnes », tandis que le député Georges Fenech veut perquisitionner les lieux qu'ils fréquentent et que son homologue Laurent Wauquiez entend les enfermer dans des « centres d'internement antiterroristes spécifiquement dédiés ».
Est-ce possible ?

3. Fermer les mosquées radicales

Après les attentats de janvier 2015, le gouvernement s'est progressivement rallié à cette idée défendue jusqu'alors par le Front national. En juin 2015, après l'attentat en Isère, Manuel Valls s'est dit prêt à « fermer des mosquées » et à « dissoudre des associations » quand elles se montrent suspectes de sympathies ou de complicités avec l'islamisme radical. Un appel répété par le premier ministre au lendemain des attentats du 13 novembre.
Est-ce possible ?

4. Expulser des imams

Marine Le Pen a repris son antienne après les attentats : « La France doit [...] expulser les étrangers qui prêchent la haine sur notre sol. » Bernard Cazeneuve a quant à lui prôné une révision de la loi de 1955 sur l'état d'urgence pour « pouvoir de façon ferme et déterminée procéder à l'expulsion de ceux qui doivent être expulsés parce qu'ils prêchent la haine en France, qu'ils ont été engagés ou qu'on soupçonne l'engagement dans des actions à caractère terroriste ».
Est-ce possible ?

5. Modifier la loi sur l'état d'urgence

Le dispositif d'état d'urgence, activé dès samedi par François Hollande, date de 1955 et de la guerre d'Algérie. Le président et son ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve souhaitent le modifier pour « faciliter perquisitions, placements à résidence et saisies ».
Est-ce possible ?

6. Déchoir les djihadistes de leur nationalité

Les propositions sur la déchéance de nationalité étaient jusqu'il y a peu l'apanage de la droite et de l'extrême droite, depuis que Nicolas Sarkozy avait mis ce sujet au cœur de sa politique sécuritaire avec le discours de Grenoble, en 2010. Un certain Manuel Valls dénonçait alors un « débat nauséabond porté par l'ancien président. »

Depuis qu'elle est au pouvoir, la gauche a bien évolué sur le sujet. Dès 2014, Valls Manuel expliquait qu'il « n'y a pas de tabou »  à « déchoir de la nationalité ceux qui s'attaquent aux intérêts fondamentaux de notre pays », en ciblant les Français partis faire le djihad en Syrie.

Manuel Valls est même allé un cran plus loin en estimant que « nous devons déchoir de leur nationalité ceux qui bafouent l'âme française ». Le député filloniste Serge Grouard, a réclamé pour sa part une déchéance de nationalité pour « tous ceux qui sont partis en Syrie », ou qui sont « convaincus de proximité avec les organisations terroristes ».

Cela rejoint aussi les propositions de Marine Le Pen pour qui les « binationaux participant de ces mouvances islamistes doivent être déchus de leur nationalité et interdits de territoire. »
Est-ce possible ?

7. Interdire aux djihadistes de revenir en France

Le président souhaite aussi que la loi puisse interdire à un binational de revenir sur le sol français s'il présente un risque pour la sécurité nationale, sauf s'il se soumet à des contrôles stricts.
Or, l'interdiction de territoire français (ITF) ne concerne que les personnes condamnées pour des crimes ou délits graves et ne peut être appliquée préventivement. En revanche, un arrêté préfectoral ou ministériel d'expulsion peut déjà être prononcé à l'encontre des individus soupçonnés de représenter une menace pour la sécurité et les intérêts de la nation. La France expulse ainsi déjà les individus jugés dangereux.
Est-ce possible ?

8. Rétablir l'indignité nationale

Lundi 16 novembre, le député filloniste Serge Grouard a repris une proposition lancée par l'UMP après les attentats de janvier : rétablir pour les terroristes « l'indignité nationale » avec la possibilité de privation de biens.
Est-ce possible ?

9. Appeler les citoyens à la rescousse des militaires

Comment faire face à la menace terroriste permanente avec des effectifs militaires constants ? Les patrons de l'UDI et du MoDem, Jean-Christophe Lagarde et François Bayrou, et le radical Jean-Michel Baylet, ont tous trois proposé dimanche à François Hollande de créer « une garde nationale qui permette aux citoyens de venir relayer les forces de l'ordre, équipée, entraînée, formée, encadrée ». Le député LR Jacques Myard avait déjà défendu cette mesure en janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher.
Est-ce possible ?

10. Créer une commission d'enquête sur les attentats

Mardi 17 novembre, Nicolas Sarkozy a exhorté les députés LR à demander une commission d'enquête sur les attentats.
Est-ce possible ?

11. Arrêter l'entrée des migrants

Pour Marine Le Pen, les attentats du 13 novembre ont fourni la preuve du danger des flux de réfugiés qui arrivent en Europe. « Par précaution », elle demande donc « l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants en France et l'arrêt immédiat de leur dispersion dans les communes de France, villes comme villages ». Quant au sénateur frontiste Stéphane Ravier, il a tweeté : « Le Président de la République annonce la fermeture des frontières. C'est hélas toujours trop tard que l'on nous écoute. »

Ont-ils changé d'avis ?

 

mercredi 7 janvier 2015

Je suis CHARLIE, Au Nom de la Liberté Intégrale de la Presse




L'indicible horreur s'est produite ce jour (mercredi 07 janvier 2015) dans notre arrondissement tolérant du onzième arrondissement de Paris...ciblant le journal satirique Charlie Hebdo, emportant douze (12) vies humaines au nom de l'idée que nous avons de la Liberté en démocratie: la liberté intégrale de la Presse.

Que dire? Rien, absolument rien ne peut justifier d'ôter la vie à des Hommes, au motif qu'ils auraient exprimé des opinions offensantes aux vôtres.

Faisons face à cette épreuve dans la solidarité, l'humanité, et le rejet unanime sans la moindre concession de tout extrémisme, d'où qu'il vienne.

Ces assassins et leurs complices n'ont aucune place dans notre Communauté Humaine.

Qu'ils en soient éradiqués!


Comme un cruel aveu d'échec du modèle républicain d'intégration à la française?

En effet les premières informations qui filtrent sur l'identité des suspects de la tuerie de ce matin sonnent comme un cruel aveu d'échec du modèle républicain d'intégration à la française, devenu sans le vouloir une véritable fabrique à recrues pour les djihadistes, intégristes, et obscurantistes de tous bords.

Le plus consternant est que les progressistes tombés à Charlie Hebdo aujourd'hui étaient précisément les quelques rares à tirer la sonnette d'alarme sur un ascenseur social désespérément à l'arrêt en France, duquel peuvent s'échapper de jeunes français fragiles ou fragilisés, délinquants... pour devenir des ennemis extérieurs de la mère patrie à l'étranger  ou des monstres froids de l'intérieur.


Thuram et ceux qui "ne sont pas Charlie"

La fondation de Lilian Thuram lutte contre le racisme. 

Le travail des militants anti-racistes comme Thuram est d'autant plus difficile qu'ils ne peuvent éluder l’environnement délétère dans lequel ont évolué nombre de jeunes et moins jeunes français (souvent d'origine étrangère) qui refusent obstinément "d'être Charly": une société profondément inégalitaire et traversée par un racisme pathologique, dans laquelle il était jusqu'aux attentats terroristes de bon ton de s'afficher médiatiquement anti-étrangers, anti-immigrés, anti-arabes et/ou anti-musulmans...dans une confusion et un mélange des concepts sciemment entretenus par certaines chapelles politiques. 

Dur dur de ré-construire un semblant de cohésion nationale dans un tel contexte.
Pourtant il faudra y parvenir!


 Joël Didier Engo

La république prévaudra...sur les théoriciens du complot.