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dimanche 4 juillet 2021

Les emprisonnement fermes à l'appel écopés par Dieudonné Mballa Mballa

Ça y est, ils y sont parvenus...pourrait-on aisément en déduire. Tant nous avons vu prospérer un acharnement politico-mediatico-judiciaire sans précédent depuis son premier sketch raté considéré comme antisémite sur TF1. Ce fut véritablement le début d'une descente aux enfers, ponctuée d'une escalade antisémite puis d'infinis procès à l'appel, qui ont fini par l’empêcher pratiquement d'exercer son métier d'humoriste en France, car privé de salles de spectacles puis de diffuseurs dans les réseaux sociaux. Vivement que tous les négrophobes, arabophobes, islamophobes et xénophobes notoires qui polluent encore l'espace public français, dont les médias généralistes, puissent connaître un sort similaire!!! Nous donnerons alors plus de crédibilité au combat que certains d'entre-nous menons sans distinction d'origine ethnique ou de religion contre toutes les formes d'intolérance et de racisme en république; évitant notamment à nombre de ses victimes d'origine africaine et maghrébine de céder à la tentation du repli communautaire, ou pire encore à l'antisémitisme imbécile des cages d'escaliers. Parce que celui-ci prospère d'abord - ayons l'honnêteté de le souligner - sur le déni officiel, mais aussi un profond sentiment d'injustice, puis cette perception d'un deux poids deux mesures devenu particulièrement insupportable dans une république voulue égalitaire et fraternelle. Nous ne cesserons pas même sous la pression insidieuse de relever ces graves contradictions.
Association NOUS PAS BOUGER http://www.nouspasbouger.org

mardi 11 février 2020

Gare au panafricanisme identitaire des agitateurs du bocal communautaire



Je m'en dors ce soir (lundi 10 février 2020) avec le sentiment que comme le reste du monde, certaines diasporas africaines sont aussi profondément traversées par un repli identitaire et réactionnaire, avec des accents racistes, xénophobes et antisémites souvent tolérés au nom de la persistance d'un néo-colonialisme, d'un impérialisme puis de ces différentes discriminations subies au premier chef par les ressortissants noirs africains (du fait de leur couleur de peau), tant en Afrique noire qu'ailleurs sur la planète.

Mais en réalité ce panafricanisme identitaire est surtout devenu le rempart et l'exutoire de tous les agitateurs du bocal communautaire en occident, particulièrement en France, qui y trouvent là une tribune de choix à moindre frais (notamment lors des manifestations et rassemblements publics) pour se forger une popularité, s'ériger en vedettes des direct-lives sur facebook, puis s'autoproclamer chefs de brigades dites combattantes ou révolutionnaires, prêtes à casser ou chasser du blanc d'Afrique et même de France, à déverser de la haine à tout bout de champ, puis à répandre impunément la violence dans les forums de discussion.

C'est leur manière à eux d'exister et de se faire de nouveaux adeptes.

Faut leur dire et redire que tout cela n'est pas du panafricanisme, tel que conceptualisé et théorisé par ses pères fondateurs, ou même réactualisé par des penseurs contemporains comme Achille Mbembe ou Kako Nubukpo.

Faîtes attention à ces imposteurs d'un nouveau genre de la cause africaine. Surtout pour vos enfants!

En effet, une forme productive de panafricanisme est une pratique collective de libération politique et sociale imprégnée d’humanisme et d’un universalisme qui n’a pas peur des différences et affiche des formes de sagesse accommodante à travers une économie symbolique unique des relations et des transactions humaines. 

Dans ce contexte, le fait de ne pas suivre ce précepte indique en fait un échec imaginatif pour évaluer correctement l’environnement socio-politique complexe de la diaspora et de la patrie. Un échec imaginatif qui mène directement au jingoïsme qui trahit un manque de compréhension de soi et d’auto-négociation qui se retrouve coincée dans l’impasse suicidaire d’une fausse authenticité dite pureté (négro) africaine.

Joël Didier Engo

Petite publication d'importance à l'attention des panafricanistes identitaires qui viennent insulter et menacer sur mes supports de communication.

Je ne tolère aucune attaque personnelle, aucune injure, encore moins la moindre menace réelle ou implicite sur mes supports de communication.

Quiconque se livre à ce type de dérapages, y compris au nom d'une authenticité ou pureté dite africaine, voire la relaie dans mes publications sera immédiatement bloqué et sa réaction aussitôt supprimée.

Il va sans dire que je me réserve à travers des captures d'écrans le droit de poursuivre les auteurs, si ces insultes et menaces en viennent à se multiplier au point de devenir une réelle menace pour mon intégrité personnelle.

En France nous pouvons ENCORE nous parler, échanger, nous contredire et même ne pas partager la même vision du panafricanisme: sans éprouver le besoin d'insulter, de calomnier, encore moins de couvrir l'autre de toutes les formes de menaces.

Je vous remercie

Joël Didier Engo

mercredi 20 février 2019

France: gare à dépeindre tout un peuple, notamment l'ensemble de ses couches populaires, en antisémites et racistes. C'est inexact.

 
 L'antisémitisme, le racisme, la xénophobie, et même l'homophobie sont des fléaux persistants dans les différentes classes sociales françaises. 

Ils doivent être dénoncés puis combattus avec la même fermeté sans la moindre indulgence, en veillant de ne pas donner ou laisser l'impression (vraie ou fausse) d'une instrumentalisation politique sur fond de mémoire sélective et d'acharnement opportun contre un mouvement de revendication sociale que certains veulent acculer à la "faute" impardonnable en le dépeignant comme entièrement antisémite et raciste.

C'est faux et archi-faux

Les Français dans leur ensemble ne sont pas plus antisémites, racistes, xénophobes, ou homophobes que d'autres peuples du monde....

L'indignation et la condamnation de ces fléaux doivent simplement être d'égale intensité et fermeté, quels que soient les victimes, les auteurs, les milieux, et même les communautés d'intérêts.

JDE








Antisémitisme, racisme, propos haineux... la législation en vigueur en France

media 
Le 19 février 2019, environ 80 tombes du cimetière juif de la ville alsacienne de Quatzenheim, au nord-ouest de Strasbourg (Est), sont découvertes profanées.REUTERS/Vincent Kessler
 
Des mesures concrètes pour lutter contre l'antisémitisme. C'est ce que vont demander ce mercredi soir des représentants de la communauté juive à Emmanuel Macron, lors du dîner du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives, où le président sera présent. Mardi soir, des milliers de personnes se sont rassemblés à Paris et dans toute la France pour dénoncer les actes antisémites. Ils sont en recrudescence ces derniers jours, cimetière juif profané dans l'est de la France, tags sur un portrait de Simone Veil… Retour sur la législation en France concernant les actes antisémites.
La loi est très claire et elle est très stricte. Et même si l'antisémitisme se distingue du racisme, la loi ne fait pas la différence entre ces deux termes juridiquement donc, il s'agit d'une seule et même infraction.
Quand une personne tient un propos ou commet un acte à caractère raciste, le Code pénal précise que ces faits sont passibles d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Cette peine a d'ailleurs été durcie il y a deux ans.

Tous ces faits se sont déroulés dans la rue, donc en public, mais les sanctions prescrites par le Code pénal s'appliquent aussi lorsque des injures sont tenues sur internet et on en voit de plus en plus qui pullulent avec les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Il faut le rappeler, tous les propos tenus sur internet sont publics. Donc si certains tweetent ou publient sur Facebook des messages à caractère raciste ou antisémite, ils tombent aussi sous le coup de la loi. La loi qui impose d'ailleurs aux sites internet la mise en place de systèmes de contrôles pour lutter contre ces infractions.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi qu'il souhaitait légiférer, si possible avant l'été, pour endiguer le « foisonnement des paroles haineuses, antisémites ou racistes, sur les réseaux sociaux ».

Le député Les Républicains, Eric Ciotti, a de son côté déposé ce mercredi une proposition de loi pour mieux lutter contre l'explosion des actes antisémites.

(Ré) écouter : Quelles mesures contre l'antisémitisme ? (Reportage France)

vendredi 15 janvier 2016

Contre la haine, résister à l’antisémitisme

 

Par
Le Monde |
Editorial du « Monde » Nous en sommes donc là. Dans la France de ce début de XXIe siècle, des hommes envisagent de ne plus porter un de leurs signes religieux, une kippa, parce qu’il les désigne comme cible. A Marseille et dans d’autres villes, la peur conduit des familles à appréhender leur vie quotidienne comme une survie en milieu hostile, comme une série de précautions pour temps de guerre : guetter, se cacher, dissimuler ce que l’on est. Nous en sommes donc là : être juif, dans notre pays, est redevenu un risque, qui va en s’aggravant.

C’est ce fait, glaçant, que met une nouvelle fois en lumière l’agression d’un enseignant juif, lundi 11 janvier, à Marseille, par un lycéen kurde se réclamant « de Daech ». C’est la haine implacable de cet adolescent, qui n’a exprimé devant les policiers que le regret de n’être pas parvenu à tuer sa victime, qu’il faut considérer. Sans se laisser distraire par la querelle des signes religieux, qui détourne si fréquemment, en France, des dangers majeurs de notre époque.


Le port d’une kippa, dans les rues de France, est une liberté que garantit notre République. De la même manière que le port du voile islamique ne doit évidemment exposer aucune musulmane à une attaque, verbale ou physique – comme cela arrive, malheureusement, de plus en plus souvent. Demander le retrait de ces signes religieux ne peut constituer une solution, quand ces signes respectent la loi interdisant la dissimulation du visage. Retirer sa kippa, comme vient de le recommander le président du consistoire israélite de Marseille, ne peut être envisagé que comme une précaution face à un danger imminent, nullement comme un remède durable au mal qui croît.

Quand le mal ne tue pas, il prend la forme d’agressions récurrentes, physiques ou verbales
 
Ce mal, il frappe en France, plus que partout ailleurs en Europe. A Toulouse, en 2012, il portait les traits de Mohamed Merah et a tué trois élèves et un professeur – parce que juifs. A l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, il y a tout juste un an, il a assassiné, par la main d’Amedy Coulibaly, quatre personnes – parce que juives. Quand il ne tue pas, il prend la forme d’agressions récurrentes, physiques ou verbales. Et quand il ne sévit pas sur notre territoire, il est incarné par un Français : Mehdi Nemmouche, auteur en 2014 de la tuerie du Musée juif de Bruxelles.

Ce mal, il faut le considérer pour ce qu’il est : le produit des noces mortelles entre djihadisme et antisémitisme. Le terrorisme fondamentaliste, dont l’organisation Etat islamique est le dernier avatar, reprend tous les stéréotypes du vieil antisémitisme européen, accommodé à la sauce de l’heure, mélange de théories du complot importées du Moyen-Orient et transportées par Internet. Dans ce fatras idéologique confus, mêlant djihadisme, défense de la cause palestinienne, détestation d’Israël et archétypes racistes, c’est bel et bien la vieille théorie du « complot juif » qui est remise au goût du jour, ce sont les mêmes stéréotypes judéophobes qui finissent par tuer.

Libération d’une parole haineuse

Ce mal, il est aussi l’expression la plus radicale d’un antisémitisme banalisé, normalisé, qui s’exprime prioritairement dans une frange de la population musulmane, mais aussi ailleurs, notamment chez les inspirateurs de l’extrême droite. Il est la manifestation violente de cette libération d’une parole haineuse, d’une montée de la propagande raciste – dont les musulmans sont les autres victimes. Cette banalisation est l’une des sinistres marques de notre époque, irréductible à telle ou telle explication géopolitique.

Comment résister à cette propagation du mal ? L’Etat joue son rôle, en déployant des moyens importants de protection des Français juifs. Mais, au-delà de cette réponse défensive, la riposte la plus efficace est aussi la plus symbolique. Elle concerne l’ensemble de la société, qui doit manifester une solidarité, sans faille et sans réserve, avec nos compatriotes juifs. Qui doit réaffirmer, face aux tentations de départ, que leur place est en France. Il n’y a pas de meilleure manière de s’opposer aux rêves djihadistes de division des communautés et de guerre civile.
 Jérôme Fenoglio (Directeur du "Monde")
Directeur du "Monde"

samedi 11 avril 2015

France: lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, le rapport 2014 de la CNCDH

 Rapport annuel sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie

Une France trop tolérante avec le racisme

Par Sylvain MOUILLARD et Marie PIQUEMAL, Libération.fr 9 avril 2015


DÉCRYPTAGE:

L’enquête annuelle évaluant la xénophobie révèle un pays tiraillé par ses crispations identitaires, où 7 personnes sur 10 estiment qu’il y a trop d’immigrés.

C’est un portrait plutôt déprimant de la France de 2014. Depuis vingt-cinq ans, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) dresse un état des lieux annuel sur le rapport des Français au racisme, à la xénophobie et à l’antisémitisme. Son rapport fait référence. Réalisée à partir d’entretiens en face à face et au domicile des sondés, l’étude permet de comparer, année après année, l’évolution d’indicateurs clés, tels que la relation aux immigrés, aux religions, ou encore à certaines minorités.


En 2009, les Français n’avaient jamais été aussi tolérants. Cinq ans plus tard, le portrait s’assombrit : 70% des Français estiment que le pays compte trop d’immigrés. 45% ont une opinion négative de l’islam et certains vieux préjugés antisémites atteignent des niveaux élevés. D’autres indicateurs vont dans le même sens. «Les actes antimusulmans recensés pendant le seul mois de janvier 2015 ont été aussi nombreux que pendant toute l’année 2014», note par exemple Christine Lazerges, la présidente de la commission.

Le sondage «flash» réalisé en mars pour mesurer les effets des attentats de janvier sur l’opinion, montre une demande de fermeté accrue. «Le projet de loi renseignement fait aujourd’hui consensus, illustre Lazerges. Les atteintes à leur vie privée ne font ni chaud ni froid aux Français.» 41% des personnes interrogées le mois dernier se disaient favorables au rétablissement de la peine de mort (+2,8 points en quatre mois). 44% ont le sentiment que les tribunaux ne sont pas assez sévères (+ 9). Plus rassurant en revanche, le sondage post-attentats montre que les attaques des frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly et les manifestations de solidarité dans la foulée ont renforcé «l’acceptation et le respect des minorités». La CNCDH explique que l’opinion «n’a pas cédé à la tentation de l’amalgame avec les auteurs de ces actes».

Ainsi, la tolérance à l’égard des musulmans et des Maghrébins a progressé de 1,6 point entre novembre 2014 et mars 2015, et de 3,7 points pour les juifs. Mais il est trop tôt pour parler d’effet durable. Les données que Libération présente dans une perspective de plus long terme dévoilent plutôt une société française tiraillée entre crispations identitaires et ouverture relative.

Tolérance, léger mieux après une longue chute

L'indice de tolérance
C’est l’une des données les plus intéressantes du rapport : l’indice de tolérance, agrégat de différents indicateurs, permet de mesurer l’évolution de l’opinion à l’égard de la diversité sur le long terme. On apprend d’abord que les préjugés évoluent au fil du temps et que plusieurs facteurs conjoncturels entrent en jeu. Par exemple, la Coupe du monde de 1998 a eu un réel impact (voir courbe) : les Français sont devenus d’un coup beaucoup plus ouverts à la diversité. Est-ce qu’à l’inverse, après des événements tragiques, la courbe de l’intolérance repart à la hausse ? «Non, pas toujours, explique Vincent Tiberj, chercheur à Sciences Po. Ce ne sont pas les actes en eux-mêmes qui entraînent des crispations, mais plutôt la manière dont on en parle.» Les attentats de 1995 ou le 11 Septembre n’avaient pas entraîné de tension identitaire significative. En revanche, les émeutes de 2005, si. La société française a atteint son pic de tolérance en 2009, avant de dégringoler. Pourquoi ? La crise économique a joué (quand l’emploi manque, le rejet de l’étranger est plus fort), les discours publics aussi. «Il est clair que des Zemmour ou des Philippe Tesson, en tenant publiquement certains propos, libèrent la parole», assure Vincent Tiberj. Petite note positive : la courbe de tolérance repart à la hausse depuis un an, et les attentats de janvier ne semblent pas avoir changé la donne. La CNCDH se demande si l’indice n’a pas atteint un niveau plancher : plus de la moitié des Français résisterait aux messages xénophobes, quelles que soient les circonstances.

Islam, mieux accepté en théorie qu’en pratique

Ce que pensent les Français de l'islam
L’attitude des personnes interrogées à l’égard de l’islam est ambivalente. Près de la moitié voient les musulmans comme «un groupe à part dans la société», contre 6% pour les catholiques, 8% pour les protestants et 28% pour les juifs. Dans le même temps, 67%des Français estiment que leurs concitoyens musulmans doivent «pouvoir exercer leur religion dans de bonnes conditions». En théorie, la pratique de l’islam semble plutôt acceptée, mais l’exercice du culte, même dans la sphère privée, heurte. 46 % considèrent que la prière «peut poser problème à la vie en société». 40 % jugent potentiellement gênante l’interdiction religieuse de boire de l’alcool, ou de manger du porc. Ces chiffres ont explosé depuis 2003, puisque ces pratiques ne dérangeaient que 23 et 13 % des sondés. La statistique frise 93% pour le voile intégral. Les débats récurrents autour du voile depuis 2003 et les travaux de la commission Stasi n’ont rien arrangé. Le port d’un simple foulard est aujourd’hui déploré par 79% des sondés, au même niveau qu’il y a dix ans. Pour Vincent Tiberj, ces crispations sur les signes visibles d’une pratique de l’islam montrent que le «racisme biologique est aujourd’hui minoritaire». Il est devenu surtout culturel. «Il y a une logique de transformation des préjugés dans le temps. Aujourd’hui, il existe un racisme subtil, qui consiste à se cacher derrière de bons arguments pour masquer ses préjugés. Par exemple, s’opposer au voile intégral en disant qu’il s’agit d’un acte de soumission des femmes… La vraie raison est le rejet de l’islam en bloc.»

Immigration, des opinions hostiles et paradoxales

Ce que pensent les Français des immigrés
Plus de 7 Français sur 10 (72,1%) considèrent qu’il y a aujourd’hui «trop d’immigrés» dans le pays. Un chiffre qui a bondi de manière spectaculaire depuis qu’il a été mesuré pour la première fois par la CNCDH en 2009 (47,4%). L’indicateur marque toutefois un léger recul par rapport à 2013. Les trois quarts des sondés affirment que les immigrés rejoignent l’Hexagone pour bénéficier de la protection sociale. Dans la même veine, 59% estiment qu’on a plus de chances d’accéder aux aides quand on n’est pas Français. Et plus d’un tiers des citoyens juge qu’un «enfant d’immigrés né en France n’est pas vraiment Français». Ces préjugés ne sont pourtant pas exempts de contradictions. Ainsi, près de 70% des personnes interrogées considèrent que «les travailleurs immigrés doivent être considérés ici comme chez eux puisqu’ils contribuent à l’économie française». Ils sont 63% à penser qu’ils sont une source «d’enrichissement culturel». Ces deux indicateurs ont toutefois nettement chuté depuis 2008 : à l’époque ils étaient respectivement de 81% et 73%.

Près de 6 Français sur 10 ont aussi conscience qu’on a «plus de difficultés à accéder à un emploi lorsqu’on est d’origine étrangère ou immigrée». Rien n’est figé : l’opinion publique est sensible au débat politique. Le droit de vote des étrangers aux élections locales est un bon exemple. En 1984, 1 Français sur 5 y était favorable. En 2011, quelques mois avant la présidentielle, les deux tiers des personnes interrogées approuvaient cette promesse de campagne de François Hollande.

Roms, un rejet généralisé

Ce que pensent les Français des Roms
Personne n’aime les Roms, et les gens interrogés l’admettent très volontiers. «Ce regard négatif sur les Roms s’étend jusqu’à l’acceptation de propos racistes à leur égard, tenus en public», note la commission. Près d’un Français sur cinq estime ainsi que traiter une personne de «sale Rom» «ne doit pas être condamné du tout» par la justice (contre 9,4% si l’insulte vise un Français, 13% s’il s’agit d’un juif, 13,7% d’un Noir, 15% d’un Arabe). «Cela montre surtout que la minorité rom n’est pas suffisamment défendue, estime Vincent Tiberj. On voit bien que quand les associatifs, les politiques et les médias condamnent fermement des actes antisémites, par exemple, cela fait reculer les préjugés envers les juifs.» Ce n’est pas le cas pour les Roms, que la classe politique, du FN à Manuel Valls, ne cesse de stigmatiser. Les clichés ne manquent pas : 81% des personnes interrogées considèrent que les Roms «exploitent très souvent leurs enfants». 77% disent également «qu’ils vivent essentiellement de vols et de trafic» et «qu’ils ne veulent pas s’intégrer en France». Des opinions davantage présentes en région parisienne, où vivent un tiers des 15 000 à 20 000 Roms de France.

Judaïsme, la persistance des vieux préjugés

Ce que pensent les Français du judaïsme
L’année 2014, émaillée par l’affaire Dieudonné et les manifestations propalestiennes, a connu une hausse de 100% des actes à caractère antisémite, avec un total de 851 faits délictueux enregistrés par les services de police et de gendarmerie, contre 423 en 2013. Cette augmentation s’avère d’autant plus marquée s’agissant des infractions les plus graves (+130% pour les «actions» et +90% pour les «menaces»). Mais, prévient Vincent Tiberj, «ce n’est pas parce que les passages à l’acte augmentent qu’il faut en déduire que les crispations envers les juifs dans l’opinion publique sont en hausse. Les ponts entre les deux sont hasardeux.»

Sa consœur Nonna Mayer abonde : «Les actes antisémites sont en hausse, mais la réprobation de ces actes augmente aussi !» Les études le montrent : la minorité juive est l’une des mieux acceptées en France, devant les Noirs, les Asiatiques ou les Maghrébins. Le sentiment que les juifs sont «des Français comme les autres» est aujourd’hui partagé par 85% des personnes interrogées (contre seulement un tiers en 1946). Les opinions évoluent dans le bon sens, mais certains préjugés anciens restent à des niveaux inquiétants. Depuis deux ans, la CNCDH mesure la persistance de ces clichés. 63% des personnes interrogées pensent, par exemple, que les juifs ont «un rapport particulier à l’argent». 37% qu’ils ont «trop de pouvoir». «Ces stéréotypes ont considérablement baissé après l’attentat de janvier contre l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, comme si la compassion avait pris leur place», souligne Nonna Mayer.

Par ailleurs, depuis 2002, de plus en plus de Français estiment que l’on parle trop de la Shoah (17% à l’époque, 26% aujourd’hui).
 
 
Par Marie PIQUEMAL, Liberation.fr, 9 avril 2015

Il y a un truc sympa avec les chiffres, c’est qu’on peut leur faire dire plein de choses. Quand on passe au peigne fin les enquêtes d’opinion mesurant les préjugés au sein de notre société, comme le fait la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) dans son rapport publié ce jeudi, on en ressort avec le portrait-robot de l’intolérant qui s’assume. Avec, au détour, quelques surprises…

Il vit sous un gouvernement de gauche

Notre niveau de tolérance varie beaucoup en fonction de la couleur politique du gouvernement en place. Cela peut surprendre mais c’est statistiquement implacable  : «Quand la gauche est au pouvoir, l’intolérance a tendance à progresser. Et inversement, sous les gouvernements de droite, les citoyens se montrent plus tolérants», assure Vincent Tiberj, chercheur à Sciences-Po. C’est ce qu’on appelle «la démocratie thermostatique», un concept chipé aux Américains  : la politique menée entraîne une réponse inverse de la part des électeurs. Une sorte de réaction d’opposition, en somme.

Il n’est pas beaucoup allé à l’école

Les moins diplômés sont aussi ceux qui tiennent les discours les plus racistes et antisémites. Par exemple, 73% des personnes sans diplôme assurent qu’«Israël compte plus que la France pour les juifs français», contre 46% de ceux qui ont un niveau supérieur à bac + 2. «L’école contribue à développer un esprit critique, permettant de lutter contre les idées reçues, explique Vincent Tiberj. Les préjugés sont le fonctionnement normal de notre cerveau. Aller contre, les dépasser, n’est pas facile. L’école donne des armes.» Il y a une autre explication que fournit Nonna Mayer, chercheuse au CNRS et à Sciences-Po  : «Les personnes qui ont fait des études savent qu’il ne faut pas tenir des propos racistes, elles ont intériorisé les normes de la démocratie.»

Il n’est pas forcément vieux

Quelle que soit la question posée, à un instant T, les plus âgés expriment davantage de réactions de rejet que les plus jeunes. 75% des plus de 50 ans estiment par exemple qu’il y a trop d’immigrés en France, contre 65% des moins de 30 ans. Est-ce à dire que l’intolérance augmente avec l’âge  ? «Non, pas du tout», répond Vincent Tiberj. Il en rit presque  : «Ce n’est pas le fait de vieillir, et par exemple d’être plus sujet à la peur, qui rend intolérant. C’est parce que cette classe d’âge [les plus de 60 ans, ndlr] a été éduquée dans un monde où le racisme était plus prégnant dans la société.»

Il peut changer

Les préjugés ne sont pas figés dans le temps. Ils peuvent changer, s’aggraver ou, au contraire, diminuer. Selon Vincent Tiberj, chacun de nous a des prédispositions à la tolérance et à l’intolérance. Les unes –  ou les autres  – éclosent en fonction du contexte dans lequel on vit. «Il y a une marge de manœuvre. On peut faire bouger les choses, par les médias, l’éducation, l’exemplarité des élites politiques.» Et faire basculer notre raciste assumé en tolérant exemplaire. Nonna Mayer sourit  : «Rien n’est irréversible.»

 http://www.liberation.fr/societe/2015/04/09/raciste-qui-es-tu_1237914

lundi 14 juillet 2014

Non à l'importation du conflit israëlo-palestinien en France!


Des manifestants propalestiniens à Barbès, dans le nord de Paris ce samedi. 
 Simplement inadmissible ...cet extrémisme qui trouve toujours le moindre prétexte (ici une crise extérieure qu'il tient à importer en France) pour s'en prendre à celles et ceux qu'il juge indigne d'y vivre, en raison de leurs origines ethniques et/ou religieuses.

À combattre avec une exemplaire fermeté, parce que la défense de la cause palestinienne - dont le soutien aux populations de Gaza - ne saurait et ne doit jamais se confondre avec l'antisémitisme.

Pour autant aucune politique de sécurité nationale - y compris visant à éradiquer une menace terroriste islamiste- ne peut justifier l'occupation illimitée des territoires, encore moins le cantonnement d'une population de 02 millions de palestiniens sur 360 km2, et qui n'en sortent que sous un tri ségrégationniste ...qui rappelle à certains d'entre-nous ce que furent les "bantoustans" sous le régime d'apartheid en Afrique du Sud.

Qu'aucun leader du monde dit civilisé et libre - notamment le Président noir d'origine Kényane de la première puissance du monde - ne puisse exiger à son grand allié israélien l’arrêt immédiat des frappes aériennes de Tsahal sur la bande de Gaza...éclaire une fois de plus sur cette grande imposture communément présentée comme une communauté internationale.

De tout temps le véritable  adversaire de l'occupant devenu oppresseur a toujours été son arrogance, notamment dans l'illusion de supériorité infinie que procure sa puissance de feu... Tous les peuples qui ont pu s’émanciper de la colonisation peuvent en témoigner.

Celle-ci finira aussi par trouver son terme.


Joël Didier Engo

Sur le même sujet:

Sayed KASHUA Ecrivain arabe et citoyen israélien: "J’ai écouté alors les politiciens et les gens des médias et j’ai su que ceux-là faisaient la différence entre un sang et un autre, entre un être humain et un autre être humain." (http://www.liberation.fr/monde/2014/07/15/toutes-les-raisons-pour-lesquelles-je-quitte-israel_1064343)

Israël / Palestine : un risque d'importation du conflit en France ? C'est déjà le cas, par Pascal Boniface, Directeur de l'IRIS, Leplus Nouvel Obs

Vidéo: reconstitution des violences de la rue de la Roquette à Paris

Valls : « La France ne tolèrera jamais que l’on essaie d’importer le conflit israélo-palestinien », Mathieu Deslandes,  Rédacteur en chef adjoint Rue89

http://rue89.nouvelobs.com/2014/07/13/heurts-a-paris-apres-manif-pro-palestinienne-253694

Intox mensonge et presse écrite
lundi 14 juillet 2014 par Michèle Sibony


http://www.ujfp.org/spip.php?article3321&lang=fr

dimanche 12 janvier 2014

France: faire la guerre à un antisémitisme par un racisme inversé?


Dieudonné : "Je ne jouerai plus le spectacle 'Le Mur'"

Dieudonné: "Dans un État de droit, il faut se conformer à la loi"


Il faut maintenant espérer après cette déclaration de l'humoriste controversé français, que ses détracteurs patentés au sein du gouvernement notamment, se consacreront réellement à ce pourquoi ils ont été élus: sortir la France du marasme économique.

À moins de considérer que la noble lutte sans merci à mener contre l'antisémitisme en France doit nécessairement passer par une chasse à ce "diable noir", dont certains se plaisent à rappeler le patronyme camerounais "M' BALA M' BALA" ...comme pour d'une part décréter que ce monsieur ne saurait plus se revendiquer «humoriste ou amuseur public», puis d'autre part marquer l'aversion officielle qu'inspire son origine ethnique (africaine, et singulièrement bantoue du Cameroun).

Les concernés l'auront parfaitement compris...

C'est l'occasion de rappeler qu'en République la lutte légitime et sans concession à mener contre l'antisémitisme ne peut se faire par un racisme inversé; bien enrobé dans la défense de l'ordre public, et depuis Jeudi 09 Janvier 2014 dans la dignité des personnes; y compris à l'encontre d'un personnage présenté par certains comme le plus dangereux qu'est connue la France depuis sa libération de l'occupation nazie en 1945!

Dans une démocratie Tous les Racismes doivent être combattus avec la même détermination et neutralité des autorités de l'État.

Il est grand temps que l'apaisement des esprits revienne!

Joël Didier Engo


On n'est pas couché : Nicolas Bedos s'en prend violemment à Dieudonné
VIDÉOS. Quenelles-merguez: Nicolas Bedos s'adresse à Dieudonné dans une chronique sur France 2

 http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/12/nicolas-bedos-chronique-dieudonne_n_4584007.html?utm_hp_ref=fb&src=sp&comm_ref=false

Cela confine désormais à "faire la guerre à un antisémitisme par un racisme inversé"...

Et ça ne fera certainement pas rire ceux (noirs, arabes, musulmans et jeunes des banlieues...) qui sont stigmatisés en raison de leurs origines sociale
s et ethinques dans cette chronique voulue très "brillante" de Nicolas Bedos, au nom des mêmes principes avec lesquels Dieudonne MMMM'BALA MMMMMMM'BALA...a été empêché de se produire dans les salles de spectable et les studios de télévison de France.

  

Hélas!

En effet "faire croire à la France qui regarde la télé tard que la banlieue n'est truffée que d’antisémites incultes, qui n’ont que les complots sur les Juifs pour horizons", sur un plateau de la télévision publique française (France 2), protégé évidemment par deux agents de sécurité "nègres" (parce que les clichés racistes doivent évidemment demeurés intacts dans notre belle république égalitaire!)....Est-ce bien cela l'humour "autorisé" dans cette république liberticide, dont le ministre de l'intérieur voudrait maintenir un autre humoriste controversé sous "une surveillance permanente"????

Finalement l'on entérinera sans nécessairement le vouloir que ce sont peut-être la couleur de peau et le multirécidivisme biologique du second qui justifient sa mise sous surveillance, lui empêchant de faire le même humour de mauvais goût sur un autre crime contre l'humanité; là où le rejeton de la bien-pensance s'en délecte avec joie, sans jamais être inquiété pour le respect de la dignité de toutes celles et tous ceux à qui il porte atteinte.

On finit par en avoir la nausée!


Joël Didier Engo

Sur le même sujet: 

"Dieudonné, ange ou démon, la République y a perdu" par Guy Samuel NYOUMSI Président de Solidarité Africaine de France
gsnyoumsi@gmail.com


Affaire Dieudonné: le CRESPOL contre la démission de la pensée critique, par
Thierry AMOUGOU,
Fondateur et animateur du CRESPOL
 

http://cameroon-info.net/stories/0,56865,@,affaire-dieudonne-le-crespol-contre-la-demission-de-la-pensee-critique.html

"Alors que nous étions habitués au seul prénom Dieudonné dans les médias français depuis des années, grande a été notre surprise de remarquer le matraquage du nom d’origine camerounaise Mbala Mbala dans cette affaire comme si la France voulait renvoyer son citoyen à ses références camerounaises, mieux africaines."

vendredi 10 janvier 2014

"La République a gagné", mais quelle "République" Monsieur Le Ministre?


 

Celle essentiellement court-termiste; ou l’Autre qui fut enseignée notamment aux filles et fils des indigènes venus des anciennes colonies françaises, comme étant au-dessus des considérations personnelles, politiciennes, identitaires, voire communautaires?

Et au risque de subir aussi un bannissement politique, dans cette chasse aux sorcières qui ne dit pas son nom, et qui tendrait à tous nous assimiler à des soutiens de MBALA MBALA (pour lequel je n’éprouve la moindre sympathie et condamne les pitreries antisémites)…il serait plus juste de dire que nous avons assisté Jeudi 09 Janvier 2014 à la régression de l’État de Droit dans cette France voulue des Libertés et des Droit de l’Homme.

C’est en effet la première fois de triste mémoire qu’en un temps record (approximativement trois ou quatre heures), la plus haute juridiction administrative de ce pays a pu être saisie, puis rendre une décision, contraire à celle qui venait d’être soutenue au Tribunal administratif de Nantes. Cette république française (la nôtre aussi) était-elle donc si en danger, si menacée par un homme dépeint en «diable noir», pour souiller à jamais ses principes fondamentaux; ceux-là mêmes avec lesquels nous essayons péniblement d’extirper certains de nos compatriotes (sans réelle fermeté des autorités françaises) des geôles d’un tyran au Cameroun (pays d’origine, faut-il le rappeler, du père de Dieudonné MBALA MBALA)?

Qui peut sérieusement le croire?

L’on se serait parfois cru en 1945, au soir et au lendemain de la libération de la France de l’occupation Nazie. Pourtant l’antisémitisme, le racisme, ou les discriminations au faciès…nombre d’entre-nous les subissons et les combattons au quotidien; et ne pouvons imaginer un seul instant qu’un homme politique, membre du parti socialiste, devenu ministre de l’intérieur… qui a eu à se plaindre en d’autres temps et d’autre lieu de ne pas voir assez de «blancos» dans sa commune, ou perpétue la politique du chiffre en matière des expulsions des étrangers…puisse devenir notre «Guide Suprême».

Car des «Guides suprêmes» nous en connaissons quelques uns dans nos histoires respectives, suffisamment rompus à l’art de «l’escamotage», pour ne pas dire de «l’instrumentalisation» des ordres juridictionnels et des audiences expéditives, pour ne surtout pas se solidariser à la "Victoire" éphémère de Manuel Valls …Paul BIYA du Cameroun est de ceux-là, et s’est curieusement souvent targué d’être je cite: "le meilleur élève de la France". Concédons-le lui pour une fois, parce qu’il semble avoir particulièrement appris et retenu de ses «maîtres français», les rudiments de ce "rouleau compresseur administratif" aux apparences faussement judiciaires, qui permet à tout «Guide Suprême» de mettre la République à ses pieds.

C’est pourquoi cette République-là ne saurait être celle des combattants de la Liberté.

En démocratie le temps du Politique ne devrait pas être le même que celui du Juridique

Si Madame Daniele LOCHAK (Professeur émérite de Droit Public, Présidente d’Honneur du Gisti) a dû sortir de sa réserve habituelle…cela signifie effectivement que Manuel Valls est entrain de déboussoler de nombreux praticiens du droit (y compris ceux du syndicat de la magistrature, que personne ne peut raisonnablement suspecter la moindre complaisance ou connivence avec des thèses extrémistes)…

Se taire serait refuser délibérément d’éclairer le citoyen sur "le rôle politique du Juge administratif" en France, notamment celui du Conseil d’État, qui n’est hélas pas un magistrat de formation, mais un haut fonctionnaire généralement sorti de l’École Nationale d’Administration (ENA); donc pas suffisamment à l’abri des pressions dans des dossiers aussi sensibles comme celui-ci; où les responsables de l’Exécutif (et pas des moindres) ont "pris des risques" calculés et essentiellement court- termistes, sachant pertinemment que la Cour Européenne des Droits de L’homme pourrait logiquement ne pas suivre le Conseil d’État français.

Mais les délais de procédure et d’audience entre le Conseil d’État et la Cour Européenne des Droits de L’homme sont jugés suffisants par les responsables politiques socialistes (en pointe sur cette polémique), pour faire un matraquage médiatique à outrance sur la "victoire de leur république", et limiter les dégâts  dans les urnes (à voir!) aux échéances électorales intermédiaires.

C’est l’occasion de dire et redire qu’en démocratie, le temps du politique ne devrait pas être le même que celui du Juridique.


Joël Didier Engo

Sur le même sujet:

"Dieudonné, Valls et la liberté"

Par  Par Nicolas Gardères, avocat au barreau de Paris et docteur en droit public

http://www.liberation.fr/societe/2014/01/08/dieudonne-valls-et-la-liberte_971350

dimanche 5 janvier 2014

France: Dénoncer le racisme pour ne pas conforter les racistes!


Illustration d'un couple mixte (AltoPress / Maxppp)


Entre-ceux qui intiment l'ordre à "Jamel et Melissa" de "la fermer", et d'autres qui ne voient que la mise à l'index "du méchant blanc raciste", nous touchons du doigts la banalisation de ce racisme biologique dont les furieux partisans essaiment la toile et les réseaux sociaux en France....essayant désespérément d’interrompre le cours de l'histoire en muselant toutes les formes de contradictions, particulièrement sur les sujets de société.

Avant les "bougnoules" (comme ils disent!) devaient effectivement se taire parce qu'ils étaient des "indigènes"; mais intimider en 2014 à leurs enfants et petits-enfants d'en faire de même...ressemble au dernier baroud d'honneur de tous ces vieux et jeunes réactionnaires frustrés par le stupéfiant mélange des cultures.

Jamel Debbouze et Melissa Theuriau ( à leur corps défendant) en deviennent les symboles, et ont surtout eu tort de ne pas "l'ouvrir". 

Parce que leur silence donnait raison à tous ceux (nombreux y compris au sein des partis politiques dits de gouvernement) qui prétendaient jusqu'ici que le racisme contre les noirs, les arabes, et tous les autres....comme d’ailleurs l'antisémitisme... n'est qu'une grossière construction, voire une manipulation des associations antiracistes.

Alors plus ils vont "l'ouvrir", plus les racistes et autres antisémites anonymes, pourront être confondus et démasqués!

Joël Didier Engo

lundi 15 avril 2013

Tous des antisémites en puissance ou notoires, les noirs et arabes de France???......Tiens donc.


Ainsi donc être " noir ou arabe"en France ferait d'office de vous un musulman et un antisémite en puissance ou notoire.



Et peu importe finalement, si le Français noir ou arabe concerné serait lui-même juif de confession, ou si son cercle immédiat - son épouse, sa compagne, ses collègues, ses amis proches – serait constitué de Juifs de naissance. Le noir ou l'arabe de France devrait obligatoirement être ou un musulman, ou un antisémite en puissance ou notoire. La quintessence suprême étant, de préférence, les deux à la fois: musulman et antisémite.

Dans cette France au communautarisme exacerbé, chaque homme de couleur se voit ainsi ramener à une case ethno-religieuse (pour ne pas dire à une cage ethno-religieuse); celle à laquelle lui assignerait ou lui prédestinerait une certaine bien-pensance identitaire.

L'incident du «tri ethnique et religieux», auquel aurait eu recours la SNCF parmi ses salariés - à l'occasion de la visite du président israélien Shimon Peres à Paris le 8 mars 2013 (qui n'en demandait sûrement pas tant) - en dit long sur l'ampleur du phénomène d'exclusion identitaire qui touche les noirs et les arabes dans la société française. Cette exclusion alimentée par les préjugés les plus défavorables et dégradants, fluctue évidemment selon les circonstances. Il va des motifs les plus répugnants comme la résidence présumée dans les banlieues ou quartiers dits difficiles, aux présupposés les plus intolérants comme l'antisémitisme (qui est d'abord un délit en France, condamnable et punissable sous toutes ses formes).

Qu'en dire de plus? Si ce n'est demander encore une fois à qui profite le crime?...pas vraiment à la République.