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lundi 14 avril 2014

Bertrand Teyou, écrivain camerounais en exil en France: "Lettre aux autorités françaises pour un retour au Cameroun"

Bertrand Teyou:Camer.be

Bertrand  Teyou, écrivain camerounais en exil en France:  "compte tenu des contraintes insurmontables, je demande très humblement à la France de se pencher sur mon droit de retour au Cameroun, étant donné qu’elle en a créé les conditions par le non-respect de ses engagements d’accueil".

A M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur: 

Monsieur,

Je souhaite, par la présente, solliciter une issue définitive à ma situation. En effet, après avoir été emprisonné pour mes livres au Cameroun, pays où j’avais ma maison d’édition, un lieu où écrire et dormir, un toit décent pour ma petite famille, j’ai tout perdu et me suis retrouvé comme réfugié politique en France, havre humanitaire où, malheureusement, mon droit d’exercer se trouve gravement compromis.

 Je me retrouve dans un environnement professionnel où, malgré ma capacité avérée de générer des revenus avec mon travail d’écrivain et mon respect rigoureux des normes applicables, l’opportunité d’accès au marché français du livre m’est férocement interdite. Après avoir exploré toutes les pistes possibles en France pour me remettre en activité, je constate que la réalité ne me laisse aucune chance quel que soient le talent et l’investissement de soi. 

En refusant avec encore plus d’acharnement la diffusion sur son territoire des ouvrages qui ont permis l’obtention de mon statut de réfugié politique, la France fait comprendre que c’est bien elle qui a le plus intérêt que le carnage du Cameroun ne soit point dénoncé, elle prouve par-là que mon engagement littéraire est dans la nécessité d’une urgente révision de cible.

Alors, compte tenu des contraintes insurmontables, je demande très humblement à la France de se pencher sur mon droit de retour au Cameroun, étant donné qu’elle en a créé les conditions par le non-respect de ses engagements d’accueil. 

Je souhaite très rapidement me remettre au travail. Les graves violations de la convention de Genève de 1951 que je connais en France représentent le mépris le plus infâme que peut subir un être humain, une réalité cynique par laquelle la France réduit par ailleurs le destin de ses immigrés africains en esclavage pour les papiers et le bonheur mensonger qui va avec. En vivant de près le paradoxe de la France dite « pays d’accueil », la France de la fabrique des crimes, en plongeant dans la froide entreprise de la France humaniste qui familiarise ses immigrés africains avec l’inacceptable, on comprend que la guerre avec nos dictateurs supposés est une vaine bataille, on réalise, de la façon la plus complète, que le seul ennemi de l’Afrique est la France néo coloniale.


Plutôt que de vivre en esclave chez vous, je préférerais vivre en épave chez moi. 

Je vous prie, dans le cadre du traitement de mon droit au retour, de bien vouloir prendre en compte le fait que mon emprisonnement au Cameroun et l’assassinat de ma fille de 7 ans partent de la suspension arbitraire de la diffusion de mes livres par Messapresse, société du groupe français Pressatlis qui a déclaré devant le TGI de Paris avoir agi sur la base d’une loi qui n’a jamais été produite, ces deux acteurs du marché du livre qui exercent au Cameroun forts d’un mandat gouvernemental établi à partir de la coopération existant entre l’Éducation nationale camerounaise et l’État français. 

Vous voyez bien qu’en prenant du recul, on réalise que notre tragédie est planifiée par la France, et que tout réfugié politique voulant rester cohérent avec lui-même doit rapidement quitter le privilège esclavagiste agité par l’ancien colon et rentrer au bercail pour faire barrage au seul ennemi qui est l’imposture de l’Occident.


De ce pas, je vous remets ma carte de résidence et mon passeport pour la conclusion de mon rapide retour. 

Je quitte votre pays en espérant pour lui que ses dirigeants comprennent que leur imposture n’a aucun avenir, j’invite vivement  ces derniers à réaliser qu’ils font mal non seulement aux Africains mais aussi et surtout compromettent gravement l’éclosion de la France merveilleuse. 

Dans l’attente de l’accomplissement des formalités de mon départ, veuillez croire, monsieur le Ministre, à l’expression de ma profonde sincérité.

 Bertrand  Teyou, Écrivain


Toujours sur les violations des droits de l'Homme au Cameroun, notamment la répression des homosexuels:
Cameroun - Alice Nkom : "L'homosexualité n'est pas importée, c'est sa répression qui l'est !" ::Cameroon
Me Alice Nkom, l'avocate "pestiférée" militante en faveur de la dépénalisation de l'homosexualité au Cameroun : "La loi anti-homosexualité au Cameroun est une copie de celle qui figurait dans le code pénal du régime de Vichy."

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140404180513/

vendredi 14 décembre 2012

Manuel Valls: objectif, battre tous les records d'expulsions d'étrangers?

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Manuel Valls, ministre de l’intérieur incontestablement très populaire, contentera une fois de plus tous les néo-réactionnaires et identitaires de France...dans leur croisade toute trouvée contre tous les "étrangers" et "immigrés".

Aussi avec les «bravo!», les «tant mieux!» , les "parfait!!", et autres "des immigrés en moins!"...beaucoup d'entre-eux auront le temps d'un article de presse ou d'une dénonciation d'association, eu la joie non dissimulée que la France a (enfin) remporté on ne sait quelle guerre contre d'horribles barbares, jugulé à jamais la crise économique, et restitué aux (vrais) français s'identifiant "de souche" ...les emplois et places d'école ou de lycée "illégalement" occupés par les odieux étrangers expulsés.

Et peu importe finalement si l'expulsion des étrangers malades de SIDA ou d'autres pathologies graves pourrait contrevenir aux conventions internationales ratifiées par notre pays. L'important est que la France s'en soit "débarrassée" (comme ils disent), afin de «nous» prémunir de cette "invasion" à laquelle Manuel Valls sait remarquablement donner un visage: celui de l'amalgame généralisé et d'une répugnance malsaine.

Quel progrès!!!

Joël Didier Engo

mercredi 28 novembre 2012

Critères de régularisation annoncés plus fermes. Et quoi d'autre?


Critères de régularisation annoncés plus fermes. Et quoi d'autre?

Le contexte économique et social difficile, mais aussi la hantise d'un déclassement social...pourraient bien expliquer (en partie) le durcissement des critères de régularisations des étrangers, contenu dans la nouvelle circulaire Valls.

Fermez les bans!

Tout au plus comme responsables associatifs, serions-nous autorisés à formuler un souhait: que les nouveaux critères de régularisation (traditionnellement annoncés plus fermes que les précédents) se révèlent à l'usage plus stables et réellement objectifs; s'appliquent enfin de façon homogène dans toutes les préfectures et sous-préfectures de France. En effet l'empilement des circulaires ministérielles (au gré des humeurs et des poussées de xénophobie) n'a point contribuer à dépassionner le débat sur l'immigration en France, ni à apaiser des esprits. Bien au contraire...

Une tradition d'accueil un peu chimérique

La singularité de chaque parcours dans la migration n'a jamais su convaincre du bien-fondé des régularisations dites massives; pas plus d’ailleurs la théorie dite de «l'appel d'air» ne s'est avérée crédible et pertinente en pleine globalisation. Pourtant offrir la clandestinité ou l'illégalité à vie comme unique perspective aux étrangers (hommes, femmes, enfants...) séjournant dans notre pays depuis des années, nous éloigne indéniablement de cette grande tradition d'accueil qui faisait la fierté de la Patrie des Droits de l'Homme.

Brusque retour à la dure réalité d'un monde intégré: incontestablement! Mais dans lequel aussi, les Hommes continuent (parfois malgré eux) de franchir les frontières (y compris clandestinement); de transiter par la France, d'y séjourner, voire d'y résider. Nos critères fermes ou souples de régularisation ne changent pas grand chose à cette mobilité internationale là.

Peut-être parviendront-ils, au moins, à tempérer nos peurs!

L'impasse des "collectifs" d'occupation

C'est à croire que les marraines et parrains de tous les collectifs d’occupation n'ont véritablement jamais été dans la position du migrant à l'étranger. Car la première préoccupation consiste souvent à se conformer aux règles en vigueur en matière de séjour ou de résidence réguliers (y compris lorsque l'on est en droit de juger ces règles très contraignantes).
Mais jamais dans mes différents pays d'accueil (USA, Australie, et j'en passe) je me suis préoccupé de l’existence d'un "collectif pour sans-papiers", en vue d'occuper je ne sais quel édifice public, ou de manifester sur une grande avenue...Une telle démarche aurait été simplement déplacée.

En ce sens celles et ceux qui mènent les étrangers dans cette impasse en France me semblent aussi cruels et cyniques, que ceux qui restreignent leurs possibilités réelles d'intégration sociale et citoyenne.

En effet rares sont les pays démocratiques où la régularisation des étrangers obéirait à une forme caractérisée de chantage et de culpabilisation misérabiliste.
La solidarité avec les étrangers qui vivent en France consiste d'abord de les accompagner dans le processus de régularisation dans le cadre de la réglementation en vigueur; y compris lorsqu'elle nous semble restrictive.

Enfermer les "sans-papiers" dans des "luttes" dites "sociales", où ils servent de faire valoir à des positionnements idéologiques, n'est pas assez digne du respect et de l'obligation de vérité que nous leur devons.

Je vous remercie

Joël Didier Engo

dimanche 24 juillet 2011

TRACT DE SOUTIEN AUX MIGRANTS TUNISIENS À PARIS

SOLIDARITÉ AVEC LA RÉVOLUTION TUNISIENNE ! HÉBERGEMENT ET PAPIERS POUR TOUS LES JEUNES MIGRANTS TUNISIENS DE LAMPEDUSA !













Pendant plusieurs semaines, le gymnase du 100 rue de la Fontaine au Roi a accueilli des jeunes tunisiens provenant de Lampedusa.

Arrivés en France après la révolution, ces jeunes migrants vivent dans des conditions de précarité extrême dans l’est de Paris. Soumis au harcèlement quotidien de la police, ils en sont réduits depuis plusieurs semaines à errer entre le square de la Villette, le parc de Belleville ou des lieux d’occupation précaire (36, rue Botzaris ; 51, rue Simon Bolivar …) d’où ils ont été également expulsés.


Cette situation humaine dramatique concerne à ce jour plus de 500 jeunes contraints de vivre dans la rue !!!


IL FAUT UN HÉBERGEMENT ET DES PAPIERS POUR TOUS !


Nous, membres du Collectif de soutien aux jeunes migrants tunisiens de Lampedusa :


Tenons à affirmer notre fraternité et notre solidarité active avec ces jeunes travailleurs tunisiens et, au-delà, avec la révolution qui a débarrassé la Tunisie du tyran Ben Ali et de sa clique.


Considérons que le vaste soutien qui s’est exprimé en France à l’égard de la révolution tunisienne et plus largement des mouvements similaires qui ont touché de nombreux pays arabes et fait tache d’huile jusqu’en Europe et aux Etats-Unis, ne doit pas s’arrêter à de simples déclarations platoniques, mais se traduire en un grand mouvement de fraternité active envers ces jeunes et ces travailleurs.


Exigeons par conséquent du gouvernement Sarkozy-Fillon-Guéant qu’il cesse sa politique d’obstruction administrative et de harcèlement policier et qu’il respecte, comme il y est tenu, les engagements internationaux contractés par la France, en l’occurrence la Directive européenne de juillet 2001 sur l’applicabilité de la protection temporaire, l’Accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoyant l’accueil de 9000 migrants tunisiens par an sur le sol français, ainsi que les accords européens de l’espace Schengen. Aussi répressives et anti-démocratiques que puissent être ces dispositions à nos yeux, le gouvernement ne peut s’autoriser à les appliquer ou à les bafouer selon les circonstances, au gré de ses propres convenances et au mépris de la longue tradition d’amitié entre les peuples tunisien et français. Nous devons aujourd’hui assurer à ces migrants tunisiens arrivés légalement en France munis d’un document de séjour délivré par le gouvernement italien, la liberté de séjourner et de se déplacer, COMME C’EST LEUR DROIT, sur le territoire national.


Demandons à la Mairie de Paris de ne pas se décharger sur le gouvernement et d’assurer à TOUS ces jeunes des conditions d’hébergement et de vie décentes dans des locaux appropriés qui ne peuvent manquer dans une grande capitale comme Paris.


Dénonçons l’expulsion brutale et sans concertation, mais aussi sans aucune autre perspective des personnes installées dans un premier temps dans le gymnase de la Fontaine au Roi, à la demande du maire de Paris, alors même qu’il existe des lieux alternatifs.

Nous étonnons que les bâtiments du 36 rue Botzaris, que le nouveau gouvernement tunisien a repris au parti du tyran Ben Ali, ne puissent être mis par lui à la disposition de ses propres ressortissants en détresse.


Sollicitons des entrevues avec les maires des XIe et XIXe arrondissements ainsi qu’avec Mme Pascale Boistard, adjointe au Maire de Paris chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires et M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris, afin de leur exposer ces revendications et envisager avec eux les moyens de les satisfaire dans les meilleurs délais.



ORGANISATIONS SIGNATAIRES:


NOUS PAS BOUGER – NOUVEAU PARTI ANTICAPTALISTE (NPA) 11E- LES ALTERNATIFS 11E – GROUPE DE SOUTIEN AUX JEUNES TUNISIENS DE LAMPEDUSA EUROPE ECOLOGIE LES VERTS (EELV) – ATTAC – PARTI DE GAUCHE (PG)


Où rencontrer les jeunes migrants? Parc de la Villette (M° Porte de le Villette) ; Face au 36, rue Botzaris ; Alentours du M° Couronnes


Où rencontrer les membres du Collectif? Tous les mardis de 18h30 à 18h45 M° Belleville, sortie n° 2 rue de Belleville


Comment contacter le collectif? soutien.migrants.tunisiens.lampedusa@orange.fr

Paris : des migrants tunisiens en grève de la faim, TV5

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mardi 5 juillet 2011

Communiqué de Presse :

100 à 200 Jeunes Migrants Tunisiens de nouveau jetés dans la rue, Messieurs est-ce bien raisonnable?













Nous venons d'apprendre l'évacuation manu militari des Jeunes Migrants Tunisiens par un contingent de CRS transporté dans 17 véhicules, Migrants qui étaient jusqu'ici hébergés en urgence au gymnase du 100 rue de la Fontaine au Roi par la Mairie de Paris.

Nous sommes indignés et stupéfaits par cette mesure expéditive de quadrillage du Gymnase et d'une partie du Quartier de la Fontaine au Roi, prise par le Préfet de Police de Paris, visiblement sans l'accord de la Mairie de Paris qui s'était précisément engagée à assurer l'hébergement des Jeunes Migrants Tunisiens jusqu'à ce qu'une solution digne, humaine et pérenne soit apportée à leur situation légale en France.

Nous demandons l'intervention d'urgence du Gouvernement Français, notamment de Monsieur le Ministre de l'intérieur, Claude GUÉANT, afin qu'il revienne sur cette décision inacceptable et humainement indigne.

Nous sollicitons d'être reçus dans les plus bref délais par le Préfet de Police de Paris, Monsieur Michel GAUDIN, ou par le Ministre de l'Intérieur, Monsieur Claude GUÉANT, en leur qualité de décideurs de la mesure d'évacuation.


Fait à Paris le 05 Juillet 2011

Le parc des Buttes-Chaumont, à Paris, un refuge pour les Tunisiens en errance

«Il y a une catastrophe humanitaire qui nous pend au nez»,

Comité de Soutien des Migrants Tunisiens de Lampedusa










Les migrants tunisiens évacués du gymnase de Fontaine-au-roi

L'évacuation du Gymnase de la Fontaine au Roi par les CRS a été procédée, avec l'accord formel de la Mairie de Paris, confirmé par le communiqué du Maire, mercredi 06 Juillet 2011 (ci-dessous reproduit dans son intégralité).

Cela contredit en partie l'affirmation contenue dans le communiqué publié par le Comité de Soutien des Migrants Tunisiens de Lampedusa, mardi 06 juillet 2011 , qui en attribuait l'entière paternité au Préfet de Police de Paris, Monsieur Michel GAUDIN, et au Ministre de l'Intérieur, Monsieur Claude GUÉANT.

Nous étions clairement très en deçà de la cruelle réalité.


COMMUNIQUÉ DU MAIRE:Fermeture du gymnase situé 100 rue de la fontaine au Roi (11e) occupé illégalement depuis le 1er mai

En application d’une ordonnance du tribunal administratif de Paris du 17 juin, la Ville de

Paris a procédé à la fermeture du gymnase situé 100 rue de la fontaine au Roi (11e)

occupé illégalement depuis le 1er mai. Cette fermeture s’est réalisée dans le calme et

chaque personne pourra récupérer ses affaires personnelles.

Avec l’aide des associations Aurore et France Terre d’Asile, 40 jeunes Tunisiens hébergés

dans le gymnase ont bénéficié, au cours des derniers jours, d’une place d’accueil en hôtel

social ou en centre d’hébergement.

Dès le début de cette occupation, la Ville avait clairement indiqué aux personnes que ce

gymnase n’était pas approprié à de l’hébergement dans la durée. Les dégradations du lieu

ainsi que les actes de violence commis à l’encontre des agents municipaux ou entre les

occupants rendaient impossible la prolongation de cette occupation. Des travaux de

remise en état du gymnase ainsi que la rénovation de la toiture, programmée de longue

date, doivent être engagés rapidement pour rendre possible la réouverture de cet

équipement municipal à la rentrée scolaire.

La collectivité parisienne renforcera son soutien aux migrants tunisiens avec le vote d’une

délibération au conseil de Paris des 11 et 12 juillet accordant 579 500 € aux associations

assurant l’hébergement des Tunisiens (plus de 300 places ouvertes par Aurore et France

Terre d’Asile), l’aide alimentaire (1000 repas/jour distribués par « La Chorba » et « La

chorba pour tous ») et des maraudes humanitaires (association Emmaüs). Dans cette

action, la Ville se substitue entièrement à l’Etat dont l’hébergement d’urgence est la

compétence et qui refuse de prendre en charge ces populations en errance et en grande

précarité.

La Ville a également mis à disposition des associations représentatives des tunisiens un

local dans le 12e, sur une durée de 6 mois, pour les aider à se réunir et tenir des

permanences.

Tunisiens: aide au retour votée par Paris



PARIS, 11 juil 2011 (AFP) - La Ville de Paris va accorder une aide d'insertion de 700 euros aux migrants tunisiens qui repartent chez eux au titre du retour volontaire, destinée à compléter les 300 euros d'aide versée par l'OFII, a annoncé lundi Pascale Boistard, adjointe chargée de l'intégration et des étrangers non communautaires.

Elle répondait à une question de Jean-François Lamour, président du groupe UMP et apparentés au Conseil de Paris, sur le dispositif d'aide aux migrants tunisiens.
Ce dispositif d'urgence, qui se traduit pas des subventions aux associations qui s'occupent de leur hébergement, de leur nourriture et de leur accompagnement sanitaire et administratif, va prendre fin au 31 août, a dit Mme Boistard.

L'aide au retour volontaire des Tunisiens versée par l'OFII (Office français d'immigration et d'intégration), a-t-elle expliqué, a été limitée à 300 euros (montant habituel de l'aide au retour humanitaire), au lieu de 2.000 euros (montant maximum de l'aide au départ volontaire). La Ville de Paris a donc décidé de compléter l'aide au retour par une aide à l'insertion.
Actuellement, il y a en France entre 600 et 900 migrants Tunisiens, jeunes pour la plupart. 330 d'entre eux bénéficient des hébergements financés par la mairie de Paris. Selon Mme Boistard, environ un tiers de ces derniers voudraient actuellement repartir chez eux, voire la moitié. Dans ce cas, le montant global de l'aide d'insertion (700 euros par personne) serait comprise entre 77.000 et 100.000 euros.

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