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mardi 7 novembre 2017

France: La chasse à l'insoumise OBONO


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Ras-le-bol de ces petites guéguerres de positionnements entre factions réactionnaires, identitaires, et bien-pensantes françaises; avec souvent en arrière plan une tête toute désignée à abattre!

Pourtant Dieu seul sait si la France et le monde connaissent des crises et des désastres humains en ce moment, bien plus préoccupants que l'amitié prêtée ou assumée de tel(le) avec tel(le) dans ce petit microcosme!

NON, c'est entendu Mme OBONO (dont je ne partage absolument pas les idées) est l'incarnation de la parfaite "insoumise" à abattre, y compris par nos grands défenseurs et détenteurs de la légion d'antiracisme républicain. Ils ne la lâcheront donc pas, tant qu'elle siégera à l'Assemblée nationale.

Le Front National de Marine LE PEN n'aura même pas eu besoin de s'en mêler.
C'est cela notre belle république voulue égalitaire et fraternelle française, où malheur à celles ou ceux qui (sans qu'on le leur dise explicitement) "usurperaient" d'une fonction ou position institutionnelle, y compris grâce au suffrage universel. Elles ou ils sont très rapidement ramenés ou remis à leur place: celle précisément de ces éternels "indigènes de la république" que l'on dit ou croit citoyens à part entière.

Comprendra qui voudra!

Joël Didier Engo, Président de NOUS PAS BOUGER



  «Je ne suis pas et n'ai jamais été membre du PIR [Parti des indigènes de la République, ndlr]. Je suis en profond désaccord avec leurs thèses.» C'est ce qu'écrit ce lundi, sur sa page Facebook, la députée France insoumise Danièle Obono (photo AFP). «Mon seul programme est celui de La France Insoumise, l'Avenir en commun. J'en ai coordonné les livrets thématiques. Je souscris à l'ensemble du programme sans exclusive. C'est celui sur lequel j'ai été élue députée de la 17e circonscription de Paris», écrit-elle.

La députée est à nouveau mise en cause à la suite d'une interview dimanche sur Radio J, où elle a dit respecter «la militante antiraciste» et «camarade» Houria Bouteldja, porte-parole du PIR, tout en affirmant, déjà, ne pas être «d'accord avec tout ce qu'elle dit».
 

mercredi 17 août 2016

LA FRANCE AURAIT UN PROBLÈME AVEC LE PORT DU BURKINI

 Sur la plage des Catalans, à Marseille, aucun incident de «type religieux» n’a été recensé à ce jour.

On se serait attendu à ce que le Premier ministre Manuel Valls - lui le socialiste revendiqué - soutienne aussi efficacement et avec autant d'empressement la lutte contre le chômage et toutes ces autres discriminations (notamment les contrôles au faciès) qui creusent tous les jours le fossé entre les français.

Que non!

Il doit en permanence flatter les plus bas instincts réactionnaires et acculer par un amalgame indécent une catégorie de Français non moins respectables à ne jamais s'estimer ou se sentir complètement chez eux en France.

C'est donc entendu, la planète entière a entériné que le vrai et seul problème auquel fait face la France aujourd'hui est le port du Burkini sur ses plages par des femmes estampillées musulmanes.

Lamentable!!! 

Joël Didier Engo, Président de l'asso Nous Pas Bouger


Interdiction du burkini : un pavé dans la mer

Par et — Libération, 

Au nom de la sécurité, de la laïcité, voire de l’hygiène, plusieurs villes entendent interdire le maillot de bain couvrant. Polémique assurée.

Cachez ces excès de tissu… Après Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), ce sont les maires de Sisco (Corse) et du Touquet (Pas-de-Calais) qui veulent désormais imposer sur leurs plages une «tenue correcte respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité». Visé, sans être explicitement cité : le burkini, ce maillot de bain islamique.


Des interdictions aux bases juridiques fragiles, mais à portée polémique garantie. Pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, Jean-Pierre Chevènement ne se mouille guère : «Ma position, c’est la liberté sauf nécessité d’ordre public», a-t-il soupesé sur Europe 1, jugeant les maires «fondés» à prendre une telle mesure. D’autres plongent la tête la première. Le sarkozyste Daniel Fasquelle n’a été confronté à aucune baigneuse en burkini au Touquet, mais ne veut «pas attendre bras ballants que le cas se produise».

«Sauvetage en mer»

Le maire LR de Cannes, David Lisnard, un modéré de sa famille politique, se défend, lui, de tout extrémisme. Sa décision, assure-t-il à Libération, ne vise qu’à donner à sa police municipale «les moyens d’intervenir en cas de provocations». Depuis le début du mois, celle-ci a été amenée à dresser sept procès-verbaux. A l’exception d’une touriste venue du Golfe, les femmes verbalisées étaient toutes de la région. Selon l’élu, ces «tenues islamistes», autrefois inconnues, ont fait leur apparition récemment. Et sont révélatrices de la progression «d’un islam radical qui, pas à pas, cherche à gagner du territoire».

«Sécurité», «laïcité», «troubles à l’ordre public», et même «respect des règles d’hygiène» ou «difficulté de sauvetage en mer» : les maires ont fait feu de tous les arguments. Tiennent-ils juridiquement la route ? Le tribunal administratif de Nice a certes rejeté la requête en référé du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui voulait suspendre l’interdiction du burkini. Mais l’association a déposé un nouveau référé et un recours au fond auprès du tribunal administratif.

En soi, le principe de laïcité ne suffit pas pour proscrire le burkini. Si le voile intégral a pu être banni de l’espace public par la loi de 2010, c’était parce que la dissimulation du visage posait un problème de sécurité. Concernant le burkini, les élusmettent plutôt en avant le risque de troubles à l’ordre public. En 2014, le maire de Wissous (Essonne) avait ainsi tenté de refuser l’accès à sa base de loisirs aux «personnes portant de manière ostentatoire des signes religieux susceptibles d’occasionner un trouble à l’ordre public». La justice lui avait donné tort.

Calmer le jeu

Sur la Côte d’Azur, les maires LR Lionnel Luca et David Lisnard pointent «un contexte particulier justifiant le maintien de l’état d’urgence» après l’attentat de Nice. A Sisco (Haute-Corse), l’élu PS Ange-Pierre Vivoni a lui aussi pris un arrêté anti-burkini pour «protéger la population, et notamment la population musulmane». Il s’agissait dans ce cas de calmer le jeu après une rixe au motif encore flou. Jean-Michel Ducomte, professeur de droit à Sciences-Po Toulouse, appelle, pour sa part, à «distinguer le climat local de tension à Sisco du contexte invoqué par le maire de Cannes : l’attentat de Nice était sans lien avec le port du burkini et l’émotion de l’opinion ne justifie pas à elle seule une mesure d’atteinte aux libertés». David Lisnard soutient que le risque de trouble à l’ordre public est bien réel sur la Croisette. L’été dernier, des incidents liés à des tenues jugées «très ostentatoires» avaient déjà été constatés. Des voisins de plage en étaient venus aux mains…

«Ces arrêtés partent de l’idée qu’il serait devenu insupportable pour la population de voir un musulman afficher un signe religieux, constate Stéphanie Hennette-Vauchez, professeure de droit à l’université Paris-Ouest-Nanterre. Mais le seul fait d’arborer cette tenue suffit-il à créer un trouble à l’ordre public ? C’est très problématique, et où s’arrêtera-t-on ?» Un raisonnement qui risquerait de conduire, partout dans l’espace public, à une pluie d’arrêtés totalement inapplicables.





Interview

Burkini : «On peut être choqué sans pour autant interdire»

Par

Pour le sociologue de la laïcité Jean Baubérot, se focaliser sur le burkini risque d’accentuer un sentiment d’exclusion.

Jean Baubérot, fondateur de la sociologie de la laïcité, qui s’était prononcé contre l’interdiction du voile à l’école en 2003, prône une laïcité non stigmatisante.
Que vous inspire la polémique autour du burkini ? Y a-t-il une bouffée laïcarde ? Ou serait-ce de l’ultravigilance nécessaire ?
C’est bien le dilemme. Depuis les attentats de janvier 2015, il existe une menace jihadiste à laquelle est confrontée la très grande majorité des Français, musulmans compris. Alors, où met-on la frontière entre les amis et les ennemis de la République ? L’actuelle polémique autour du burkini conforte ma position en faveur d’une laïcité la plus inclusive possible, pour ne pas rendre attirants les ennemis de la République. Il faut se souvenir qu’après Nice et le meurtre du père Hamel, on a vu des femmes en foulard manifester contre les auteurs des attentats.

Dans cette situation grave et incertaine que nous vivons, il existe un débat, vraiment sérieux, entre deux options : d’un côté, donner au plus grand nombre le sentiment qu’ils font partie de la collectivité et isoler les ennemis de la République ; de l’autre, dire «il y a glissement» et sévir à la moindre occasion qui semble choquante. Mais alors Daech va pouvoir jouer de la victimisation, dire «voyez, on vous stigmatise, vous n’êtes pas inclus dans la communauté française».

On peut être choqué, par le voile, par le burkini, et il peut et il doit y avoir débat, mais sans pour autant interdire. C’est le principe de la démocratie : tolérer la différence, accepter l’altérité.

Les arrêtés anti-burkini sont-ils précipités, ou disproportionnés ?
Ils majorent le problème. Je remarque, d’ailleurs, qu’on est passé de la lutte contre les femmes pas assez vêtues des années 60, à celle contre les femmes désormais trop vêtues… Quand mes sœurs ont commencé à porter des maillots de bain deux pièces, ma mère était contre, alors qu’elle ne se jugeait pas particulièrement étroite d’esprit ! Il y a par ailleurs en France une société du voir qui accorde beaucoup trop d’importance au paraître. Personnellement, je pense que l’habit ne fait pas le moine.
Que les musulmans aient une réflexion à faire sur le rapport hommes-femmes, je suis d’accord, comme les autres d’ailleurs, et qu’il faille un féminisme musulman, d’accord aussi. Mais laissons-les débattre ensemble, évoluer, c’est au sein d’elles-mêmes que les communautés religieuses doivent décider de leurs manières de s’habiller.

Interdire comme ça peut au contraire empêcher l’évolution, crisper. La laïcité consiste à mettre la religion dans le droit commun, or on a le droit d’aller à la plage habillé des pieds à la tête. Plus largement, ce genre de polémique masque des problèmes de non-reconnaissance sociale, économique mais aussi culturelle. On voudrait en faire une opposition entre laïcité dure et laïcité molle mais, à mes yeux, il s’agit juste de mesures stratégiquement contre-productives.
Laurence Rossignol, la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, condamne le burkini au nom du féminisme.
En tant que ministre de la République, représentante de l’Etat, Laurence Rossignol se devrait d’être neutre alors qu’elle moralise… Il faut être ferme vis-à-vis de tout acte qui limiterait la liberté des femmes. Mais la société ne peut pas se donner une virginité féministe sur pareil prétexte. Moi, j’attends plutôt Mme Rossignol sur l’égalité des sexes et les inégalités socio-économiques qui perdurent.
Cette polémique sur le burkini n’est-elle pas liée au contexte post-attentats ?
Elle avait commencé en août 2014, avec une publication sur Facebook de Nadine Morano qui avait déclaré, à propos d’une femme voilée croisée sur une plage : «Lorsqu’on choisit de venir en France, Etat de droit, laïc, on se doit de respecter notre culture et la liberté des femmes, sinon on va ailleurs !» Le contexte en cours depuis janvier 2015 exacerbe encore ce type de polarisation et la campagne électorale ne va pas arranger les choses.
Cette polémique a été précédée d’une autre, en mars, autour de la «mode pudique», qui ne pose pas de problème dans d’autres pays occidentaux, par exemple en Angleterre. Pourquoi tant de stress ?
Les pays anglo-saxons ont une culture de la diversité, cultuelle et culturelle, plus forte. C’est Voltaire qui a écrit : «Un Anglais, comme homme libre, va au ciel par le chemin qui lui plaît.» En France, une mentalité «catholique et français toujours» perdure, une mentalité de l’unité. On parle encore de «la France une et indivisible» alors que, depuis la Constitution de 1946, «une» a été enlevé au profit de «indivisible, laïque, démocratique et sociale», et ça n’est pas pour rien ! Or, culturellement, on a l’impression que ça n’a jamais été intégré, et «démocratique et sociale», on l’entend peu. C’est une conception de l’unité assez uniforme qui prédomine, peu inclusive de la diversité. Résultat, on ne sait plus séparer ce qui peut être dangereux de ce qui peut choquer mais peut être accepté par la démocratie. On ne met pas la frontière au bon endroit.

Jean Baubérot et le Cercle des enseignant-e-s laïques publient fin août un Petit manuel pour une laïcité apaisée (Editions la Découverte).

De nombreux responsables politiques appellent les musulmans à prendre position dans le débat public sur la représentation et l’organisation de l’islam, en France. 

Médecins, avocats, patrons… français et musulmans, ils veulent s’engager dans le débat

LE MONDE | 16.08.2016 Par Cécile Chambraud

C’est une génération de Français au parcours d’excellence que le terrorisme pousse à un engagement auquel, sans lui, ils n’auraient pas songé. Quarante et un médecins, chefs d’entreprise, ingénieurs, universitaires, avocats, cadres supérieurs, hommes et femmes, « français et musulmans » au curriculum vitæ brillant, se sont déclarés « prêts à assumer [leurs] responsabilités » dans la gestion de l’islam, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche le 31 juillet.

Après la commotion de l’égorgement du prêtre catholique Jacques Hamel, qui leur a violemment renvoyé l’écho des moines de Tibéhirine, assassinés au printemps 1996 en Algérie, une évidence s’est imposée à eux : le silence n’était plus une option.

Il était devenu urgent que leur génération prenne en main l’organisation de l’islam en France, cet islam dont ils ont hérité la culture. Eux, pratiquants ou non, qui ont intégré l’élite de leur domaine professionnel et possèdent les codes de la République, ont ressenti le devoir de s’impliquer dans cette entreprise. De devenir des acteurs de l’islam.

La République comme boussole

Leur engagement d’aujourd’hui, ils le décrivent d’abord comme un « engagement pour la France quand la maison France est en train de brûler », selon la formule de la sénatrice socialiste de Paris Bariza Khiari. « Le sujet, c’est la France, confirme Pap’Amadou Ngom, chef d’une entreprise de conseil en systèmes d’information. Je ne suis pas pratiquant. J’aurais pu dire : l’organisation de l’islam, ce n’est pas mon sujet. Mais justement pour cette raison, j’ai pensé qu’il fallait que je contribue, car je suis citoyen. Et l’objectif, c’est de mettre en place les dispositifs permettant à cette religion d’exister dans la République. »

La République, ils l’ont tous comme socle et comme boussole, mais une République qui traiterait impartialement tous ses citoyens, les musulmans comme les autres. « La solution, c’est d’en appliquer les valeurs. Mais de les appliquer vraiment, et à tout le monde », tranche Abdel Rahmène Azzouzi, chef du service urologie du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers. « Nous avons été biberonnés aux valeurs de la République, nous les avons faites nôtres, confirme Madjid Si Hocine, médecin lui aussi. Mais on ne nous les applique pas toujours. »

Beaucoup avaient fait leur l’idée que la religion, c’est de l’ordre du privé. Mais ils font le constat que, pour les musulmans, cette affirmation est aujourd’hui largement fictive. « Nous ne sommes pas les représentants des musulmans de France, mais l’islam est devenu une affaire publique, il fallait une voix », explique Najoua Arduini-Elatfani, responsable du développement d’une entreprise de BTP.


« Maintenant, on n’a plus le choix »

« D’une certaine manière, ce n’est pas agréable de parler comme musulman, mais maintenant, on n’a plus le choix », témoigne Hakim El Karoui, chef d’entreprise, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, l’une des chevilles ouvrières de la tribune. « Nous avons le souci de ne pas usurper, nous n’avons pas la prétention de représenter les musulmans. Nous le faisons pour le pays », ajoute Pap’Amadou Ngom.
Certains d’entre eux ont partagé des engagements associatifs, se sont fréquentés dans des organisations professionnelles, sont passés par le club XXIe Siècle, qui promeut la diversité parmi les élites, et cela faisait déjà un certain temps qu’ils parlaient d’une initiative. « Nous ne sommes pas un groupe. Nous sommes une génération témoin de la réalité qu’elle vit et qui aujourd’hui fait le constat d’un échec de la gouvernance » de l’islam en France, résume Abdel Rahmène Azzouzi. Après le meurtre du prêtre, ils ont précipité le mouvement.

Ils insistent sur l’hétérogénéité des Français musulmans. « Il faut arrêter de regarder les musulmans comme un bloc. C’est un patchwork ! », s’agace Madjid Si Hocine. Mais ils partagent le sentiment de faire partie de « la grande majorité silencieuse musulmane », comme le formule Sadek Beloucif, chef du service d’anesthésie-réanimation de l’hôpital Avicenne, en Seine-Saint-Denis.

« Tais-toi quand tu parles ! »

Cette majorité pour qui la « religion est intime », qui n’a pas accès aux médias, qui se sent « caricaturée » par ceux-ci lorsque, pour évoquer l’islam, ils donnent la parole à quelques rares représentants mis en avant par les politiques et dans lesquels ils ne se reconnaissent pas, ou à « des spécialistes » qui lui sont étrangers, mais presque jamais à des musulmans qui leur ressemblent.

Cette majorité silencieuse, accusent-ils, est aujourd’hui prise au piège d’une injonction paradoxale, sommée de condamner les attentats en tant que musulmans et, dans le même temps, de ne surtout pas s’afficher comme tels. « On nous dit : “Tais-toi quand tu parles !” », résume Amine Benyamina, psychiatre et addictologue. C’est de cette impasse que les signataires ont décidé de sortir. « Il faut dépasser cette injonction paradoxale, car si on ne fait rien, on inquiète l’ensemble de la société. Il faut intervenir. Le silence gêné ne peut plus durer », tranche Hakim El Karoui.

Il est pour eux urgent de trouver les moyens de s’adresser aux jeunes générations, auxquelles, déplorent-ils, plus personne ne parle. « Je crois à la vertu de l’exemple. J’ai le sentiment d’être devenu une espèce d’aîné qui peut montrer le chemin. La jeunesse, personne ne s’en occupe plus. Insulter l’avenir comme ça, c’est terrible ! », s’indigne Madjid Si Hocine. Ils plaident en faveur d’une véritable bataille culturelle.

« Il faut toucher les jeunes à travers leurs propres outils. Répondre aux fous par les moyens modernes. On ne fera pas l’impasse d’une entreprise culturelle de grande envergure adossée à un discours idéologique », presse Bariza Khiari. « La jeunesse qui a grandi avec le traumatisme du 11-Septembre aurait eu grand besoin de ne pas être montrée du doigt mais au contraire incluse, plaide Marc Cheb Sun, auteur et directeur de la revue D’ailleurs et d’ici. Mais c’est tout le contraire qui s’est passé. Si ce qui fait votre colonne vertébrale, qui vous est si cher [votre religion], est capturé par des gens qui en font un crime et que la société française vous désigne comme le problème, comment se construire?»

Or il est évident à leurs yeux que les institutions actuelles de la deuxième religion du pays seront incapables de conduire ce combat culturel. Et que le premier responsable de cette impuissance est le pouvoir politique. Paralysé par divers intérêts en conflit, le Conseil français du culte musulman (CFCM), accusent-ils, est le fruit du choix fait par les gouvernements successifs de faire « sous-traiter » la gestion de ce culte aux Etats d’origine des migrants qui se sont installés en France, au premier rang desquels l’Algérie, le Maroc mais aussi la Turquie. « L’Etat français n’a jamais voulu un islam de France, accuse Abdel Rahmène Azzouzi. C’est le signe que [les politiques] considèrent toujours l’islam comme une religion étrangère à la République. » Bariza Khiari n’est pas la seule à y voir « des miasmes coloniaux ». « On nous dit : ces gens ne sont pas comme nous, ils n’arrivent pas à s’entendre, ils ont besoin qu’on les organise », enchérit Marc Cheb Sun.

Ils demandent la création d’une fondation de l’islam qui devrait prendre en main cette entreprise et être émancipée des Etats d’origine. « Je ne veux plus voir une seule âme étrangère roder autour du CFCM. L’islam de France doit être géré par des Français uniquement. La maison commune, c’est la France, pas le Maghreb ! », assène Abdel Rahmène Azzouzi. La gestion du culte par le CFCM, sous le parrainage de l’Etat, avec une partie des imams formés à l’étranger, parlant parfois mal le français et étrangers aux codes des Français, ne parvient pas à toucher suffisamment les jeunes, déplorent-ils. Selon Madjid Si Hocine, « il faut totalement rebooter le logiciel de la gestion de l’islam de France ».

Les signataires de la tribune ne rejettent pas tout rôle de l’Etat. Ils veulent que « la communauté s’organise en bonne intelligence avec les pouvoirs publics », selon la formule de Pap’Amadou Ngom. Une fondation répondrait au besoin de « professionnalisme » pour gérer efficacement les flux financiers liés à la construction de mosquées, par exemple. Elle ne s’occuperait pas seulement de la dimension cultuelle, mais aussi de projets culturels, de recherche, de communication moderne. Objectif prioritaire : les jeunes générations.

Main tendue

Mais le nom de Jean-Pierre Chevènement évoqué par le président de la République, François Hollande, pour prendre la tête de cette fondation les fait douter des intentions du gouvernement. « C’est terrible ! ça nous renvoie à l’indigénat. On n’est pas des majeurs incapables ! », s’insurge Amine Benyamina. « Ça fait un peu bureau des affaires indiennes », relève Madjid Si Hocine.

Le gouvernement voudra-t-il saisir la main qu’ils tendent ? En tout cas, eux qui, comme Abdel Rahmène Azzouzi, estiment « avoir fait une synthèse entre les valeurs de la République et celles de l’islam », sont prêts à participer à une sorte de « constituante » qui permettrait de donner un nouveau départ aux institutions de la deuxième religion de France.

Et, pourquoi pas, s’enflamme Abdel Rahmène Azzouzi, faire de ce modèle un article d’exportation capable de « rayonner dans le monde entier ! ».

Lire aussi : Oubli des victimes juives des attentats : retour sur un lapsus dommageable

Cécile Chambraud
Journaliste au Monde


samedi 19 décembre 2015

Déchéance de nationalité: «Messieurs, réflichez bien plus d'une fois!»

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Il arrive hélas aussi souvent qu'a u nom du "symbole" réactionnaire et identitaire, l'on aggrave davantage un certain mal être français que l'on a prétendument voulu traiter par la stigmatisation des origines ou religions et la déchéance de la nationalité ....

Messieurs réfléchissez plus d'une fois avant d'enclencher cette arme de destruction massive de la cohésion nationale.

Joël Didier Engo

Déchéance de nationalité: «Monsieur le président, renoncez!»

« Opposées » à la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français coupables de faits de terrorisme, proposée par François Hollande, cinq députées socialistes, Chaynesse Khirouni, Colette Capdevielle, Marie-Anne Chapdelaine, Elisabeth Pochon et Cécile Untermaier s'inquiètent d'un mesure « inefficace », « contraire au (...) droit », et qui « mettrait à mal notre cohésion nationale ». 
NOTRE PAYS VIENT DE TRAVERSER de terribles épreuves. Dix mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher, la France a vécu de nouveau l'horreur et l'effroi.

Face à la gravité de la situation, le président de la République a convoqué le Parlement réuni en Congrès à Versailles afin de présenter un certain nombre de dispositions pour lutter contre le terrorisme. Parmi les mesures annoncées, il a ainsi proposé de déchoir de la nationalité française les citoyens binationaux coupables de faits de terrorisme, « même s’ils sont nés français ».

Cette mesure, longtemps portée par la droite extrême, toujours combattue par la gauche, suscite autant d’opposition quant à son principe que d’interrogations légitimes quant à son efficacité. Consulté sur ce projet, le Conseil d'Etat considère que le principe de cette mesure devrait être inscrit dans la Constitution, eu égard au risque d'inconstitutionnalité qui pèserait sur une loi ordinaire.

Députées socialistes, nous nous opposons à cette disposition.

Nous nous y opposons parce qu’elle est contraire au principe fondamental de notre droit inscrit dans l'article 1er de notre Constitution, qui stipule que « la France assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ».

Ainsi, la loi française introduirait deux catégories de citoyens nés Français : les binationaux qui seraient susceptibles de perdre la nationalité française et les autres français. Elle distinguerait les Français selon leurs origines.

Ce serait ainsi accepter que le principe d'égalité ne fasse plus partie du socle de nos valeurs républicaines.

Ce serait ainsi créer une large brèche dans notre droit de la nationalité, édifié sur le droit du sol.

Enfin, ce serait contredire la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la Convention européenne des droits de l'homme.

Nous nous y opposons parce qu’elle est inefficace pour lutter contre le terrorisme.

Si l’ampleur des attaques subies par notre pays appelle des mesures d’urgence et de protection de nos concitoyens, elle appelle également des mesures de long terme pour traiter les sources de la radicalisation.

Qui peut sérieusement croire un seul instant que la déchéance de la nationalité empêcherait les processus de radicalisation et dissuaderait un seul kamikaze de passer à l'acte?

Nous nous y opposons car, comme nous le rappelle l’historien Patrick Weil : « Le projet de déchéance de nationalité crée de la suspicion à l’encontre d’une partie des Français »

La déchéance de la nationalité pour les binationaux nés français mettrait à mal le processus d'intégration. Avec cette mesure, le binational est considéré comme un terroriste potentiel. Cette mesure stigmatise une partie de la population : les premières cibles de cette disposition sont notamment les Français d'origine maghrébine, qui ne seraient pas considérés comme des français à part entière.

La binationalité participe au processus d'intégration. La construction d'une personne se fait à partir de son histoire, de l'histoire de ses parents et de son propre cheminement. Je sais d'où je viens, je sais qui je suis, je sais où je vais. La double-nationalité marque un attachement aux origines de ses parents. Elle n'enlève rien au sentiment d'appartenance plein et entier au pays de naissance. C'est une richesse culturelle, une ouverture vers l'autre... Et si certains ne partagent pas ce processus, ils ont la possibilité de renoncer à la nationalité de leurs parents.

Le 13 novembre 2015, les terroristes ont frappé notre jeunesse au cœur. Une jeunesse cosmopolite qui aime la vie, qui a le goût des autres. Ils ont frappé l'insouciance et ont touché la France dans sa chair et dans son âme. Leur dessein clairement affiché n'est autre que la déstabilisation de notre pays et une volonté farouche de fragmenter notre nation en semant la division.

Face à cette terrible épreuve, nous avons besoin d'unité. Aujourd'hui, la République doit rassembler tous ses enfants. Parce que la déchéance de la nationalité pour les binationaux nés français mettrait à mal notre cohésion nationale, nous demandons solennellement à Monsieur le Président de la République de renoncer à cette disposition.

Signataires:

Chaynesse KHIROUNI députée PS de Meurthe-et-Moselle
Colette CAPDEVIELLE, députée PS des Pyrénées-Atlantiques
Marie-Anne CHAPDELAINE, députée PS d’Ille et Vilaine
Elisabeth POCHON, députée PS de Seine-Saint-Denis
Cécile UNTERMAIER, députée PS de Saône-et-Loire

vendredi 11 décembre 2015

Élections régionales: allez voter sans le moindre état d'âme pour "Bartolone de la Seine-Saint-Denis"




«Race blanche» : Claude Bartolone attaqué de toutes parts à droite

À une attaque connotée et non assumée de Mme Pécresse, répondrait ici une critique clairement connotée de M. Bartelolone.

En effet comment en républicaine revendiquée, Mme Pécresse a-t-elle pu laisser coller des affiches de campagne avec ce message subliminal:

«Nous ne voulons pas devenir la Seine-Saint-Denis de Bartolone! Voter Saint Just = Voter Bartolone.» ....

Que voulait-elle dire par cette stigmatisation d'un département de France? Que celui-ci ne serait pas assez ou suffisamment la France, parce que "Seine-Saint-Denis de Bartolone"? Qu'il serait trop pauvre, donc pas assez représentatif de son l'île de France à elle?

Bref on aimerait comprendre.

Par sursaut républicain, allez voter sans le moindre état d'âme pour "Bartolone de la Seine-Saint-Denis" dimanche 13 décembre 2015, et ne vous trompez surtout pas de bulletin! 

Triste conséquence de la "communautarisation" - évidemment jamais assumée - des circonscriptions électorales par certains Hommes politiques en France.

Ils ont ainsi pris la triste habitude de reléguer certains citoyens - parce que d'origine "visible" étrangère - à une appartenance à une imaginaire communauté ethnique, de laquelle ils ne doivent pas en sortir. C'est la manière dont ils s'assurent leurs réserves de voix, et d'interminables carrières politiques.

Paradoxalement les mêmes sur un plan national disent encourager la mixité sociale, combattre la ghettoïsation des territoires de la république, promouvoir l'égalité, la laïcité....Juste un rapide petit tour dans les quartiers dits difficiles de France, y compris de Paris, pour constater comment le pacte républicain a été progressivement dévoyé.

Vivement qu'il y reprenne toute sa place!
Joël Didier Engo

vendredi 13 novembre 2015

Conclusions du sommet de Malte des dirigeants européens et africains sur les questions migratoires

 Macky SALL, Président du Sénégal (Sommet UE-Afrique, Malte, novembre 2015): «On ne peut pas insister à réadmettre les Africains chez eux pendant qu'on parle d'accueillir les Syriens et d'autres. C'est un traitement différencié que nous condamnons, parce que c'est discriminatoire».

 media

Par

Les dirigeants européens et africains réunis jeudi à Malte lors d'un sommet sur les questions migratoires ont adopté un plan d'action prévoyant un fonds d’1,8 milliard d'euros pour financer des projets de développement et une meilleure gestion des réfugiés. Des conclusions loin d'être spectaculaires et qui laissent plusieurs questions sans réponse.

L'accord final n'est qu'un cadre politique, soulignent les diplomates. A l'évidence, Européens et Africains devront continuer à discuter. Notamment de la réadmission dans leur pays d'origine des déboutés du droit d'asile en Europe.
D'accord sur le principe, les Africains demandent encore des précisions sur les modalités concrètes de cette demande européenne. Le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Cédéao, a clairement fait savoir que l'Afrique de l'Ouest refuserait toute mesure qui la contraindrait à violer ses propres règles.

Si l'ouverture de centres de rétention en Afrique a été catégoriquement rejetée, une plus grande coopération pour lutter contre les trafics a été décidée avec enthousiasme. C'est le Niger notamment qui va ouvrir la voie, avec la création d'une force d'investigation conjointe pour ce pays carrefour.

Qui accueillir?

Mais la question de la mobilité légale des Africains vers l'Europe reste dans le vague. Le doublement des visas pour les étudiants et les chercheurs ne règle pas la question de la difficulté et des vexations pour obtenir un sésame vers le Nord.

Et pour ce qui est du renvoi dans leur pays d'origine des sans-papiers en Europe, peu d'avancées. Dix pays volontaires vont participer à une expérience visant à mieux déterminer la nationalité des migrants qui pourraient être renvoyés, sur la base du volontariat, mais rien de plus.

L'Erythrée étant le premier pourvoyeur de passagers des bateaux de fortune qui s'élancent de la Libye, aucune annonce n'a été faite sur le sujet. Aucun projet n'a été lancé au Soudan ou en Libye, pays que traverse la route qu'ils empruntent. Un soutien financier à l'Ethiopie voisine a simplement été convenu pour qu'elle puisse faire face à l'afflux mensuel de milliers de fugitifs.

■ La démonstration d’unité de l’Afrique

Pendant ces 24 heures, ce qui a été marquant, c’est l'unité africaine face aux demandes européennes.

On a ainsi pu voir le président ivoirien Alassane Ouattara reprendre mot pour mot le discours de la présidente de la Commission africaine. Les présidents nigérien et sénégalais ont répété de concert que les 1,8 milliard d'euros promis par l'Europe étaient bienvenus, mais insuffisants si l'on souhaite prendre la question du développement de l'Afrique au sérieux. Tous deux ont également dit que la gouvernance du commerce mondial était injuste et contribuait à vider l'Afrique de sa jeunesse.

Il semble donc que le bloc africain, sûr du bien-fondé de son analyse, a pris l'Europe au mot, quitte à bousculer ses partenaires du Nord. De l'aveu des négociateurs, de nombreuses réunions restreintes ont été nécessaires au cours du sommet pour parvenir à des annonces. Et les discussions ont parfois été difficiles, comme en a convenu le Premier ministre maltais Joseph Muscat.

Finalement, l'Afrique a répondu clairement aux questions qui lui ont été posées par l'Europe : pour que les Africains restent chez eux, il va falloir moins de crispations et plus d'intelligence.

mardi 16 juin 2015

Film: «La Ligne de couleur», de Laurence Petit-Jouvet



Par
Comment vit-on en France quand on est noir, arabe, asiatique...Français dit de "couleur" issu de l'immigration?


Une scène du documentaire français de Laurence Petit-Jouvet, "La Ligne de couleur".

L’avis du « Monde » – pourquoi pas
Les personnages de ce documentaire ont tous en commun de vivre en France, dans une peau dont la couleur reflète une origine lointaine. Noirs, asiatiques, arabes, métis, ils sont onze. Laurence Petit-Jouvet les a filmés, dans un décor qui leur est familier, lisant pour la caméra une lettre dans laquelle ils évoquent chacun, qui en s’adressant à sa fille, qui au président de la République, cette expérience intime qui les a façonnés, depuis l’enfance, d’être regardés comme « non-Blancs ».

Respectueux de ces personnages dont la parole s’épanouit pleinement dans le cadre, dont la multiplicité donne l’image d’une France multiculturelle et multiraciale, qui pourrait ressembler à une utopie si leurs témoignages ne rappelaient pas à quel point cette réalité se paye de souffrance et de relégations pour ceux qui l’incarnent, le film pâtit un peu de l’univocité de son propos.

Effet catalogue

En révélant des destins singuliers, les séquences ont le mérite de battre en brèche à peu près tous les clichés liés aux populations immigrées, mais l’effet catalogue les réduit en même temps à une problématique unique, trop précisément définie. Ne subsiste au final qu’une juxtaposition de situations édifiantes, qui peinent à émouvoir.

 

mardi 24 septembre 2013

Les Roms, les nouveaux parias d'une certaine classe politique française?






Des propos "réalistes" sur les Roms...a-t-on coutume de nous présenter, y compris lorsque certains fleurtent dangereusement avec la stigmatisation ethnique!

À ce rythme, Mme Le Pen peut dormir tranquille. Elle n'aura bientôt plus besoin de s'exprimer ou de faire campagne. D'autres, issus de toutes les familles politiques, s'en chargent tellement bien pour elle.

Les Roms qui vivent en France, ont autant vocation à s'intégrer à la république, et à ses valeurs, que les immigrés espagnols, d'Afrique du nord ou noire, ceux  venus d'Asie et d’Amérique latine... avant eux.

Ces derniers avaient eux-aussi, en leur temps, «des modes de vie extrêmement différents des nôtres», comme le déclare le ministre de l'intérieur; et pouvaient parfois comme le soutient monsieur  Valls«être en confrontation avec les populations locales...»

Pourtant certains de leurs descendants incarnent aujourd'hui la France au plus haut niveau.

Alors pourquoi pas les Roms???

Manuel Valls: «Je n’ai rien à corriger, mes propos ne choquent que ceux qui ne connaissent pas le dossier»…

Argument imparable, généralement avancé par les détenteurs d'un pouvoir voulu incontestable, et qui estiment que de leur autorité absolue (voire de leur autoritarisme) découle la parfaite maîtrise et connaissance de TOUT sur TOUT; y compris des questions aussi sensibles, subtiles, et complexes que les articulations entre les origines ethniques ou socioculturelles d'une population, avec son intégration dans un nouvel espace territorial aussi divers et évolutif que l’Europe ou la France.

Peut-être bientôt, n’aura-t-on plus le droit "d’être choqué" comme associatifs par les propos stigmatisants sur les Roms, lorsqu’ils sont tenus par monsieur Valls; puisque par définition un Ministre de l'intérieur en France sait Tout sur certaines minorités ethniques et leur "incapacité" supposée de s'intégrer à la République.

Quelle régression!

Et ce n'est pas parce qu'une large, voire écrasante majorité des français approuve des propos stigmatisants et réactionnaires sur une population déterminée (en l'occurrence les ROMS), que celles et ceux qui (en France, dans le reste du monde et singulièrement en Europe) les désapprouvent...devront se taire, et considérer qu'une certaine forme officielle de racisme et de xénophobie doit devenir la norme des relations humaines, bilatérales, ou multilatérales.


Plutôt navrant et préoccupant de constater que la France, du moins son opinion publique, pourtant grande donneuse de leçon devant l'Éternel sur les droits de l'Homme, semble s’accommoder avec de tels propos, qui violent allègrement ce qui reste du "pacte républicain".

Joël Didier Engo


 Sur le même sujet:  "Roms: la haine déferle et Valls souffle sur les braises", par Carine Fouteau, Médiapart