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mardi 8 octobre 2013

"Municipales : un Français sur 4 prêt à voter pour le FN"…et pourquoi pas 4 "Français" sur 4?!

par
 
"Municipales : un Français sur 4 prêt à voter pour le FN"...et pourquoi pas 4 "Français" sur 4?!

Et ben, qu’ils votent le FN, ces compatriotes tentés par ses thèses racistes, xénophobes, révisionnistes, et liberticides!

http://tempsreel.nouvelobs.com/elections-municipales-2014/20131007.OBS0054/exclusif-municipales-un-francais-sur-4-pret-a-voter-pour-le-fn.html

Je ne serais pas de ceux qui les caressent en invoquant la crise économique, l’immigration, l’augmentation de la délinquance, l’extrême précarité sociale, et toutes ces fadaises…pour justifier un égarement et une extrême intolérance.

Alors qu’ils votent ENFIN tous le FN! sachant que cela ne changera rien, absolument rien à la marche du monde, même pas à celle de l’Europe. La France quant à elle, s’en relèvera bien difficilement, pour ne pas dire singulièrement abîmée.

Et pour ceux d’entre-nous indexés en filigrane comme des «naturalisés de fraîche date, incapables de parler la langue française», voire comme des Français de seconde zone parce que nous viendrions de loin, d’un «étranger» décidément tenace… Nous saurons survivre au raz de marée électoral annoncé du Front National. Nous lui résisterons dans une vraie adversité, dans un réel combat humaniste et démocratique, mais jamais dans la résignation; à l’instar de certains d’entre-nous qui ont pu survivre au cours de leurs histoires respectives à tant d’autres tragédies humaines.

Tout au plus pourrions-nous espérer que celles et ceux des démocrates qui ont depuis tant d’années joué avec le feu réactionnaire et identitaire du Front National, notamment au sein des majorités précédente et actuelle, en aient finalement pour leurs frais.

Joël Didier Engo

mardi 5 février 2013

Le mariage homosexuel et ses revendications, comme un choc culturel!


 Force est de constater avec regret dans ce débat qui n'en a finalement pas été un (puisque la sentence législative paraissait écrite et connue à l'avance), que curieusement à court d'arguments, certains responsables de la majorité actuelle ont eu recours à la culpabilisation systématique sur l'homophobie (qui existe!), ou à des raccourcis les plus odieux d'un point de vue historique (dixit "triangle jaune")...pour défendre la réforme sur le mariage homosexuel, pourtant approuvée par la majorité des français.

Peut-être pourront-ils s’abstenir de tout amalgame, de tout anathème, voire de tout procès d'intention pour la Procréation Médicale Assistée (PMA) et la Gestation Pour Autrui (GPA)?

Parce que certaines minorités d'origine étrangère sont en droit d'exprimer des réserves, mais aussi une opposition de principe à ces propositions récurrentes et pressantes (PMA et GPA)...qui ont l'art de venir réveiller les mauvais démons de l'esclavage, du colonialisme, du risque réel de marchandisation du corps des femmes, ou des adoptions clandestines et tarifées d'enfants d'Afrique, des Caraïbes, d'Asie ou d'Amérique latine par les couples (notamment de même sexe) venus d'occident.

Il s'agit là de craintes légitimes qui ne peuvent être balayées d'un revers de la main à l'Assemblée nationale française, et qui expriment en filigrane des inquiétudes devant la juxtaposition de différents modèles de familles: 
un père = une mère, une mère seule = un père absent ou inconnu; un père seul = une mère absente ou inconnue; deux pères officiels ou deux grands parents officiels = un père et/ou une mère absents ou inconnus; un père officiel + un père officiel = une mère absente ou inconnue; une mère officielle + une mère officielle = un père absent ou inconnu...et ainsi de suite.

Il n'y a évidemment pas de modèle parfait en matière de famille.
Mais il faut reconnaître que dans certaines sociétés, certains modèles peuvent paraître aux antipodes les uns des autres, notamment dans les cultures africaines, caraïbiennes, maghrébines ou asiatiques; où l'enfant est d'abord le fruit d'une relation entre un homme et une femme, auxquels vient se joindre la famille élargie (qui peut les suppléer pendant les moments de carence ou de défaillance, mais sans jamais donner ou laisser l'impression que les parents biologiques n'existent pas ou n'ont jamais exister). C'est pourquoi, pour de nombreuses minorités ethniques, y compris quand elles vivent de longue date en France, certaines revendications avancées pendant les discussions sur le projet de loi sur le "Mariage pour Tous" agissent...presque comme un "choc culturel".

Peuvent-ils seulement l'exprimer sans être suspectés de communautarisme?

Joël Didier Engo

dimanche 12 août 2012

Expulsions des Roms: Manuel Valls perpétue un drame européen...

Comment exprimer décemment un réel malaise sans sombrer dans une polémique politicienne? bien difficile, face à la problématique d'intégration sociale d'un peuple européen, que les dirigeants successifs se refilent depuis des décennies comme une patate chaude....
Manuel Valls perpétue malheureusement un vieux drame humain!
Dans le consensus sécuritaire aux forts relents xénophobes et parfois racistes qui sous-tend les démonstrations de force (dite de fermeté) du ministre de l'intérieur, pourra-t-on encore questionner le sens politique et social donné aux expulsions de ROMS dont l'objectif affiché est de cacher la misère en cassant "les bidonvilles" autour des agglomérations françaises; et nullement d'endiguer durablement l’errance de ces populations européennes (qui ne sont pas des populations nomades) par des solutions pérennes?

Il y a de quoi s'inquiéter.

Joël Didier Engo

Lire également: Le gouvernement se défend de toute stigmatisation des Roms, AFP

Le gouvernement assouplit le dispositif limitant l'accès des Roms à l'emploi, AFP

Non, les Roms ne sont pas nomades... et autres clichés, Par CORDÉLIA BONAL, Liberation.fr

A Evry, les Roms expulsés se retrouvent devant la mairie,
Camille Polloni | JournalisteRue89

Roms : les Nations Unies gardent un oeil sur la France, (AFP)

Pourquoi nous avons aidé les Roms en bas de chez nous, à Echirolles, par
Cheryl Pereira | Habitante d'Echirolles(Rue 89)






mercredi 7 mars 2012

L'exclusion de l'étranger et la xénophobie d'État, un florilège de campagne Très Droite Française

Interview accordé à Celine Rastello, journaliste au «Nouvel Observateur», par trois membres du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés), Stéphane Maugendre (président), Jean-Philippe Foegel (membre du groupe de travail sur les étudiants étrangers) et Antoine Math; à la suite des déclarations controversées du Président Nicolas SARKOZY sur l'immigration mardi 06 mars sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes" (Chaîne de télévision France 2).

On a entendu sur France 2 "un discours d'extrême-droite qu'on tente d'habiller de façon humaine", estime le Gisti.

"Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire et nous n'arrivons plus à leur trouver un logement, un emploi, une école" 

- Stéphane Maugendre : "Ce n'est pas conforme à la réalité et correspond au 'bruit et l'odeur' de Chirac. C'est une manière déguisée et polie d'annoncer la préférence nationale et de tenir un discours d'extrême-droite qu'on tente d'habiller de façon humaine."

"S'agissant du regroupement familial et du visa quand on se marie avec un français ou une française (...) Désormais (...) nous mettrons des conditions de revenus".

- Stéphane Maugendre : "Faux, car les conditions de revenus existent depuis longtemps pour le regroupement familial. Les conditions de revenus et de logements ont certes été considérablement durcies, mais avec des effets pervers autant économiques qu'humains : de plus en plus de conjoints et d'enfants viennent clandestinement. Les chiffres officiels baissent, mais la réalité est différente. Créer des conditions de revenus pour les conjoints de Français amorce par ailleurs une véritable rupture égalitaire entre Français."

"Sur le quinquennat, je considère que pour relancer dans de bonnes conditions l'intégration, il faut diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons..."

- Jean-Philippe Foegle : "On saisit assez mal le lien entre une réduction purement mécanique de l'immigration et l'intégration. La conséquence directe d'une réduction du nombre d'immigrés légaux est la multiplication du nombre de personnes toujours sur le territoire national, mais en situation irrégulière. On multiple le nombre de personnes qui seront marginalisées, exclues du monde du travail et des chaînes de solidarité. On ne peut pas d'un côté favoriser l'intégration des étrangers, et d'un autre maintenir un nombre de plus en plus important de personnes socialement marginalisées. A moins de considérer que les personnes sans titre de séjour ne font pas partie de l'humanité."

..."c'est-à-dire passer de 180.000 aux alentours de 100.000"

- Jean-Philippe Foegle : "On ne sait pas d'où sort ce chiffre de 180.000. Vouloir réduire de moitié l'immigration légale paraît difficilement réalisable, voire fantaisiste, car on voit mal à partir de quelle catégorie le gouvernement peut encore réduire le nombre d'immigrés légaux. Il a déjà essayé de réduire fortement l'immigration familiale, qui représente environ 80% de l'immigration totale, mais il a du mal car elle est protégée par des textes internationaux. Si le gouvernement veut continuer à réduire l'immigration, il risque donc de s'attaquer aux catégories moins protégées, comme l'immigration choisie des étudiants et des travailleurs dont les règles de séjour sont plus précaires. Cette politique est incohérente. En 2006, Nicolas Sarkozy s'est fait élire avec l'immigration choisie. Aujourd'hui, il semble que ces mêmes personnes soient devenues ses premières cibles."

"165.000 étrangers bénéficient du RSA, 20.000 du minimum vieillesse. Nous allons mettre pour les deux des conditions de présence sur le territoire et d'activité, de travail : 10 ans de présence sur le territoire et 5 ans d'activité"

- Antoine Math : "Les conditions d'obtention de ces prestations ont été fortement durcies depuis quelques années. Mais elles sont contestables et contestées d'un point de vue légal, car en violation avec des textes internationaux. Pour le minimum vieillesse, depuis 2006, la condition d'antériorité de résidence est de 5 ans, ce qui est considéré comme discriminatoire par la Halde et le défenseur des droits, entre autres. Depuis la loi de financement de la sécurité sociale de décembre 2011, on est passés à 10 ans de résidence, avec les conditions suivantes : être en situation régulière et avoir le droit au travail.

Pour le RSA, l'antériorité a d'abord été de 3 ans, durcie à 5 ans en 2004, puis, quand le RMI est devenu RSA en 2009, cette condition a été étendue au conjoint, concubin ou partenaire. En proposant 10 ans pour les deux et 5 ans de travail, le président va encore plus loin. On est dans la surenchère, pour s'aligner encore plus sur l'exclusion de l'étranger, la xénophobie d'Etat et le Front National. Or, depuis quelques années, on constate déjà les effets du durcissement, avec de plus en plus d'étrangers en situation régulière exclus des prestations."

"S'agissant de la Couverture médicale universelle (CMU) et de l'aide médicale d'Etat (AME) accordée aux sans-papiers, la tradition de la France c'est de soigner quelle que soit la nationalité. Je ne souhaite pas qu'on remette en cause cette générosité française."

- Antoine Math : "Il sait surtout très bien que c'est difficilement réalisable au regard des normes internationales. En 2005, la France a été condamnée par le comité des droits sociaux de la charte sociale du conseil de l'Europe pour avoir durci l'accès à l'AME concernant les enfants."

"Est-il normal que quelqu'un qui vient à partir de 60 ans en France ait un minimum vieillesse plus grand que la veuve d'un agriculteur qui a cotisé toute sa vie et qui a une petite retraite ? Ce n'est pas normal"

- Antoine Math : "Mensonge absolu. Le minimum vieillesse est un revenu différencié calculé à partir des ressources. Son montant, aux alentours de 700 euros, est le même pour tous. Si, par exemple, cette veuve touche une petite retraite de 300 euros, elle recevra 400 euros au titre du minimum vieillesse. Personne ne pourra avoir plus ! Ce n'est pas en supprimant à plus d'étrangers le droit au minimum vieillesse qu'on améliore la situation des autres. Par ailleurs, si le président estime que le minimum vieillesse n'est pas suffisant, c'est peut-être à lui de l'augmenter."

"Je veux une immigration pour que les étrangers viennent en France parce qu'ils aiment la France, qu'ils veulent construire une vie en France, et pas parce qu'en France il y a un système de protection sociale plus favorable que chez nos voisins"

- Antoine Math : "C'est un peu faux. Le RSA et le minimum vieillesse français sont parmi les dispositifs les moins généreux des pays en développement comparables de l'Union européenne. Les études menées auprès des migrants montrent qu'ils n'évoquent quasiment jamais les systèmes de prestations sociales des pays car ils les ignorent. Mais il est plus facile de stigmatiser les étrangers que de s'attaquer aux vraies problématiques."

Source: nouvelobs.com

Sur le même sujet:

"Nicolas Le Pen" : juste ou simpliste?, Par Laurent Joffrin
Directeur du Nouvel Observateur

dimanche 5 février 2012

Élysée : tous vos « figurants » avaient-ils des papiers en règle?


C’est la question que de nombreux français pourraient poser à monsieur Claude Guéant, à la suite de l’information diffusée par Europe 1 (démentie depuis par l’Elysée), et qui faisait état du “recrutement” d’ouvriers dans les chantiers avoisinants celui visité jeudi dernier par le Président de la République .

En effet au regard de l’arsenal législatif impressionnant, viscéralement répressif et sécuritaire, proposé par les différents ministres de l’intérieur de Nicolas Sarkozy, un nombre croissant d’ouvriers du bâtiment de nationalité étrangère doivent aujourd’hui affronter d’infinies tracasseries administratives pour renouveler leurs titres de séjour. Et quand ils y parviennent enfin, ils se retrouvent le plus souvent gratifiés de simples récépissés (sans autorisation de travail), valables uniquement 3 ou 6 mois.

Alors combien d’entre-eux étaient-ils en règle, parmi les “figurants” recrutés pour venir “doubler les effectifs” (de 60 à 120 ouvriers), le temps du passage du Président de la République sur un chantier le 02 février 2012?

Simple curiosité …

Joël Didier Engo

Sur le même sujet:

Eric Fassin : pourquoi Aubry et Fillon n’ont pas débattu d’immigration, Zineb Dryef | Journaliste Rue 89

«Les ‘Noirs de France’, les oubliés de l’histoire officielle»: interview de P Blanchard, auteur de série documentaire en trois volets, les dimanches 5, 12 et 19 février 2012, à 22h, sur France 5.
DVD en vente à partir du 20 février, édité par Compagnie des Phares et Balises (25 euros)

dimanche 6 mars 2011

Un bien grand honneur, Monsieur ZEMMOUR!

Qui est véritablement (le plus) à plaindre dans la polémique nauséabonde entretenue en France sur son identité, ses racines chrétiennes, ses noirs, ses arabes, ses musulmans, voire ses étrangers? Est-ce les auteurs ou ceux qu’ils croient viser en distillant en permanence la peur de l’autre, le mal être social, une forme intellectualisée de haine raciale?


Car avec le recul, ce serait effectivement faire un bien grand honneur à monsieur Eric Zemmour de supposer que ses provocations à forte connotation raciale et ultra-médiatisées en France, empêche(raie)nt les noirs, les arabes ou les musulmans de continuer à vivre et s’épanouir en toute tranquillité, ici ou ailleurs.

C’est juste si certains d’entre-eux (noirs, arabes ou musulmans) en sont réellement à se demander comment cette grande démocratie française est tombée aussi bas, en est arrivée au point où une partie de ses têtes (bien) pensantes (du moins présentées comme telles) revendique ouvertement et assume parfaitement, au nom de la liberté d’opinion et d’expression: un débat d’un autre temps sur une (seule) religion (l’Islam), un nouveau code ou une sorte de déterminisme génétique de la délinquance (celui qui serait propre aux noirs et arabes, trafiquants de drogue et pensionnaires des prisons), et une répulsion presqu’à fleur de peau de tout dialogue des civilisations.

Peut-être dans la contradiction avec sa propre Loi fondamentale, la France est évidemment en droit de décider en toute souveraineté de la nature de sa législation (supprimer les lois jugées liberticides et mémorielles, interdire les associations anti-racistes..), de réguler comme elle l’entend ses flux migratoires, et même d’instaurer de manière officielle une citoyenneté au faciès, selon que l’on est français dit de souche et chrétien, noir, arabe ou musulman…La loi dans le cas d’espèce viendrait en réalité confirmer une triste réalité.

Mais continuer pour ce faire, avec autant de verve et de hargne, à exploiter à des fins purement personnelles et politiciennes une certaine condition humaine n’honore pas les auteurs, et porte un coup fatal à un modèle d’intégration particulièrement éprouvé, notamment depuis l’instauration du débat sur l’identité nationale. Car c’est véritablement le règne de la suspicion permanente pour les populations visées qui, aussi surprenant que cela puisse paraître, ont elles-mêmes fini par entériner la banalisation du racisme officiel, et s’en inquiètent peu.

Et face à la nouvelle menace brandie de cesser de subventionner les associations anti-racistes au motif que «cela ferait du bien au budget de l’état», peut-être faudrait-il rappeler à son auteur qu’il y a longtemps qu’elle est également mise à exécution en France, sous la forme de l’intimidation des personnes et du chantage alimentaire. La loi dans le cas d’espèce viendrait malheureusement aussi confirmer un autre triste vécu (qui n’est pas propre à un camp politique, contrairement à ce que laisserait supposer l’actualité brûlante).

Alors de grâce, Mesdames et Messieurs, cessez de faire un si grand cas de femmes et d’hommes qui n’en demandent pas tant.

Je vous remercie

Joël Didier Engo